Booze a écrit : 05 mars 2018, 17:50
Ok. Merci.
Donc tu confirmes que les velos de tri ont un meilleur rendement ?
J'avais pourtant cru comprendre que ves velos étaient moins efficaces en montagne.
En fait, je pensais que le choix d'un velo de tri à la place d'un vélo de course pour un triathlète s'expliquait par des considérations biomécaniques. J'avais dans l'idée que la position particuliere sur le velo de tri permettait des transitions musculairement plus aisées entre les différentes epreuves.
C'est parce qu'on ne parle pas des mêmes machines !
Pour les cyclistes pro, tu as en général trois cadres par équipes. Si je résume très simplement :
- Montagne : Léger, moins d'attention à l'aérodynamisme
- Aéro : Plus lourd, travail sur l'aérodynamisme, plus rigide aussi pour les coureurs puissants (rouleurs/sprinteurs)
- CLM : Dédié au CLM uniquement, c'est le modèle le plus lourd, on a spécialement misé sur le travail aérodynamique.
Bon, c'est un résumé simple voire simpliste, tu as d'excellents cadres aéro finalement pas tellement plus lourds que les cadres "montagne" et vice versa. Et au final, avec la limite de poids UCI bien au-dessus de ce que savent faire les constructeurs, les coureurs vont plutôt choisir en fonction de la rigidité et du confort (voire de la géométrie) dans une majorité de cas pour des vélos qui tournent autour de 6,8-7kg (autant le grimpeur essaie d'approcher de cette limite sur une étape de montagne cruciale, autant le sprinteur qui fera gruppetto en a rien à cirer de partir avec une machine à 7,2kg).
Maintenant qu'on a dit ça, un vélo de triathlète faut voir ça comme un vélo de chrono sur lequel on aurait encore plus travaillé l'aéro parce que le règlement ne le limite pas (donc on peut se permettre des positions et des machines moins conventionnelles). Et, une fois encore, ça se fait un peu au détriment du poids (suffit voir les machines des gars qui sont carénées de partout comme de vraies motos, généralement, plus t'as de matière plus c'est lourd).
Bon une fois encore, c'est un résumé simpliste et on pourrait m'objecter qu'il existe des tri qui se font en montagne et donc blablabla, mais tu as compris le principe.
Pour les transitions, faudrait s'adresser à un spécialiste du tri, mais pour le coup je pense que l'un n'empêche pas l'autre.
Pour le "rendement", c'est surtout une question de sémantique.
Généralement, pour parler matos en vélo, on va considérer aéro vs poids (à cela, il faut ajouter la rigidité et solidité des pièces notamment). Ensuite, le rendement d'une machine va surtout dépendre de l'épreuve et du terrain.
En gros, si tu fais un CLM tout plat, et si le règlement le permettait, tu aurais tout intérêt à partir sur un vélo de triathlète (en partant du principe que le règlement UCI limite trop les vélos de chrono). Si tu pars sur l'épreuve autrichienne d'un jour avec +5km de D+, là tu aurais l'air très con à tracter ton vélo de tri.
