En fait, c'est très intéressant les 2 exemples que tu évoques. Le parallèle est d’ailleurs très amusant.JohanMusée a écrit : 01 oct. 2021, 08:34Il me semble que la grosse différence c'est que, à part sur des circuits montagneux comme Inssbruck ou un circuit tout plat comme Doha, aucun coureur français ne peut contester le leadership à Alaphilippe. Les parcours des mondiaux ont le plus souvent des profils pour coureurs de classiques et, en Belgique, il y a souvent pléthore de vainqueurs potentiels sur ce genre de profil.Dreki a écrit : 30 sept. 2021, 20:29
Je comprends certains de tes arguments, pas celui là. Alaphilippe a été seul leader ou presque (cette année, on avait un plan bis, l'an passé par contre...) pendant plusieurs éditions avant de mettre la balle au fond, on a eu raison de lui renouveler sa confiance. Je ne vois pas pourquoi il en serait différent pour Van Aert.
Cette année, WVA était incontestable comme leader n°1. Parce que les Benoot, Lampaert, Teuns et cie ne sont pas encore et/ou ne seront jamais des Gilbert, Van Avermaet et Boonen et que WVA semblait en forme olympique. Mais, sur la forme qu'il avait montrée et les victoires récentes qu'il avait eues, Remco aurait incontestablement dû être un coureur protégé.
Tu mets la génération belge d'il y a 5 ans, on a 3/4 leaders.
En fait, la dernière fois qu'un coureur avait été à ce point leader incontestable sur un profil classique dans l'équipe belge, c'était VDB en 1999 à Vérone. Museeuw et Tchmil s'étaient mis à plat pour lui dans le final, mais ils avaient été préservés avant au cas où (qui aurait d'ailleurs dû avoir lieu si VDB avait été moins... Lui-même).
Devant l'écran géant, c'était d'ailleurs un avis partagé par beaucoup dès qu'on a vu Remco aller dans les coups à 180 bornes "WVA a intérêt à être au top sinon Vanthourenhout sera dans la merde". Et il a tellement l'air d'y être qu'il n'a accordé aucune réelle interview en dehors des 30 secondes d'après course. Le silence total. Après les critiques de Gilbert (futur sélectionneur en puissance, d'ailleurs) vis-à-vis de sa communication aux CdE, ça commence à faire beaucoup de ce point de vue...
Edit : Comment ai-je pu oublier Gilbert 2012, avec ce train de dingue au pied du Cauberg?![]()
En 1999, la Belgique se présentait avec un quatuor de leader. Museuw, Van Petegem, Tchmil et l'incontournable vdb. A la base, il n'y avait pas de hiérarchie entre eux. C'est seulement lors de l'entrainement collectif sur le circuit que vdb à démontré à l'équipe qu'absolument personne n'était en mesure de le suivre dans la bosse. Il a alors fait l'unanimité autour de lui et a su fédérer les autres leaders. On est très loin d'un sélectionneur qui impose des semaines à l'avance un leader unique. Pourtant, cette année là, vdb était encore plus incontournable que Van Aert ne l'était cette année (il sortait d'une Vuelta absolument incroyable). Dans la presse, on ne parlait absolument pas d'un leader unique, mais des "4 as".
En 2012, Gilbert a eu un magnifique train pour lui au pied du Cauberg, mais malgré cela, il n'y avait pas un mais deux leaders. Il partageait le leadership avec Boonen. Et c'était un peu compliqué car Gilbert avait besoin d'une attaque sur le Cauberg pour l'emporter alors que Boonen avait besoin d'une montée moins rapide. Ca n'a pas été si simple que cela à gérer et l'option retenue (ou imposé, l'histoire ne le dit pas) était que Gilbert attaque ds le Cauberg si et seulement si il était en capacité de faire une grosse différence. Au pied du Cauberg, on voit d'ailleurs que chaque coureur à une équipier pour lui. Gilbert est dans la roue de Leukemans qui doit le lancer alors que Boonen est dans celle de Roelandts qui doit le tracter sur le Cauberg.
Même si ce sont les 2 exemples auxquels ont pense directement quand on cherche une situation comparable à celle de cette année, on voit bien qu'en coulisse, la situation a été gérée très différemment en laissant de la place à chacun et en laissant le terrain décider. Je persiste à dire que Vanthourenhout s'y est particulièrement mal pris.

