Iguane a écrit : 09 avr. 2020, 19:25
Lemon-Curry a écrit : 09 avr. 2020, 17:52
Ça dépend aussi à qui tu laisses la victoire. Un Leblanc ou un Bruyneel (ce sont les deux exemples qui me viennent avec Indurain) n'avaient pas le palmarès de Pantani et ont dû trouver la victoire belle, quelle qu'aient été les circonstances. Quant tu t'appelles Pantani, par contre, un tel cadeau doit avoir un goût amer.
Surtout quand tu vois la course de Pantani. Il fait toute la montée seul, à 20 secondes du groupe de tête. Il revient, il flingue 5 fois en 2 km, il sort, il creuse... Et la l'autre machine, au lieu de laisser filer, elle met sa minasse dont elle aurait pu se passer, elle fait passer tout le monde pour des cadets, elle revient sur Pantani, la elle se retourne 3 fois, fait des signes de la main, parle, lâche même Pantani pendant 200m avant de baisser légèrement le rythme pour qu'il recolle. Tu veux laisser gagner, tu fais pas tout ce cirque. Armstrong aurait mis sa minasse à 500m de l'arrivée, il aurait également montré qui était le boss, mais il aurait pas humilié Marco.
Armstrong a volontairement humilié Pantani, une 1ère fois à Hautacam, une seconde sur le Ventoux, où le Pirate est traité comme une sous-bouse. Je ne sais pas ce qui a pris Armstrong de traiter Pantani de la sorte. On parle d'un coureur qui a fait un doublé Giro-Tour en 1998 et qui a mis l'amende en montagne Indurain/Riis/Ullrich/Virenque plus d'une fois, pas d'un vulgaire sans grade qui aurait eu les jambes de sa vie sur le Ventoux et flingué les leaders. Armstrong croyait acheter Pantani avec une victoire offerte avec mépris….lol.
Ullrich avec Virenque à Courchevel, c'est quand même plus classe( malgré la controverse financière), on a deux hommes qui s'en sont mis plein la tronche durant l'étape et Ullrich( avec arrangement ou pas) comprend que Virenque a fait un numéro sur l'étape et continue à tout donner, la victoire du français apparait comme un bon compromis( Ullrich évite en flinguant le français de passer pour un dictateur).
Indurain je n'ai jamais vu d'étape de montagne, je sais juste que les victoires étaient laissées aux gars qui accompagnaient le navarrais. Je ne peux pas donc dire quoi que ce soit sur les conditions, sans doute que la personnalité lisse d'Indurain aidait à faire passer la pilule.