veji2 a écrit :Thejul a écrit :Ce qui est désolant, ce que l'on assiste à des étapes de montagnes qui souvent n'ont que peu d'intérêt. Le parallèle avec DDV est édifiant, et ce malgré un gros plateau en Catalogne. Cyclisme moderne quoi. amafote:
On en parle tous les ans mais je pense vraiment que ce qui fait que les flandriennes gardent cette capacité à avoir des courses vivantes (ce n'est pas toujours le cas, mais bien plus souvent), c'est parce que la particularité des pavés (monts et secteurs plats) affaiblit considérablement le peloton au profit des coureurs qui vont à l'avant.
Là où une étape de montagne voit les coureurs monter et descendre certes, parfois des pentes fortes certes, mais sans que le fait d'être au coeur du peloton ne soit jamais une pénalité sauf à l'approche de la toute dernière ascension, dans les Flandriennes on a une bataille épuisante avant chaque mont ou secteur pavé pour être bien placé car on l'a encore vu hier, entre les rigoles/pistes/trottoirs que l'on ne peut prendre qu'en file indienne et le coût des changements de trajectoire sur ces tronçons, être mal placé fait prendre des gros risques.
Donc ça bagarre pour être bien placé avant chaque secteur et sur chaque secteur ou mont pavé on a une tête de peloton au moins qui se met en file indienne. Même s'il n'y a pas de frein ou d'élastique, si tu es en 30ème position tu as pris 45/50m dans la vue par rapport au premier, et s'il y a un élastique tu te retrouves avec un trou qui s'ouvre de plus en plus devant toi et que tu dois boucher au moment de la bascule ou en prenant le risque de changer de trajectoire dans le secteur important.
Résultat il faut être devant, il y a une prime à attaquer que ce soit pour prendre l'échappée matinale ou le contre qui sort souvent en dans le dernier tiers d'une course, car même si tu prends du vent d'abord
1/ tu dépenses moins d'énergie et prends moins de risques dans les approches des secteurs et leur traversée
2/ même dans le groupe des leaders ils prennent pas mal de vent puisqu'ils doivent faire l'effort de se mettre à l'avant très souvent pour justement aborder les secteurs...
En somme rouler en une masse compacte de 100 gars a un avantage très limité voire plus d'inconvénients dès lors que les secteurs s'enchainent de manière assez rapprochée. Donc course plus vivante et animée.
ça ne veut pas dire qu'il ne peut pas y avoir d'équipes dominantes : Etixx entre autre peut tout à fait dominer une course, mais pas comme une Sky qui se positionne tranquillement en tête de peloton sur une étape de montagne, non il faudra à la fois envoyer un gars devant, faire des gros efforts dans l'approche des monts et leur traversée, supporter les accoups et pouvoir s'adapter à une situation de course bien plus fluide.
A côté les étapes de montagne, encore plus sur des grosses belles autopistas, donnent une prime bien supérieure au fait de rouler groupé et donc là la force et taille des équipes est bien plus problématiques.
comme quoi le nombre d'équipiers n'est pas toujours une variable pertinente : Sur les flandriennes ça joue assez peu à mon sens car leurs spécificités mettent en avant la valeur individuelle de chaque coureur.