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Tirreno-Adriatico 2016
Publié : 13 mars 2016, 13:03
par loloherrera
veji2 a écrit :blouss_ a écrit :Petit-Chambellan a écrit :Webcam et photos disponibles sur cicloweb et forodeciclismo : pas un seul flocon de neige, 5 degrés à 800m... vive le protocole !
Si ce que tu dis est vrai, ce serait quand même un vrai scandale. ascontent:
mouarf... Le truc bien rigolo..
Moi je ris jaune :manolo:
Tirreno-Adriatico 2016
Publié : 13 mars 2016, 13:07
par _AlbatorConterdo
J'espère qu' au moins cela servira de leçons aux organisateurs du Giro, qui feraient bien de se pencher très vite sur des itinéraires B pour les étapes montagneuses, sinon je ferai de Kyrienka mon favori.
Tirreno-Adriatico 2016
Publié : 13 mars 2016, 13:08
par Raboboy
J'oubliais aussi d'évoquer le fait qu'on parle de cyclisme, qui est quand même déjà l'un des sports les plus difficiles et sport exposé tout au long de l'année aux aléas climatiques, que ce soit en course ou à l'entrainement (pluie, froid, vent, extrêmes chaleurs...). Les cyclistes en bavent en moyenne bien plus que les sportifs en salles ou autres.
Après il est vrai aussi que dans le cyclisme moderne, on a déjà évoqué le sujet, les rares courses spectaculaires le sont régulièrement grâce ou à cause des conditions climatiques (ex: Gand-Wevelgem 2015). Mais là encore se pose la question: jusqu'à quel point doit-on aller pour le fameux \"spectacle\"?
Tirreno-Adriatico 2016
Publié : 13 mars 2016, 13:10
par veji2
Mister_Nobody a écrit :veji2 a écrit :blouss_ a écrit :Petit-Chambellan a écrit :Webcam et photos disponibles sur cicloweb et forodeciclismo : pas un seul flocon de neige, 5 degrés à 800m... vive le protocole !
Si ce que tu dis est vrai, ce serait quand même un vrai scandale. ascontent:
mouarf... Le truc bien rigolo..
Malheureusement je pense que Paris-Nice a fait jurisprudence.
La décision a été sans doute plus facilement et plus rapidement prise du fait de ce qui s'est passé il y a quelques jours en France et le relatif cafouillage de l'étape finalement annulé: il n'était pas question pour Tirreno de reproduire la même chose.
Tu as sans doute raison (dans ton long post précédent aussi malheureusement), mais à un moment c'est justement aussi le rôle de l'UCI de soutenir les organisateurs et de rappeler que la météo se joue à peu de chose et que dans le cyclisme qui est un sport qui se déroule dehors, dans l'espace public, sur une large aire géographique, et bien la manière de procéder depuis toujours est que sauf cas de force majeur totalement sûr, on lance la course et on avise si la météo reste contraire. C'est comme ça que ça se passe, ça fait que parfois on est obligé d'interrompre MSR pendant l'ascension du Turchino, que parfois on est obligé d'arrêter une étape de Paris Nice en cours de route... MAIS C'EST LA REGLE DU JEU.
Si en cyclisme sur route on commence à devoir prendre les décisions la veille, alors c'est mort parce qu'on choisira le principe de précaution. Il est essentiel que les acteurs autres que les managers qui ne voient que leur intérêt immédiats rappellent cet axiome fondamental : en cyclisme sur route la règle du jeu c'est qu'on tente le coup et que l'on annule qu'une fois qu'on constate que pendant la course elle même les conditions ne sont plus tenables.
Reculer sur ce principe de base c'est vraiment se mettre dans une seringue dont on ne mesure pas encore les conséquences.
Tirreno-Adriatico 2016
Publié : 13 mars 2016, 13:12
par groom
[quote=Mister_Nobody]
Il ne faut pas non plus perdre de vue qu'à l'image de bien d'autres corps de métiers avant eux les cyclistes ont beaucoup avancé ces dernières années dans la défense de leurs droits et dans leurs revendications pour de "meilleures" conditions de travail. On cite ici les mineurs mais c'est pareil, il ne viendrait pas à l'idée aujourd'hui d'exploiter des mineurs comme on le faisait il y a 100 ans. Pour le vélo c'est pareil, que certains soient nostalgiques du passé c'est une chose, mais on ne peut nier qu'il faut vivre avec son temps, que ça plaise ou non. Adrien Costa dit que la neige ça le marque mais c'est aussi très exceptionnel, une fois ou deux dans l'année et sur le moment on peut quand même voir que ça n'amuse personne. Après coup tels des soldats parlant de leur bataille on se dit "chapeau, c'était fort" mais il y a aussi le "qu'est-ce qu'on en a chié" qui trotte dans les têtes. Et à l'avenir, qu'on soit soldat, travailleur ou cycliste on n'aspire qu'à une seule chose: ne plus revivre ça. Je ne suis pas favorable à toutes les nouveautés dans la vie que l'on présente toujours sous l'aspect du "progrès" mais il ne faut pas tomber dans l'extrême inverse non plus. Hé oui, nous sommes en 2016, plus en 1910 ou même 1970. Une identité s'appuie sur son histoire certes, mais aussi sur son adaptation aux conditions nouvelles. Le romantisme, j'en suis pourtant relativement partisan, c'est bien cinq minutes, mais quand ça vous amène à tenir des positions extrêmes c'est contre-productif.
/quote]
Oui, enfin, il faut pas exagérer, l'exploitation des mineurs (qui a certainement encore cours, peut-être pas chez nous, mais bon) et des conditions de courses difficiles ne peuvent pas être confondues. Les conditions difficiles forgent un caractère qui peut trouver son épanouissement dans le sport cycliste (et une certaine récompense), par exemple, alors que la silicose tue. Quant à l'analogie avec la guerre et les soldats, ça tient pas.
Et d'autre part, je pense que les coureurs (les gens normaux aussi) gardent un souvenir mythifié des moments difficiles où l'on a dû puiser dans ses ressources, et pas nécessairement un souvenir traumatisé (à titre perso, je m'en rappellerai longtemps de la montée du Nufenen sous la neige ou du Galibier par 5°)
Tirreno-Adriatico 2016
Publié : 13 mars 2016, 13:12
par loloherrera
Je l'avoue bien volontiers, je suis un grand nostalgique. Le \"c'était mieux avant\", je le revendique presque, même si je ne le crie pas sur tous les toits. C'est d'ailleurs le cas dans tous les sports. Et le cyclisme est quand même le seul sport qui m'intéresse encore aujourd'hui.
C'est sans doute une réaction inhérente chez beaucoup d'entre nous. Ceux qui suivent le vélo des années 2010 trouveront aussi celui des années 2030 chiant...ah y a 20 ans, le cyclisme était épique.
Comme tu le dis Mr Nobody, faut vivre avec son temps, et je m'y efforce tant bien que mal :sweat-lol:
Tirreno-Adriatico 2016
Publié : 13 mars 2016, 13:12
par TheChosenOne6
On parle visiblement du côté d'Astana de ne pas faire courir le Giro a Nibali si l'étape de lundi n'est pas modifié.
Tirreno-Adriatico 2016
Publié : 13 mars 2016, 13:14
par groom
Je demande pardon, je suis pas capable de citer correctement un message, et je crois savoir qu'il ne faut pas éditer, sous risque de buguer le topic. :fouet:
Tirreno-Adriatico 2016
Publié : 13 mars 2016, 13:15
par Falco1997
blouss_ a écrit :Petit-Chambellan a écrit :Webcam et photos disponibles sur cicloweb et forodeciclismo : pas un seul flocon de neige, 5 degrés à 800m... vive le protocole !
Si ce que tu dis est vrai, ce serait quand même un vrai scandale. ascontent:
+1 si la météo reste comme ça cet aprem', RCS serait ridicule. Il est clair que les faits qui se sont déroulés sur P-N ont lourdement influencé la décision.
Si rien ne change, j'aimerais voir les déclarations des organisateurs et de Lefevere.
Si des volontaires acceptent de publier ici les photos postées sur le forum italien svp ? J'ai aucun moyen d'accéder. Merci :jap:
Tirreno-Adriatico 2016
Publié : 13 mars 2016, 13:15
par veji2
TheChosenOne6 a écrit :On parle visiblement du côté d'Astana de ne pas faire courir le Giro a Nibali si l'étape de lundi n'est pas modifié.
Comme quoi l'unanimité face à cette magnifique décision hein....
Tirreno-Adriatico 2016
Publié : 13 mars 2016, 13:15
par loloherrera
TheChosenOne6 a écrit :On parle visiblement du côté d'Astana de ne pas faire courir le Giro a Nibali si l'étape de lundi n'est pas modifié.
Ah ah, le Vincenzo a trouvé le moyen d'échapper au Giro. Je le sens pas très motivé pour s'y rendre.
Tirreno-Adriatico 2016
Publié : 13 mars 2016, 13:17
par Milamber2
Mais non attendez 5° c'est insurmontable
Je me suis pas encore exprimé sur ces \"problèmes d'intempéries\" car franchement je trouve ça juste lamentable.
Pourquoi ? Parceque moi dans mon boulot j'ai le même style de protocole intempérie. Je suis couvreur zingueur et par exemple sous les -5° on peut obliger le patron à nous mettre en intempérie. En 10ans de carrière ça ne m'est jamais arrivé.
J'ai déjà bossé sous -17° en plein vent avec 15cm de neige et je risque plus ma vie que les coureurs cyclistes, a part des tempètes je ne vois pas ce qui peut être insurmontable. Je ne dis pas que les conditions de sécurités étaient optimales mais ellse ne le sont jamais quelque soit ce que l'ont peut faire dans la vie.
Quand je vois PN et la descente plein de neige, rien empèche de faire passer le plus de véhicule avant le passage des cyclistes pour faire des traces praticables, au lieu de descendre à 70km/h ils descendent à 20/30km/h.
Aujourd'hui c'est le pompom, ils essayent même pas :sad:
C'est le monde des assurances, des poursuites judicières qui nous amène à ce genre de cas ainsi que la recherche du 0% de risque qui n'est qu'une chimère.
Tirreno-Adriatico 2016
Publié : 13 mars 2016, 13:17
par Lemon-Curry
veji2 a écrit :Mister_Nobody a écrit :veji2 a écrit :blouss_ a écrit :Petit-Chambellan a écrit :Webcam et photos disponibles sur cicloweb et forodeciclismo : pas un seul flocon de neige, 5 degrés à 800m... vive le protocole !
Si ce que tu dis est vrai, ce serait quand même un vrai scandale. ascontent:
mouarf... Le truc bien rigolo..
Malheureusement je pense que Paris-Nice a fait jurisprudence.
La décision a été sans doute plus facilement et plus rapidement prise du fait de ce qui s'est passé il y a quelques jours en France et le relatif cafouillage de l'étape finalement annulé: il n'était pas question pour Tirreno de reproduire la même chose.
Tu as sans doute raison (dans ton long post précédent aussi malheureusement), mais à un moment c'est justement aussi le rôle de l'UCI de soutenir les organisateurs et de rappeler que la météo se joue à peu de chose et que dans le cyclisme qui est un sport qui se déroule dehors, dans l'espace public, sur une large aire géographique, et bien la manière de procéder depuis toujours est que sauf cas de force majeur totalement sûr, on lance la course et on avise si la météo reste contraire. C'est comme ça que ça se passe, ça fait que parfois on est obligé d'interrompre MSR pendant l'ascension du Turchino, que parfois on est obligé d'arrêter une étape de Paris Nice en cours de route... MAIS C'EST LA REGLE DU JEU.
Si en cyclisme sur route on commence à devoir prendre les décisions la veille, alors c'est mort parce qu'on choisira le principe de précaution. Il est essentiel que les acteurs autres que les managers qui ne voient que leur intérêt immédiats rappellent cet axiome fondamental : en cyclisme sur route la règle du jeu c'est qu'on tente le coup et que l'on annule qu'une fois qu'on constate que pendant la course elle même les conditions ne sont plus tenables.
Reculer sur ce principe de base c'est vraiment se mettre dans une seringue dont on ne mesure pas encore les conséquences.
+1
Le souci n'est pas la quête de la sécurité des coureurs. Si la route était verglacée sur Paris-Nice alors bien sûr qu'il fallait arrêter le peloton. Le souci est qu'à cause d'un excès de zèle dans cette quête de la sécurité on se retrouve à annuler une étape qui en fin de compte était tout à fait praticable ET avec des acteurs du milieu qui s'en félicite (qui plus est des gens qui n'auront aucun scrupule à tenir un discours complètement opposé en d'autres circonstances). Si encore les organisateurs étaient venus avec un plan B, ça aurait pu s'entendre, mais là rien. On se retrouve avec un "principe de précaution" et c'est tout, rien de constructif derrière.