TheChosenOne6 a écrit : 04 août 2022, 15:24
Ça me semble un peu plus compliqué que ça.
Pourquoi ne pas instaurer ce genre de règle mais dans ce cas on peut imaginer que beaucoup de localité réduiront le montant qu'elles sont prêtes à destiner aux arrivées, voir ne seront plus candidates.
A partir de la certaines courses auront peut-être à réduire leurs nombre d'étapes (pourquoi pas même disparaître, je pense que dans certains pays ce doit être assez compliqué de trouver des lieux), ce qui pourrait entraîner une réduction du nombre de coureurs par équipe puisque moins de course à disputer.
On pourrait aussi simplement faire preuve de bon sens et ne pas valider une arrivée au sprint en descente avec un ralentisseur dans le dernier km.
A contrario j'ai trouvé qu'on avait tapé sur certaines arrivées en Pologne sans que ce soit justifié (notemment l'étape qui arrive en montée sinueuse, de mémoire remporter par Ackermann).
Par ailleurs il faudra peut être qu'un jour les coureurs commencent aussi à se poser des questions quand a leurs responsabilitées plus qu'engagé dans la plupart des chutes.
Justement, le bon sens serait de ne valider que les arrivées où le risque est correct.
En Pologne, certaines arrivées étaient aussi non conformes pour une étape avec une probable arrivée en sprint massif.
S'il y a moins de villes candidates, c'est triste pour le vélo, mais préfère-t-on un peu moins d'épreuves et beaucoup moins de chutes, de saisons brisées, d'hôpitaux sollicités, etc., ou autant d'épreuves mais tant de douleur et de coûts (humains d'abord, mais aussi économiques pour la société, c'est à dire nous tous) afférents à ces chutes.
Franchement ça vaut le coup de se poser la question.
Les coureurs et les équipes ont bien sûr des responsabilités, accepter de neutraliser une étape ou une course si l'arrivée est trop dangereuse, et avant ça, reconnaître les arrivées et déterminer collectivement si oui ou non c'est OK. Mais aussi des organisateurs qui doivent intégrer la contrainte de sécurité avant la contrainte de faire plaisir à une commune, et éventuellement d'expliquer à la commune les raisons, je suis sûr que ça serait compris... Le public se déplacerait pareil à peu de chose près, 1 km de marche de plus ou de moins... Et bien sûr une responsabilité de l'UCI dont le taf est d'encadrer tout ça.
Dire aux coureurs "roulez moins vite si c'est sinueux dans le dernier km", c'est complètement inefficace et hypocrite, on le sait. "Faites la course mais roulez moins vite", ça va pas bien ensemble. Il faut que les mecs qui dirigent les instances et les équipes, et les vieux comme Hinault ou Guimard, se rendent compte que ça roule + vite qu'à leur époque et que les dangers de la route sont aussi + nombreux. Qu'ils arrêtent de calquer leur vision dépassée du cyclisme sur le vélo d'aujourd'hui. Et, bordel, qu'on fasse quelque chose pour organiser correctement les arrivées. Tous les ans, il y a bien une dizaine de courses WT ou .PS ou .1 dont l'arrivée est scandaleuse. On attend les morts, de coureurs ou de gamins dans le public.
Mais je suis d'accord avec ton "c'est un peu plus compliqué que ça", évidemment.
Seulement, on ne doit pas se cacher derrière.