Bon, nobostant les délires de zwhi, l'actualité sur ce fil est plutôt calme, je me permets de revenir encore sur le cas Froome.
D'abord, je trouve assez étonnant que quelqu'un qui ne cesse de critiquer l'UCI nous somme d'arrêter de parler de Froome comme d'un dopé sous prétexte que l'UCI l'aurait innocenté...
Ensuite, pour bien comprendre pourquoi il est tout à fait acceptable de traiter Froome de chaudière, faisons une analogie.
Supposons que début 1996, l'UCI décide que chaque coureur ayant un taux d'hématocrite supérieur à 50% ce verra disqualifier de la course sur laquelle le contrôle a été effectué
16ème étape, 1er contrôle sur l'hématocrite de ce Tour, on saura quelques jours plus tard que Riis a été mesuré à 60%. L'UCI commence une procédure pour le disqualifier.
La Deutche Telekom décide d'engager le bras de fer avec l'UCI, payant une armée d'avocats et d'experts. Ayant cherché pendant des mois, ils ne trouvent rien qui puisse disculper Riis d'une prise abusive d'EPO. Mais, ils ont réussi à trouver des chercheurs qui diffusent un papier qui dit que, dans certaines circonstances, il est possible qu'une personne ayant pris de l'EPO se retrouve avec un taux de 60% malgré que la dose prise n'aurait théoriquement pas dû lui faire dépasser 50%.
A aucun moment ils n'ont démontré que Riis pourrait être cette personne ni même que les circonstances avaient un quelconque rapport avec celle rencontrée par Riis sur ce Tour, mais l'UCI baisse son froc, elle abandonne la procédure et Riis reste vainqueur du Tour 1996.
Est-ce qu'il viendrait à quiconque l'idée de contester le fait que Riis était une chaudière. Bien sûr que non
Et donc pour les esprits cartésiens que nous sommes, si ça ressemble à un canard, si ça nage comme un canard et si ça cancane comme un canard, c'est qu'il s'agit sans doute d'un canard.
Froome coche toutes les cases de la chaudière, de la soudaine explosion, de la fréquentation de médecins douteux (ah oui, ce bon Dr Freemann qui va être jugé pour dopage, sans qu'aucun coureur n'ait été dopé, la bonne blague) pour finir par le contrôle non-négatif, on peut donc sans risque de ce tromper l'appeler ainsi.
