Bon j'ai pas vu grand chose mais j'ai l'impression que les avis sont quand même très partagés
En tous cas Pinot n'a pas confirmé les progrès en chrono qu'il avait l'air d'avoir faits l'an dernier
Giro 2017: le bilan
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- pascal94100
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Re: Giro 2017: le bilan
Je viens juste de constater que Quintana a fait 3 podiums sur les 3 derniers grands tours ; 3ème au TDF 2016, 1er sur la Vuelta 2016 et 2ème sur le Giro 2017. Cela reflète quand même son talent et sa régularité. Dommage qu'il lui manque le petit plus pour tout enflammer.
Poursuite de la série sur le TDF 2017 ? J'y crois, mais la première marche du podium sera difficile à atteindre.
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Re: Giro 2017: le bilan
Il y a pas mal d' avis partagé, car certains ont vu 3 étapes entière, d' autres en ont vu 12, d' autres en ont vu 6 ... Etc etc etc.
Pour ceux qui ont tout vu, je pense que Dumoulin est très très loin d' Indurain , à des années lumières en montagne.
Il a fort risque de one shot pour lui. Il a beaucoup travaillé mais il reste un rouleur. Si on avait monté le Mortirolo , le plan de corones , le Zoncolan en deuxième semaine ça passait pas.
Le chrono le lendemain d' un jour de repos l' a forcement aidé. Le manque de confiance de Quintana, les 5 meilleurs grimpeurs avec un niveau très proche ... La coalition néerlandaise.
Il a fallu un sacré alignement des planètes pour qu' il gagne, je pense qu' il regagnera jamais de Giro mais un Tour voir une Vuelta pourquoi pas !!
Je pense qu' il va se consacrer au Tour et bien y figurer sans jamais gagné, un ou deux podiums me semble possible.
J' aimerai bien qu' il gagne un Tour de France, ce serait forcement un Tour spectaculaire.
ASO semble chercher des pourcentages, la Vuelta c' est dans leur ADN et le Giro est toujours montagneux, il faudra trouver un parcours qui peut lui convenir, il se serait régalé dans les années 90, mais là ...
Oropa c' est 6 km à 8 % avec des pavés, un effort de 18 minutes, il a mis le quatrième à 14 secondes, c' était la seule étape qu' il pouvait gagner.
Sur 11 km à 9% , un effort de 33 minutes, je le vois jamais gagné. Il a pas trop peur de la pente sur 3 ou 4 km. Mais sur des cols de 7 ou 8 c' est déja différent. Ce qui m' a épaté sur ce Giro c' est son intelligence, evidement il avait de bonnes jambes.
Il était moins impressionnant que sur la Vuelta 2015 ou c' était un état de grace, mais beaucoup mieux préparé tactiquement ça c' est sur.
Pour ceux qui ont tout vu, je pense que Dumoulin est très très loin d' Indurain , à des années lumières en montagne.
Il a fort risque de one shot pour lui. Il a beaucoup travaillé mais il reste un rouleur. Si on avait monté le Mortirolo , le plan de corones , le Zoncolan en deuxième semaine ça passait pas.
Le chrono le lendemain d' un jour de repos l' a forcement aidé. Le manque de confiance de Quintana, les 5 meilleurs grimpeurs avec un niveau très proche ... La coalition néerlandaise.
Il a fallu un sacré alignement des planètes pour qu' il gagne, je pense qu' il regagnera jamais de Giro mais un Tour voir une Vuelta pourquoi pas !!
Je pense qu' il va se consacrer au Tour et bien y figurer sans jamais gagné, un ou deux podiums me semble possible.
J' aimerai bien qu' il gagne un Tour de France, ce serait forcement un Tour spectaculaire.
ASO semble chercher des pourcentages, la Vuelta c' est dans leur ADN et le Giro est toujours montagneux, il faudra trouver un parcours qui peut lui convenir, il se serait régalé dans les années 90, mais là ...
Oropa c' est 6 km à 8 % avec des pavés, un effort de 18 minutes, il a mis le quatrième à 14 secondes, c' était la seule étape qu' il pouvait gagner.
Sur 11 km à 9% , un effort de 33 minutes, je le vois jamais gagné. Il a pas trop peur de la pente sur 3 ou 4 km. Mais sur des cols de 7 ou 8 c' est déja différent. Ce qui m' a épaté sur ce Giro c' est son intelligence, evidement il avait de bonnes jambes.
Il était moins impressionnant que sur la Vuelta 2015 ou c' était un état de grace, mais beaucoup mieux préparé tactiquement ça c' est sur.
Nous devons apprendre à vivre tous ensemble comme des frères, sinon nous allons tous ensemble mourir comme des idiots. La fin approche ... Le mur se rapproche ...
Re: Giro 2017: le bilan
Mon petit bilan à moi : J'ai mis la note 5 car quand même depuis le Blockhaus, avec toutes les frustrations d'usages parce que bon nous ne sommes que des râleurs, force est de constater que je me suis régalé dans l'ensemble. Certes pas d'attaques tranchantes splendides, mais des mecs qui se donnent, sont à la rupture sur un fil en permanence.
Sur le résultat final, je dirais qu'il est juste :
- Sans son incident Dumoulin aurait gagné assez à l'aise. Certes il a aussi eu des coups de pouce (sans Jungels mais avec seulement Mollema ou Yates il perdait 15/20 voire 30 secondes de plus sur l'étape 20) mais il a surtout été hyper fort, a su limiter sur ses jours moins bien ou le jour de l'incident. Ce jour là il aurait pu perdre 3 ou 4mn.. mais il a géré comme un champion.
- Quintana n'a jamais eu de gros jour moins bien, il a fait des écarts sur le Blockhaus, bien géré les autres jours, certes il ne réussit jamais a vraiment décrocher les autres hors Blockhaus, mais il était là.
- Nibali, en diesel, il a attaqué, des attaques souvent peu tranchantes, mais il est celui qui lance le plus la course dans les différentes ascensions, il a beaucoup tenté et sans faire de gros CLMs, il a tenu sur ceux là sa place et mérite son podium.
- Pinot bilan partagé mais dans l'ensemble bon. Il mérite moins le podium que ceux qui sont devant, il paie 2 CLMs très médiocres. Il doit nous faire des CLMs à la Nibali en somme. Mais il a gagné son étape, a été toujours à la lutte devant (beaucoup de top5) et n'a pas craqué sur son jour moins bien dans la grosse étape. Surtout comme il le dit lui même, je pense qu'il s'est éclaté et un peu réconcilié avec les GTs. Depuis le TDF 2014 ça sentait le mec totalement en stress, qui est capable de s'amuser sur un Romandie ou un Tirreno ou un CLM de CDF où il est tranquille dans sa course mais qui commence à se nouer le cerveau sur les gros objectifs à pression que son les GT. Là malgré des erreurs, il était là, il a profité, il a fait la course, il s'est battu, bref il était je pense vraiment dans le plaisir dans l'ensemble. Et ça c'est top. Quant à savoir s'il gagnera un jour un GT, autre débat. C'est possible mais peu probable je pense, mais il devrait nous faire encore quelques podiums.
Pour le reste des belles victoires d'étapes dont celle de Rolland, de la bagarre dans les échappées aussi, un beau maillot à pois, bref un Giro qui s'il a démarré lentement m'a finalement donné beaucoup de plaisir.
Une pensée pour les cabossés comme Thomas, Landa, Yates, SK... Comme souvent les chutes et autres incidents et maladies amputent le plateau de favoris d'un petit tiers, c'est tombé sur eux cette fois.
Sur le résultat final, je dirais qu'il est juste :
- Sans son incident Dumoulin aurait gagné assez à l'aise. Certes il a aussi eu des coups de pouce (sans Jungels mais avec seulement Mollema ou Yates il perdait 15/20 voire 30 secondes de plus sur l'étape 20) mais il a surtout été hyper fort, a su limiter sur ses jours moins bien ou le jour de l'incident. Ce jour là il aurait pu perdre 3 ou 4mn.. mais il a géré comme un champion.
- Quintana n'a jamais eu de gros jour moins bien, il a fait des écarts sur le Blockhaus, bien géré les autres jours, certes il ne réussit jamais a vraiment décrocher les autres hors Blockhaus, mais il était là.
- Nibali, en diesel, il a attaqué, des attaques souvent peu tranchantes, mais il est celui qui lance le plus la course dans les différentes ascensions, il a beaucoup tenté et sans faire de gros CLMs, il a tenu sur ceux là sa place et mérite son podium.
- Pinot bilan partagé mais dans l'ensemble bon. Il mérite moins le podium que ceux qui sont devant, il paie 2 CLMs très médiocres. Il doit nous faire des CLMs à la Nibali en somme. Mais il a gagné son étape, a été toujours à la lutte devant (beaucoup de top5) et n'a pas craqué sur son jour moins bien dans la grosse étape. Surtout comme il le dit lui même, je pense qu'il s'est éclaté et un peu réconcilié avec les GTs. Depuis le TDF 2014 ça sentait le mec totalement en stress, qui est capable de s'amuser sur un Romandie ou un Tirreno ou un CLM de CDF où il est tranquille dans sa course mais qui commence à se nouer le cerveau sur les gros objectifs à pression que son les GT. Là malgré des erreurs, il était là, il a profité, il a fait la course, il s'est battu, bref il était je pense vraiment dans le plaisir dans l'ensemble. Et ça c'est top. Quant à savoir s'il gagnera un jour un GT, autre débat. C'est possible mais peu probable je pense, mais il devrait nous faire encore quelques podiums.
Pour le reste des belles victoires d'étapes dont celle de Rolland, de la bagarre dans les échappées aussi, un beau maillot à pois, bref un Giro qui s'il a démarré lentement m'a finalement donné beaucoup de plaisir.
Une pensée pour les cabossés comme Thomas, Landa, Yates, SK... Comme souvent les chutes et autres incidents et maladies amputent le plateau de favoris d'un petit tiers, c'est tombé sur eux cette fois.
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Re: Giro 2017: le bilan
j'ai mis 4 quant à moi
mes +
-la course a débuté par une surprise(la victoire de Postlberger)
-il n'y a pas eu de Carambolages dans les emballages finaux.....Les chutes étaient peu aussi
- il y a eu un coup de bordure .......du jamais vu concernant le Giro
-les étapes de puncheurs ont été super intense(victoires d'Izaguire, de Dillier,de Jungels et de Rollland)
-la bataille des favoris sur les rampes du Blockhaus
-les coalition de circonstances entre les Leader
mes-
-la chute causée par la moto de sécurité vers les 1ères pentes du Blockhaus
-les arrivées massives avec des virages à 200m
-l'observation des favoris sur les pentes Stelvio
Ilnur Stats
lorsqu'un Izaguire est sous la tutelle d'un coureur du CG sur un GT et qu'il remporte au moins une étape,son leader ne gagnera pas le CG
Cas de G.Izaguire et de Quintana sur ce Giro
mes +
-la course a débuté par une surprise(la victoire de Postlberger)
-il n'y a pas eu de Carambolages dans les emballages finaux.....Les chutes étaient peu aussi
- il y a eu un coup de bordure .......du jamais vu concernant le Giro
-les étapes de puncheurs ont été super intense(victoires d'Izaguire, de Dillier,de Jungels et de Rollland)
-la bataille des favoris sur les rampes du Blockhaus
-les coalition de circonstances entre les Leader
mes-
-la chute causée par la moto de sécurité vers les 1ères pentes du Blockhaus
-les arrivées massives avec des virages à 200m
-l'observation des favoris sur les pentes Stelvio
Ilnur Stats
lorsqu'un Izaguire est sous la tutelle d'un coureur du CG sur un GT et qu'il remporte au moins une étape,son leader ne gagnera pas le CG
Cas de G.Izaguire et de Quintana sur ce Giro
Re: Giro 2017: le bilan
il me semble que dans l' ensemble vous avez oublié par exemple à quel point les étapes de montagne du giro précédent avaient été passionnantes , avec des rebondissements et des luttes entre leaders ( moins prestigieux dans l' ensemble c' est vrai ) parfois dès l' avant-dernier col ;
le suspense cette année a été formidable , mais pas les étapes sauf parfois la fin , et on a eu une lutte entre favoris qui n' étaient presque jamais à leur meilleur niveau , c' est peut-être rassurant mais pas forcément d' un intérêt exceptionnel à mon avis ; même la lutte rouleur-grimpeur , le sel du cyclisme , nécessite tout de même un grimpeur à son meilleur niveau
le suspense cette année a été formidable , mais pas les étapes sauf parfois la fin , et on a eu une lutte entre favoris qui n' étaient presque jamais à leur meilleur niveau , c' est peut-être rassurant mais pas forcément d' un intérêt exceptionnel à mon avis ; même la lutte rouleur-grimpeur , le sel du cyclisme , nécessite tout de même un grimpeur à son meilleur niveau
Re: Giro 2017: le bilan
Pas du grand spectacle parce qu'il n'existe plus de "grands" grimpeurs. Une étape avec quatre ou cinq cols réduite à pas grand chose, ça veut tout dire. Mais il faut avouer que les difficultés ont été quand même "rabotées". Par exemple, Il fallait un Mortirolo par l'autre versant et pas cet "ersatz" qui n'a entamé personne parmi les favoris.
Je ne sais pas si c'est l'état fiévreux, comme le dit Quintana, mais pour moi ce Giro c'est la faillite des grimpeurs. Je ne dirais même pas des attaquants, puisqu'il y a eu des tentatives, mais plutôt le niveau réel de ces "grimpeurs" !
Je ne sais pas si c'est l'état fiévreux, comme le dit Quintana, mais pour moi ce Giro c'est la faillite des grimpeurs. Je ne dirais même pas des attaquants, puisqu'il y a eu des tentatives, mais plutôt le niveau réel de ces "grimpeurs" !
Re: Giro 2017: le bilan
J'ai mis 4. J'ai cependant longtemps hésité entre 4 et 5. En fait, je me suis passionné pour ce Giro comme rarement. Avant même le départ, j'attendais bcp du duel entre Quintana - Nibali. J'avais aussi bcp d'attentes par rapport aux performances de Pinot. J'ai trouvé les 2 premières semaines assez sympa, mais sans plus. Les étapes pour sprinteurs en amuse-gueule ne m'ont jamais dérangé. Il en faut pour tous les goûts. Et j'ai toujours aimé ces moments de tension grandissante dans la préparation d'un sprint et l'apothéose du sprint. Et la dernière semaine a été passionnante avec énormément de suspense quand au vainqueur final.
Du coup, j'aurais pu mettre 5. Mais je ressors quand même un peu frustré. Le duel entre Quintana et Nibali n'a jamais vraiment décollé. Les deux m'ont paru un peu en dessous de leur niveau sur les dernières étapes. On n'a pas vu bcp d'attaques tranchantes des favoris. Sans doute ne le pouvaient-ils pas, mais je reste quand même un peu sur ma faim. Du coup, le 4 me parait le meilleur choix.
Du coup, j'aurais pu mettre 5. Mais je ressors quand même un peu frustré. Le duel entre Quintana et Nibali n'a jamais vraiment décollé. Les deux m'ont paru un peu en dessous de leur niveau sur les dernières étapes. On n'a pas vu bcp d'attaques tranchantes des favoris. Sans doute ne le pouvaient-ils pas, mais je reste quand même un peu sur ma faim. Du coup, le 4 me parait le meilleur choix.
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Re: Giro 2017: le bilan
il y a un terme qui s'est développé durant les dernières étapes montagne,il s'agit"des second coteaux"
je voulais savoir en quoi Pinot et Zakarin sont des second couteaux?
je voulais savoir en quoi Pinot et Zakarin sont des second couteaux?
Re: Giro 2017: le bilan
Je l'ai posté sur un autre topic mais je le remets ici car ça me semble être la bonne place.
Perso sur ce Giro, je mettrai aussi l'accent sur la pauvreté tactique (Movistar), physique (Bahrein) et le manque d'ambition (FDJ) de certaines équipes pour déclencher les grandes manoeuvres.
Movistar :
Une grosse équipe au départ mais une grosse blague sur le plan tactique de bout en bout. Le summum étant l'étape d'Ortisei où ils font attendre Amador et Anacona dans le Passo Gardena pour tracter Quintana alors que la bagarre entre les leaders est déclenchée. Les mecs vont servir à rien dans la montée car ils sont inférieurs aux leaders, c'est dans les descentes et sur le plat qu'il faut les utiliser. Et c'est précisément dans la descente du Passo Gardena qu'ils devaient attendre Quintana. Pas dans la montée
Bon après en fin de Giro, ils étaient tous cramés à force de courir n'importe comment dans quasiment chaque étape. Je cherche encore le fil conducteur de leur présence à l'avant dans certaines échappées. Genre l'étape de Bormio où Anacona fait le yoyo entre les groupes dans le Stelvio
Que d'énergie perdue bêtement...
On peut dire ce qu'on veut sur le passé de Riis en tant que coureur mais si c'est lui le mec qui est dans la bagnole Movistar, Quintana remporte ce Giro avec une stratégie au poil.
Bahrein :
Une équipe très faible. Moreno exclu rapidement, Pellizotti le plus vaillant à bientôt 40 balais, Visconti visiblement pas très motivé pour faire l'équipier, Boaro et Siutsou qui ont fait ce qu'ils ont pu mais qui restent limités, etc... Pfiou ça volait pas haut.
Individuellement la seule étape où Nibali m'a déçu, c'est celle d'Ortisei. C'est la seule étape de montagne sans trop de vallée dans le final et il aurait dû tenter le coup dans une descente. Mais collectivement il ne pouvait rien faire avec cette équipe. C'est sûr que c'était plus facile de renverser le Giro 2016 avec Scarpo et Kangert en équipiers de luxe...
FDJ :
Constamment sur la défensive. Ils n'ont jamais tenté un truc en essayant d'envoyer Reichenbach à l'avant en point d'appui. Non il restait constamment aux côtés de Pinot et on ne peut pas dire qu'il ait servi à grand chose. C'est bien dommage car c'était l'un des équipiers les plus solides en montagne sur ce Giro. Gros manque d'ambition.
Autant je maudits la Sky sur le Tour, autant je regrette que l'étape du Blockhaus ait détruite les ambitions de Thomas et Landa. Landa aurait sans doute pu être un de ses dynamiteurs des étapes de montagne car il semblait en excellente condition.
Perso sur ce Giro, je mettrai aussi l'accent sur la pauvreté tactique (Movistar), physique (Bahrein) et le manque d'ambition (FDJ) de certaines équipes pour déclencher les grandes manoeuvres.
Movistar :
Une grosse équipe au départ mais une grosse blague sur le plan tactique de bout en bout. Le summum étant l'étape d'Ortisei où ils font attendre Amador et Anacona dans le Passo Gardena pour tracter Quintana alors que la bagarre entre les leaders est déclenchée. Les mecs vont servir à rien dans la montée car ils sont inférieurs aux leaders, c'est dans les descentes et sur le plat qu'il faut les utiliser. Et c'est précisément dans la descente du Passo Gardena qu'ils devaient attendre Quintana. Pas dans la montée
Bon après en fin de Giro, ils étaient tous cramés à force de courir n'importe comment dans quasiment chaque étape. Je cherche encore le fil conducteur de leur présence à l'avant dans certaines échappées. Genre l'étape de Bormio où Anacona fait le yoyo entre les groupes dans le Stelvio
On peut dire ce qu'on veut sur le passé de Riis en tant que coureur mais si c'est lui le mec qui est dans la bagnole Movistar, Quintana remporte ce Giro avec une stratégie au poil.
Bahrein :
Une équipe très faible. Moreno exclu rapidement, Pellizotti le plus vaillant à bientôt 40 balais, Visconti visiblement pas très motivé pour faire l'équipier, Boaro et Siutsou qui ont fait ce qu'ils ont pu mais qui restent limités, etc... Pfiou ça volait pas haut.
Individuellement la seule étape où Nibali m'a déçu, c'est celle d'Ortisei. C'est la seule étape de montagne sans trop de vallée dans le final et il aurait dû tenter le coup dans une descente. Mais collectivement il ne pouvait rien faire avec cette équipe. C'est sûr que c'était plus facile de renverser le Giro 2016 avec Scarpo et Kangert en équipiers de luxe...
FDJ :
Constamment sur la défensive. Ils n'ont jamais tenté un truc en essayant d'envoyer Reichenbach à l'avant en point d'appui. Non il restait constamment aux côtés de Pinot et on ne peut pas dire qu'il ait servi à grand chose. C'est bien dommage car c'était l'un des équipiers les plus solides en montagne sur ce Giro. Gros manque d'ambition.
Autant je maudits la Sky sur le Tour, autant je regrette que l'étape du Blockhaus ait détruite les ambitions de Thomas et Landa. Landa aurait sans doute pu être un de ses dynamiteurs des étapes de montagne car il semblait en excellente condition.
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Re: Giro 2017: le bilan
Stat intéressante : Nibali devient le 7ème coureur au classement des podium sur les GT.
Mine de rien, il en est aujourd'hui à son 9ème podium, à égalité au classement avec rien moins que Coppi et Indurain. Les six coureurs devant eux : Anquetil, Hinault, Merckx, Gimondi, Bartali, Poulidor. Un podium à la Vuelta et il rejoint les deux derniers au classement.
Chez les contemporains, le suivant est Valverde avec 8, dont 6 à la Vuelta. Un qui arrive fort, c'est Quintana : à 27 ans, ça lui fait déjà 6 podiums. Contador en est à 7, Froome à 6.
Mine de rien, il en est aujourd'hui à son 9ème podium, à égalité au classement avec rien moins que Coppi et Indurain. Les six coureurs devant eux : Anquetil, Hinault, Merckx, Gimondi, Bartali, Poulidor. Un podium à la Vuelta et il rejoint les deux derniers au classement.
Chez les contemporains, le suivant est Valverde avec 8, dont 6 à la Vuelta. Un qui arrive fort, c'est Quintana : à 27 ans, ça lui fait déjà 6 podiums. Contador en est à 7, Froome à 6.
Re: Giro 2017: le bilan
A noter que les 7 podiums de Contador, ce sont 7 victoires.
Re: Giro 2017: le bilan
C'est vrai qu'a posteriori tant la Movistar que la FDJ pourront se dire qu'elles auraient pu faire autre chose en terme de stratégie de course. Pour la Bahrein, le Nibali il avait une équipe qui valait à peu près celle de Contador en 2015, donc il a fait avec les moyens du bord... je pense que la FDJ n'avait pas assez (peut être à juste titre) confiance en Morabito/Mollard/Roy pour oser envoyer Reichenbach à l'avant... Mais dans ce cas ils auraient au moins pu envoyer plus régulièrement un membre de ce trifecta devant pour servir d'éventuel relais.marooned2 a écrit : 29 mai 2017, 12:18 Je l'ai posté sur un autre topic mais je le remets ici car ça me semble être la bonne place.
Perso sur ce Giro, je mettrai aussi l'accent sur la pauvreté tactique (Movistar), physique (Bahrein) et le manque d'ambition (FDJ) de certaines équipes pour déclencher les grandes manoeuvres.
Movistar :
Une grosse équipe au départ mais une grosse blague sur le plan tactique de bout en bout. Le summum étant l'étape d'Ortisei où ils font attendre Amador et Anacona dans le Passo Gardena pour tracter Quintana alors que la bagarre entre les leaders est déclenchée. Les mecs vont servir à rien dans la montée car ils sont inférieurs aux leaders, c'est dans les descentes et sur le plat qu'il faut les utiliser. Et c'est précisément dans la descente du Passo Gardena qu'ils devaient attendre Quintana. Pas dans la montée
Bon après en fin de Giro, ils étaient tous cramés à force de courir n'importe comment dans quasiment chaque étape. Je cherche encore le fil conducteur de leur présence à l'avant dans certaines échappées. Genre l'étape de Bormio où Anacona fait le yoyo entre les groupes dans le StelvioQue d'énergie perdue bêtement...
On peut dire ce qu'on veut sur le passé de Riis en tant que coureur mais si c'est lui le mec qui est dans la bagnole Movistar, Quintana remporte ce Giro avec une stratégie au poil.
Bahrein :
Une équipe très faible. Moreno exclu rapidement, Pellizotti le plus vaillant à bientôt 40 balais, Visconti visiblement pas très motivé pour faire l'équipier, Boaro et Siutsou qui ont fait ce qu'ils ont pu mais qui restent limités, etc... Pfiou ça volait pas haut.
Individuellement la seule étape où Nibali m'a déçu, c'est celle d'Ortisei. C'est la seule étape de montagne sans trop de vallée dans le final et il aurait dû tenter le coup dans une descente. Mais collectivement il ne pouvait rien faire avec cette équipe. C'est sûr que c'était plus facile de renverser le Giro 2016 avec Scarpo et Kangert en équipiers de luxe...
FDJ :
Constamment sur la défensive. Ils n'ont jamais tenté un truc en essayant d'envoyer Reichenbach à l'avant en point d'appui. Non il restait constamment aux côtés de Pinot et on ne peut pas dire qu'il ait servi à grand chose. C'est bien dommage car c'était l'un des équipiers les plus solides en montagne sur ce Giro. Gros manque d'ambition.
Autant je maudits la Sky sur le Tour, autant je regrette que l'étape du Blockhaus ait détruite les ambitions de Thomas et Landa. Landa aurait sans doute pu être un de ses dynamiteurs des étapes de montagne car il semblait en excellente condition.
Quant à la Movistar, elle a donné en effet l'impression de finir par épuiser ses coureurs sans pour autant s'en servir vraiment.
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Re: Giro 2017: le bilan
9 même, si on lui rajoute ses résultats 2010 - 2011 ...
Re: Giro 2017: le bilan
Ce que fort heureusement nous ne faisons pas...
