Quand ce sont des grimpeurs qui s'expliquent, c'est sûr que ça rend tout de suite la course plus spectaculaire. Attaque, contre-attaque, arrêt, ré-attaque, on est plus prés de Gaul-Bahamontès du Superga 58, de Fuente-Ocana du Télégraphe 73 (une douzaine d'attaque de Tarrangu, selon le reporter Richard Diot), du Delgado-Herrera du Monte Caro 91 ou du Contador-Rasmussen de Peyresourde 2007 ( 2 vrais grimpeurs, malgré la période), que des trains asphyxiants made in Sky, USPostal ou Banesto.
Mais ça, on ne peut le voir que sur des courses de second rang. Sur le Tour, la même ascension, ça monte aussi vite, voire plus vite (Quintana a effectué les 10 derniers km en 26'04, sur du 7 de moyenne, en me référant au revisionnage sur youtube), mais de manière beaucoup plus lissée et asphyxiante, et pour 0 spectacle. Kwiat s'écarte à 5 bornes, Bernal en rajoute jusqu'aux 3 km, et les Froome, Dumoulin, Thomas s'expliquent dans le final, et tout ça en moins de 25'.
On verra sur le prochain Tour, ou les altitudes seront à peu prés les mêmes. On va moyennement apprécier quand les 4x4 vont prendre les choses en main sur les montées de Tignes ou Val Thorens.
(notons que, même si les 2 courses sont incomparables pour différentes raisons, on peut remarquer que Bernal est assez loin des 25'10 réalisés sur les 9,9km à 8 de moyenne sur la montée chrono du Tour de Romandie. Décalage de forme en vue du Giro, sans doute, et confirmation de sa performance modeste du championnat contre-la-montre )