Je pense un peu comme toi, Iguane. Enorme moteur, mais pour gagner il faut qu'il étouffe les adversaires en les mettant au supplice. Comme le faisait très bien De Gendt, Hurlevent a raison
Seulement, De Gendt a depuis toujours ciblé ses étapes et mettait tout sur l'une d'elles. (Dommage d'ailleurs qu'il n'ait jamais eu d'ambition sur les classiques, celui-là...

)
Le problème de Campenaerts, c'est que dans le vélo d'aujourd'hui il faut être capable de mettre au moins une sacoche venue de l'espace pour s'isoler à l'avant. Il faut du punch, de l'explosivité. Or il en est assez dépourvu. C'est sûr que si tu le poses 1 minute devant un groupe de favoris de la course, tu peux avoir un sacré suspense parce que sa résistance est hors du commun. (pas pour rien qu'il tape McNulty ou Van Wilder sur le chrono du Tour du Luxembourg l'an dernier) Mais comment créer cette situation ? Ou alors il faudrait une course de gaziers où ça ne débranche pas, où limite il n'y a pas d'échappée, jusqu'au final. Et même là, il faudrait alors une finesse tactique et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il n'est pas le mieux placé pour jouer dans ce registre
On peut toujours espérer pour lui des circonstances favorables sur des courses comme A travers la Flandre ou la Flèche Brabançonne. Pour des classiques plus prestigieuses encore, ça me paraît malheureusement plus compromis.
