Je réclame depuis longtemps l'entrée en vigueur du module stéroïdien dans le passeport biologique et à ma grande surprise, ça a l'air d’être en place depuis 2014.
Seul problème, je n'ai encore jamais entendu parler d'un sportif qui se soit fait choper pour des variations de testostérone
(enfin si mais cela a été utilisé pour un cas très particulier*)
Pourtant, le module stéroïdien n'engendre presque pas de coûts supplémentaires comme tout est automatisé à partir de l'analyse d'urine des labos.
*Il s'agit de Alex Schwazer le marcheur qui avait déjà été suspendu une première fois pour dopage sanguin et en a profité pour rompre l'omerta, cela n'a pas plu du tout à l'IAAF qui n'a fait que mettre des bâtons dans les roues de Schwazer et de son entraîneur Donati avec des menaces lors de son retour de suspension.
L'IAAF a alors tout mis en oeuvre pour coincer une deuxième fois Schwazer et a prétendu avoir utilisé le module stéroïdien pour avoir retester un échantillon négatif qui s'est avéré être positif deux mois plus tard après analyse par spectromètre de masse isotopique. Il y a toujours de gros doutes sur la chaîne de traçabilité de l'échantillon qui présentait des micro-traces de testo exogènes (seul échantillon positif sur l'année ce qui parait curieux pour un dopage par micro-doses).
Donc c'est fort possible que l'IAAF ait truqué le test.
Voilà donc en dehors de ce cas très spécial, aucune fédération n'a encore jamais utilisé le module stéroïdien, pourtant, à la moindre variation, c'est bien plus simple que pour le dopage sanguin de prouver que le mec a pris de la testo exogène par analyse isotopique, alors qu'il y a pas mal d'EPO qui ne sont pas détectables.
On nous cache des choses parce qu'il y a un tas de mecs qui font leur carrière en réajustant leur taux de testo tout en s'assurant d'avoir un rappot testo/épi en dessous de 4, y compris dans les sports d'endurance bien sur.
Certains cyclistes peuvent prolonger leurs carrières de plusieurs années grâce à cela ou être toujours aussi fort en troisième semaine de GT ou bien continuer d'avoir un régime drastique sans faire baisser leur taux de testo pendant l'entrainement et donc sans perdre de masse musculaire.
Si le module stéroïdien a été mis en place, c'est bien parce qu'il y avait un problème à l'origine, on a du se tromper alors ou bien tout le monde a joué le jeu du jour au lendemain.
C'est quand même évoqué noir sur blanc sur le site de l'UCI.
http://www.uci.ch/clean-sport/the-athle ... sport-abp/
What is a steroid longitudinal profile?
The development of a steroid longitudinal profile follows the same principles as the haematological profile, except that the matrix of analysis is urine.
Urine samples are collected from riders and analysed following the normal procedures. In addition to analysing the sample for the full range of prohibited substances, WADA-accredited laboratories have been obliged to upload the steroidal values into ADAMS since 1 January 2014.
Once sufficient steroid values have been uploaded into ADAMS, the Adaptive Model will be applied to determine possible variations in the longitudinal profile through the use of endogenous (naturally occurring) steroids such as testosterone and/or its precursors.
The steroidal module was also introduced on 1 January 2014 into ADAMS. All ABP data within the steroidal module is managed through ADAMS and therefore subject to constant review by WADA. It ensures compliance to WADA standards, full confidentiality and transparency.
Voilà ce que ça donne un sportif qui fait joujou avec ses taux de testo/épi :

A gauche, un homme sain, à droite, une chaudière/latin.