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Re: Pendant ce temps là en 2018

Publié : 23 mars 2018, 20:49
par loloherrera
Je n'ai du son que vers la fin de la vidéo :scratch:

En plus, la route est étroite...ça promet :w00t:

Re: Pendant ce temps là en 2018

Publié : 23 mars 2018, 23:17
par Wald
Bon, je n’ai même pas eu le temps d’évoquer le tour de Normandie qui a commencé Lundi dernier. Voilà le parcours :

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Re: Pendant ce temps là en 2018

Publié : 23 mars 2018, 23:47
par Wald
Tour de Normandie :

Étape 1 : Saint-Pierre-en-Auge- Le Neubourg, 150 km.
Victoire du Suisse Fabian Lienhard (Holowesko Citadel) qui a faussé compagnie au peloton avec 4 autres sur la fin du parcours et évité un sprint massif.

Étape 2 : Evreux – Forges-les-Eaux, 156 km.
Victoire du Français Clément Orceau (Vendée U) lors d’un sprint massif.

Étape 3 : Yvetot – Elbeuf-sur-Seine, 138 km.
Victoire du Néerlandais Jacob Willem Ariesen (Metec - Tkh Continental Cyclin) également lors d’un sprint massif malgré un parcours plus accidenté.

Étape 4 : Evrecy-Argentan, 152 km
Victoire italienne dans un emballage massif de Matteo Moschetti (Polartec Kometa)

Étape 5 : Villers-Bocage – Bagnoles-de-l’Orne, 174,5 km.
Victoire du Néerlandais Julius Van den Berg (Seg Racing Academy) de l’échappée de 11 coureurs qui s’est formé à mi-course.
Fabian Lienhard perd le maillot de leader qu’il détient depuis le début, malgré deux chutes dont une sur cette étape, au profit de l’anglais Thomas Stewart de l’équipe JLT-Condor, présent dans l’échappée. Cependant, rien n’est joué car les sept premiers se tiennent en 9 secondes.

Re: Pendant ce temps là en 2018

Publié : 23 mars 2018, 23:50
par charlix
Je m'étais promis d'au moins copier-coller les résumés envoyés par l'orga, j'ai même pas eu le temps :mouchoir:

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Les Néerlandais cassent la baraque, un Anglais rit jaune.

5e étape, Villers-Bocage – Bagnoles-de-l’Orne, 174,5 km.

Duel de grimpeurs – 138 coureurs s’élancent en direction du mont Pinçon sous quelques rayons de soleil. Le duel entre les deux meilleurs grimpeurs du peloton reprend sans attendre et Théo Nicolas (VC Rouen 6) fait respecter la hiérarchie en devançant Lemoine (VCP Loudéac) au sommet de la côte de Roucamps, km 9,5.

Nicolas et Lemoine, roue dans roue – Un regroupement s’opère après le passage du mont Pinçon, altitude 273 m, point le plus haut du Calvados mais le ton est donné. Théo Nicolas a de la suite dans les idées, Lemoine ne baisse pas les bras et les deux hommes accompagnent un groupe de quatre coureurs, avant Proussy, km 22, qui se forme à l’initiative du Norvégien Forfang, avec un troisième Français, Sébastien Havot CC Nogent-sur-Oise).

Un Néerlandais leader virtuel – Le peloton laisse faire et les six hommes se projettent vers le col de Berjou sous les relais appuyés de De Laat (Hol., Metec) devenu le nouveau leader virtuel de l’épreuve quand la course passe à Condé-sur-Noireau. Le peloton accuse en effet un retard de 30’’ alors que le Néerlandais était pointé, le matin même, à 26’’ au classement général.

Regroupement général – Au sommet du col de Berjou, km 37, où Nicolas, sûr de son fait, passe en tête devant Lemoine, le peloton accuse un retard de 2’50’’. Les échappés portent leur avance jusqu’à 3’5’’ au 50e kilomètre mais l’Italien Bellia s’impatiente derrière. Et la poussée du Transalpin a pour effet de réveiller le peloton qui va gommer la moitié de son retard dans la seule ascension de la Départementale 511 qui sort de Pont-d’Ouilly, km53,5 en faisant quelques dégâts.

Van Dalen grapille – Si Van Dalen remporte le sprint bonifications jugé à Rouvrou, km 65, le peloton ne lui permet pas d’espérer longtemps. Près de 77 kilomètres sont accomplis en deux heures sur un parcours en toboggan. Et un regroupement général intervient avant le ravitaillement jugé à Bellou-en-Houlme, km 84, en dépit d’une nouvelle tentative de Bellia (Italie) et de Van den Berg (Pays-Bas)… qui ne peut cacher qu’il a des fourmis dans les jambes.

Gaillard entretient les espoirs français – La Forêt d’Andaine est traversée par un peloton regroupé mais à l’approche de Bagnoles-de-l’Orne un groupe de onze coureurs se détache. Un seul Français, Marlon Gaillard (Vendée U), a pu prendre ce wagon de luxe dans lequel on trouve l’Américain Murphy, coéquipier du Maillot Jaune, les Norvégiens Trondsen et Hoem, l’Allemand Krieger, les Danois Vinjebo, Aaen, à nouveau De Laat et ses compatriotes néerlandais Van Dalen et Van den Berg plus l’Anglais Stewart.

La course bascule – Les onze coureurs de tête représentent autant d’équipes différentes et le temps que les équipes ayant manqué le coche s’organisent, l’écart grandit dans des proportions appréciables et culmine à près de trois minutes, km 120, alors que Hattier (Loudéac) et le Luxxembourgeois Wirgen se sont momentanément intercalés.

Lienhard piégé puis accidenté- Fabian Lienhard, bloqué par la présence à l’avant de Murphy, sent qu’il perd la face dans un peloton où il sait ne pas pouvoir compter sur beaucoup d’aides. Le Suisse, décidément pas gâté par le sort, est même l’une des victimes d’une grosse chute qui se produit à 38 km de l’arrivée et qui éparpille le peloton en de nombreux groupuscules.

Une voie royale pour les échappés - Le temps que le peloton se reconstitue, une voie royale s’ouvre devant les échappés qui vont profiter de ce laps de temps pour conserver suffisamment d’avance pour se jouer la victoire d’étape… Le Néerlandais Van Dalen, qui lorgnait vers le Maillot Jaune est victime de sa prodigalité dans le final et ne peut suivre jusqu’au bout.

Victoire néerlandaise, réussite anglaise – Julius Van den Berg, attaquant pas récompensé de ses efforts depuis le début de la semaine, pris par étourderie dans une cassure dans le final de l’étape menant à Elbeuf-sur-Seine, s’échappe dans le final avec Vinjebo et l’Anglais Stewart. Le Néerlandais remporte la 5e étape au terme d’un sprint en force mais c’est le Britannique de l’équipe JLT-Condor qui devient le nouveau leader de l’épreuve. Malgré un rush pathétique dans le final, Fabian Lienhard, pointé à 49’’ sur la ligne d’arrivée, rétrograde à la dixième place du classement général.

La 6e étape Granville – La Haye-du-Puits apportera-t-elle autant de bouleversements qu’il en a été enregistrés à Bagnoles-de-l’Orne ? Avec sept coureurs classés en neuf secondes, la course n’est sûrement pas terminée à 48 heures de l’arrivée à Caen.

Interviews au village départ à Villers-Bocage

Re: Pendant ce temps là en 2018

Publié : 23 mars 2018, 23:51
par Wald
Je suis sûr que ce bilan du TDN vous avait manqué :green: .

Re: Pendant ce temps là en 2018

Publié : 23 mars 2018, 23:54
par Wald
Sinon, tout est sur leur site : http://www.tourdenormandiecycliste.fr/ avec de très bon résumé comme celui que vient de poster Charlix.

Re: Pendant ce temps là en 2018

Publié : 24 mars 2018, 02:07
par dolipr4ne
charlix a écrit : 23 mars 2018, 20:08 La flemme de traduire mais voici le CP reçu il y a quelques heures, avec la vidéo de la reco'



Vincenzo Nibali, fresh winner of Milano-Sanremo last Saturday, has completed two rounds of the Olympia circuit that the riders will face seven times in September, plus ridden twice up the final climb known as "The Hell".

After the recce he said: "The final climb looked like a mountain bike endurance race, so hard. It will be a difficult race to manage, from power distribution to food, from the technical choices to the choice of athletes for a complete national team. After seeing it on paper I was expecting a hard route but riding it is quite another thing. Many other riders will be as surprised as I was today".

Riding with his Italian National Teammates Alessandro De Marchi and Franco Pellizotti, Nibali was followed in the team car by Davide Cassani, Italian National Cycling Team Manager, who said after the recce: “I had already seen the course but today both myself and the boys were impressed. There’s an 8km climb to be repeated seven times, plus a final wall with inclinations that peak at 28%: this says everything about the hardness of the route.”

De Marchi said: "On paper, I think this is one of the most difficult World Championship courses; it was a good idea to come here now - a few months before the race - to see and understand what we’re going to find in September...I think Tirol will host us in the best way because this kind of territory is made for events like this one...I expect a lot of people [to spectate] all the week in this beautiful scenery. It’s going to be a great day."

Pellizotti said: "These World Championships are very difficult...The course is long and tough. To do well here it will be very important to come out of the Vuelta in good condition, both mentally and physically".
Merci pour ça! :super:

Ca peut devenir epique cette histoire-là!
Le parcours est tellement dur (encore que pas tant que ça visiblement, vu qu'ils en ont rajouté à la fin :tonton: ), que j'en viens à me demander si ça ne va pas etre modifié pour une raison quelconque.
Je me dis aussi que la Vuelta va etre sacrément escamotée, la pauvre... :green:

Enfin, j'aimerais que les PT et GT tracent plus d'étapes ou il y a beaucoup de petites/moyennes montées plutot que d'aligner les grands cols souvent soporifiques. Je trouve que les etapes-toboggan de moyenne montagne créent beaucoup plus de mouvement. Et meme s'il ne s'y passe rien pour le general, c'est souvent plus interessant à voir, et il y aura toujours de toute façon un paquet d'etapes de montagne à se fader...euh...à regarder. :siffle:

Re: Pendant ce temps là en 2018

Publié : 24 mars 2018, 02:22
par Beobachter
A titre indicatif, je rappelle qu'on aura déjà un avant-goût de ces championnats du monde très, très bientôt avec le Tour des Alpes avec une reprise partielle du parcours des Mondiaux lors de la dernière étape!
Déjà que c'est toujours une belle course, je trouve que c'est très bien pensé de finir la course par ça, ça devrait offrir une super course :love:
Et en plus, cette répétition se fera avec un très beau plateau: Pinot, Froome ( :siffle: ), Bernal, Lopez, Pozzovivo, Aru (si remis?), Meintjes, Bennett etc

Re: Pendant ce temps là en 2018

Publié : 24 mars 2018, 15:18
par dolipr4ne
Excusez mon insistance, mais à part Baignereau qui parlait au conditionnel, personne ne m'a repondu sur la "création" des Monuments.

Parce qu'on cause aujourd'hui de pourquoi pas donner ce statut aux SB par exemple, mais on ne sait meme pas quand et comment ont été "créés" les 5 Monuments existants?
Alors, y a-t-il quelqu'un qui sait, de façon sûre, quand et pourquoi a-t-il été décidé que ces 5 courses-là, et pas d'autres, auraient ce statut particulier, notamment le fait de ne pas descendre au-dessous des 250km?

Je pensais qu'il y avait des historiens sur ce forum... (Runnz, biquet... :hello: )

Re: Pendant ce temps là en 2018

Publié : 24 mars 2018, 15:59
par wallers
Interview par L’Équipe du journaliste belge Philippe Vanderbergh, auteur de l’ouvrage "Des monuments et des hommes" consacré à ces courses : https://www.lequipe.fr/Cyclisme-sur-rou ... uil/786044

Question : D'où vient cette expression "Monument" ? Est-elle une appellation officielle et sait-on qui l'a utilisée en premier ?
Réponse : Par définition, un monument n'a de valeur que celle que lui confie une communauté pour perpétuer un souvenir. C'est donc un concept qui s'inscrit dans la durée. Il y a dix ans ou quinze ans, on ne parlait pas des Monuments comme on le fait aujourd'hui. Pour les recherches de mon livre, je n'ai pas obtenu de réponse précise et encore moins un géniteur.

Le forum VCN saura-t-il résoudre cette énigme ?

Re: Pendant ce temps là en 2018

Publié : 24 mars 2018, 16:13
par allezlasse
Je suis trop jeune pour "confirmer" les propos de Vanderbergh, mais j'ai le même sentiment que lui.

Quand j'ai commencé à sérieusement m'intéresser au vélo, disons y'a une petite vingtaine d'années, j'ai l'impression que l'expression "monument" n'existait pas, ou du moins qu'elle était beaucoup plus discrète qu'aujourd'hui. J'ai vu ce concept prendre une grande ampleur assez vite par contre ensuite.

Je dirais en fait (c'est une simple intuition) que c'est l'émergence du Pro Tour (devenu World Tour) qui a contribué à populariser l'expression "monument". A la fois en réaction à ce PT, et grâce à lui, je m'explique : en réaction parce que les suiveurs voulaient sans doute garder vivante l'idée que même si plusieurs courses cohabitaient au sein d'une première division mondiale, certaines avaient plus de valeurs que d'autres (notamment les créations ex-nihilo comme le CLM par équipes d'Eindhoven) ; et grâce à lui, aussi, parce que dès 2005 le barème du Pro Tour faisait une distinction entre les cinq monuments et les autres courses d'un jour, les premiers rapportant plus de points que les secondes, alimentant l'idée que ces cinq courses là appartenaient à une catégorie spéciale.

Il serait intéressant je pense de faire une étude de l'occurrence du mot "monument" dans les pages vélo de L'Equipe ou dans l'une ou l'autre revue spécialisée, dans les années 80, les années 90 puis les années 2000, je pense qu'on mesurerait assez bien cette émergence finalement assez récente.

Re: Pendant ce temps là en 2018

Publié : 24 mars 2018, 16:14
par dolipr4ne
wallers a écrit : 24 mars 2018, 15:59 Interview par L’Équipe du journaliste belge Philippe Vanderbergh, auteur de l’ouvrage "Des monuments et des hommes" consacré à ces courses : https://www.lequipe.fr/Cyclisme-sur-rou ... uil/786044

Question : D'où vient cette expression "Monument" ? Est-elle une appellation officielle et sait-on qui l'a utilisée en premier ?
Réponse : Par définition, un monument n'a de valeur que celle que lui confie une communauté pour perpétuer un souvenir. C'est donc un concept qui s'inscrit dans la durée. Il y a dix ans ou quinze ans, on ne parlait pas des Monuments comme on le fait aujourd'hui. Pour les recherches de mon livre, je n'ai pas obtenu de réponse précise et encore moins un géniteur.

Le forum VCN saura-t-il résoudre cette énigme ?
:super:

Ah beh voilà, donc en fait, on n'en sait rien du tout quoi! :green:

Sinon, y a ça qui m'a fait rire: «Ceux qui ont essayé de toucher au parcours ont eu des problèmes»...mais c'est tellement faux: la Manie sur MSR, le circuit final/Muur-Bosberg sur RVV, le delire liegeois depuis des années, le parcours inversé du Lombardie...

PS: ça vaut quelque chose son bouquin? Parce que, vu le sujet, ça pourrait m'interesser, mais si le gars est aussi mal renseigné.... :reflexion:

Re: Pendant ce temps là en 2018

Publié : 24 mars 2018, 16:49
par marcella
allezlasse a écrit : 24 mars 2018, 16:13 Je suis trop jeune pour "confirmer" les propos de Vanderbergh, mais j'ai le même sentiment que lui.

Quand j'ai commencé à sérieusement m'intéresser au vélo, disons y'a une petite vingtaine d'années, j'ai l'impression que l'expression "monument" n'existait pas, ou du moins qu'elle était beaucoup plus discrète qu'aujourd'hui. J'ai vu ce concept prendre une grande ampleur assez vite par contre ensuite.

Je dirais en fait (c'est une simple intuition) que c'est l'émergence du Pro Tour (devenu World Tour) qui a contribué à populariser l'expression "monument". A la fois en réaction à ce PT, et grâce à lui, je m'explique : en réaction parce que les suiveurs voulaient sans doute garder vivante l'idée que même si plusieurs courses cohabitaient au sein d'une première division mondiale, certaines avaient plus de valeurs que d'autres (notamment les créations ex-nihilo comme le CLM par équipes d'Eindhoven) ; et grâce à lui, aussi, parce que dès 2005 le barème du Pro Tour faisait une distinction entre les cinq monuments et les autres courses d'un jour, les premiers rapportant plus de points que les secondes, alimentant l'idée que ces cinq courses là appartenaient à une catégorie spéciale.

Il serait intéressant je pense de faire une étude de l'occurrence du mot "monument" dans les pages vélo de L'Equipe ou dans l'une ou l'autre revue spécialisée, dans les années 80, les années 90 puis les années 2000, je pense qu'on mesurerait assez bien cette émergence finalement assez récente.
Je confirme pour le coté récent.
Je n'ai aucun souvenir de l'emploi du mot monument pour parler des classiques dans les années 80.

Re: Pendant ce temps là en 2018

Publié : 24 mars 2018, 16:59
par loloherrera
Je vois plusieurs raisons...

- Ce sont des courses qui dépassent 250 km
- Elles ont toutes un côté historique, et figurent parmi les plus anciennes.
- C'est peut-être une façon de se démarquer des classiques qui ont émergé petit à petit depuis l'après-guerre.

D'habitude, je suis pas fan de nouveaux "noms" donnés, de nouveaux termes que l'on donne à tel évènement pour le faire mousser (genre classico :tusors: employé à toutes les sauces). Mais Monument, ça sonne bien, et représente à mon avis le graal niveau Classiques pour les coureurs.

Re: Pendant ce temps là en 2018

Publié : 24 mars 2018, 17:07
par marcella
C'est bien pour cela qu'il ne faut y inclure des épreuves qui n'ont pas leur histoire.