Finalement pas si mal Alaphilippe : Carapaz est allé à un rythme qu'il ne pouvait absolument pas tenir. Donc Alaphilippe est seulement (archi)battu par un Vingegaard monstrueux sur cette bosse. Sachant qu'en plus, Alaphilippe n'a pas complètement explosé comme il le fait pourtant souvent quand il se met dans le rouge pour suivre un maximum et parvient à sortir un gros sprint sur la fin en lançant de loin face à Tobi.
J'ai tout de même été surpris par le rythme imposé par Bagioli tout en bas de la bosse (surement qu'ils avaient repéré ce virage en épingle où Bjerg chute et qu'il fallait être parfaitement placé avant de l'aborder). En général, Alaphilippe n'aime pas les débuts de bosse montées au sprint (remember Innsbruck) et l'attaque de Carapaz était trop précipitée pour lui avec la plus grosse pente dès le pied.
Faut juste espérer que Alaphilippe ait encore la possibilité de grapiller des pourcentages d'ici le début du TdF, mais ça il sait le faire généralement.
Ca ressemblait à une répétition générale de la première étape du TdF aujourd'hui à la différence près que la cote de Pike offrira des pourcentage redoutables dans sa deuxième moitié ce qui je pense convient davantage à Alaphilippe qu'aujourd'hui et ce sera moins long, un profil plus proche de celui du mur de Huy. Aujourd'hui, c'était peut-être plus proche de la cote d'Erlaitz qu'on retrouve sur la Classica San Sebastian.
Gaudu, pas terrible du tout mais l'an passé, il faut se rappeler qu'il avait été meilleur sur le TdF malgré sa victoire d'étape en trompe-l'œil du Dauphiné.
Carapaz, j'ai rarement vu ça, le réalisateur change de plan pendant cinq secondes pour revenir sur le groupe des cadets, avant on voit Vingegaard s'écarter pour demander un relais à Carapaz, celui-ci revient à hauteur et puis après, t'as Vingegaard qui a toujours le cul posé sur la selle et Carapaz 3 mètres derrière.
Carapaz, il ferait bien d'arrêter tout de suite sa carrière pour sa santé vu le nombre de commotions cérébrales qu'il cumule sur chaque grande course depuis deux ans (Pogacar au Grand Bornand, Hindley à la Marmolada...)
Ca rappelle le Quintana deuxième partie de carrière qui pensait encore pouvoir accompagner les champions jusqu'au bout et se faisait exploser le caisson dans les derniers km.
On peut se demander si Lenny Martinez n'aurait pas du courir différemment sur la Mercantour Classic, parce que Carapaz, faut le laisser se cramer et jamais tenter de le suivre, même en étant inférieur, en courant de la sorte, t'as plus de chances de le battre qu'en essayant de le suivre sur le démarrage.