Quef a écrit : 17 août 2021, 17:51
Quintala a écrit : 17 août 2021, 11:42
(DDT)
C'est le même service, ça a juste changé de nom avec la fusion avec un autre truc.

Ce sont les Conseils Départementaux qui s'occupent des routes maintenant (d'où les nouveaux noms RD XXXX pour toutes ces départementales). L'Etat ne gère que les plus grands axes (les "routes nationales"). Et pas les DDT d'ailleurs...
Tu mélanges plusieurs choses.
Les route départementales, ce n'est pas un concept nouveau, c'est l'essentiel du réseau de tous les jours ; l'autre partie n'étant pas départementale mais communale, et ce ne sont pas les CG qui s'en occupent (si j'étais mauvaise langue je dirais que par chez moi personne ne s'en occupe et surtout pas les Maires qui devraient pourtant le faire

). Les routes nationales, ce n'est pas nouveau non plus. Le fait que l'État ait récemment déclassé certaines nationales en départementales ne concerne que quelques routes (si on les rapporte à la masse des départementales), et s'il y a eu une vague de déclassement ces dernières années (celles qui souvent ont été renommées en D8xxx, D1xxx, etc. pour des raisons de simplicité), ce n'est pas non plus un phénomène nouveau mais qui se passe depuis très longtemps, et qui n'adoptait pas de convention particulière. Chez moi la N117 a été déclassée en D117 il y a 50 ans, et ailleurs en D817 (avec un 8 devant mais sur 3 chiffres et pas 4) il n'y a pas longtemps. La N618 à côté aussi a été déclassée il y a 50 ans, et de la même manière est devenue D618 (mais D918 ailleurs).
DDE, c'était aussi départemental, comme le deuxième D de son nom l'indique. Même si au départ ça ne voulait pas dire que ça dépendait d'un CG, depuis quelques dizaines d'années le caractère « antenne départementale d'un service de l'État » avait de facto laissé la place à une gestion départementale plus ou moins complète (assez rapidement après la création des DDE, en fait) La transformation en DDT n'a fait qu'entériner cet état de fait en éclaircissant la séparation des rôles. Mais ce sont les mêmes services avec les mêmes personnels.
Il n'y a pas de rapport entre la transformation des DDE en DDT et le déclassement de routes nationales. Si ce n'est bien sûr que ça participe de la même logique, qu'on pourrait appeler d'auto-destruction de l'État, qui transfère année après années ses responsabilités et pouvoirs à la fois au-dessus (U.E.), en-dessous (départements et surtout régions) et à côté (au privé qui dans le cas du réseau routier a repris à son compte beaucoup de l'exécution de travaux qui pouvait par le passé être faite en interne par les DDE, et est en concurrence avec la nouvelle incarnation de celle-ci ).
Bref, tout le monde comprend que DDE et DDT, c'est kif-kif bourricot et que l'une est la continuation de l'autre, et c'est pour ça que personne n'imprime le «nouveau » nom et que tout le monde comprend quand quelqu'un parle de la DDE. De même qu'on comprend quand on parle des services des Ponts et Chaussées, qu'on parle en fait de la DDE puis de la DDT , puisque ces deux services sont la continuation du même service. Le périmètre s'agrandit un peu, se rétrécit un peu ; la responsabilité est plutôt, ou ici, ou partagée, ça va ça vient, mais c'est dans la continuité.
Ils auraient pu garder le même nom tout en faisant les mêmes réformes successives, ça n'aurait rien changé (et aurait évité de genre de discussion de coupage de cheveux en 4). Mais sinon on pourrait par exemple enchaîner sur le fait que les notaires et les élus parlent toujours des Hypothèques, alors que ça aussi ça a changé de nom ; mais comme tout le monde comprend, que personne ne se rappelle du nouveau nom, et que toutes manières c'est la même chose, en vrai on s'en fout.