Le tour de France de la cycloglandouille !
A m'en donné, faut savoir s'arrêter, et prendre une pause
Après le Tour d'Europe:
Après mon tour d'Europe, je me suis retrouvé sans vélo puisque mon cadre était cassé et je me suis en tête un nouvel objectif, celui de réussir un concours

Donc le vélo n'était pas prioritaire, mais je me déplaçais tout de même avec mon vieux VTT ou les vélos de la ville de Rennes pour mes trajets quotidiens. Après un premier échec à mon concours, je passe l'été chez un ami au Mexique, où je refais le point pour la suite

A suivre les exploits de la transcontinentale race, l'envie de refaire de la longue distance revient petit à petit
Prépa pour un tour du Mexique ?
Comme on m'a gentiment prêté un vélo, j'ai pu faire une sortie avec un groupe de cyclos de San Luis Potosi, dans l'altiplano entre Mexico et Monterrey, très sympathique (ambiance Ska-P

). Mais entre l'insécurité, l'aridité dans la pampa, le matériel peu adapté (un sac à dos, une gourde et un VTT), le fait que je veux passer du temps avec mon pote le weekend, j'ai assez d'excuses pour en rester là
Avec les Tuna Bike de San Luis Potosi
Groupe fort sympathique, mais qui prenait trop de pauses à mon goût. Résultat des courses, déshydratation et insolation

Mais belle expérience, et ravi de voir que le vélo est un mode de vie pour de nombreuses personnes partout dans le monde. D'ailleurs, malgré la façon de conduire des mexicains (loi du plus fort) et l'influence de la culture etats-unienne, à base de gros 4x4, nombreux sont les cyclistes, la plupart pour des raisons économiques, d'autres par conviction, qui bravent le danger pour se déplacer à vélo
Et puis le dimanche, les lève-tôt peuvent profiter du calme des routes secondaires. D'ailleurs, les jeudi soir en ville sont interdits aux automobilistes, ce qui permet à de nombreux citadins de flâner le temps d'une soirée, hors des embouteillages et du stress habituel. Pendant cette sortie je ne suis également pas très rassuré par mon niveau, je suis dans le top 5 du groupe, et je sens mes limites quand les ptits jeunes se mettent à embrayer
A mon retour en France, en septembre 2018, je reprends le travail, et fais quelques économies pour m'acheter un nouveau cadre, un Specialized Diverge E5

que j'acquiers début 2019, un cadre passe-partout qui me permet de faire du vélotaf en toute sécurité, en passant par les pistes cyclables et voies vertes de l'agglomération rennaise, et confortable puisque typé endurance. C'est également la marque des derniers vainqueurs de Paris-Roubaix (il faut remonter à la "surprise" Matthew Hayman pour voir un non-Specialized s'imposer), donc j'ai confiance pour mon nouvel objectif qui est de faire Roubaix, mon rêve, mon mythe, tant les pavés m'avaient impressionné lors de mon dernier passage dans l'Enfer du Nord
Reprise difficile, merci les intercités
Je m'étais aussi inscrit pour la Transcontinental Race, course qui me faisait rêver, mais à cause de son succès, la sélection pour y participer est devenue drastique. Et comme je n'ai aucune référence, ils ont dû se marrer quand ils ont lu mes objectifs et le peu de matos que je comptais prendre (un calepin plutôt qu'un GPS par exemple)

Mais je ne suis pas déçu de ne pas l'avoir fait, car je l'avais déjà fait à mon rythme, et je ne vois pas pourquoi je serais obligé de me taper le Galibier et les montagnes serbes pour traverser l'Europe quand on peut passer par le Danube, où longer le littoral de l'Adriatique

Ma nouvelle philosophie est de tester les euro-vélo-routes et les voies vertes, puisqu'elles me permettent de faire de longues distances en minimisant les problèmes de trafic et d'insécurité, et que si l'Union Européenne met le paquet dans ces nouvelles routes, c'est bien pour qu'elles servent à quelque chose ? Les prendre est pour moi un engagement politique
