Je suis d'accord sur cette analyse. Mais, on est d'accord finalement :Nopik a écrit : 22 mai 2018, 20:48 Justement je voulais te répondre ici
Le souci ce n'est pas forcément le CLM à mon avis.pascal94100 a écrit : 22 mai 2018, 20:30 J'y croyais (un peu) aujourd'hui, mais, au final, je me fais la même réflexion, comme après chaque CLM : ce n'est pas demain qu'un Français remportera un grand tour et une course à étapes de haut niveau.
Quant à Pinot, il peut encore viser le podium, mais il va falloir être à un très bon niveau, en sachant que Lopez n'est plus si loin.
Le souci c'est que les coureurs (francais mais pas que) courent comme s'ils avaient un avantage sur le CLM !![]()
Ils courent "dans" le groupe des favoris.
Ca, c'est bon pour les Froome, les Dumoulin. Ou parfois même pour des grimpeurs qui prennent 1 ou 2 fois un petit avantage et qui peuvent le défendre correctement sur un CLM (Quintana ou Contador... quand Froome et Dumoulin ne sont pas là).
Mais vu les qualités des cadors francais et de leur opposition, ce n'est pas comme ca qu'ils doivent se comporter.
Si Yates gagne ce Giro, il ne sera absolument pas question de ce CLM. Il sera question des étapes en montagne où il prend du temps.
Quand Nibali gagne le Giro 2016, ce qui compte c'est l'étape de montagne où il fait la diff.
Quand Aru gagne la Vuelta (oui, même Aru !! ), ce qui compte c'est l'étape où il fait la différence avec Dumoulin.
Même pour les victoires de Hesjedal, de Sastre ou d'Evans, eux qui ne sont pas des serial winners de GT (ce qui les rapproche finalement des 2 francais), ce qu'on retient d'eux ce sont les 1 ou 2 journées où ils se sont vraiment sortis les tripes. Où ils ont réalisé une attaque décisive (avec gain de temps significatif). Où ils ont défendu leur maillot comme des lions contre des attaques de coureurs dangereux voire plus forts qu'eux.
Tant que les 2 francais ne réaliseront pas un exploit de ce genre, il est quasiment impossible de les voir s'imposer en GT.
Sauf évidemment si on veut tout miser sur une victoire par défaut en l'absence d'un coureur dominant. Cas de figure qui reste possible mais qui ne vaut pas la peine de faire des plans sur la comète
En résumé : ce n'est pas en se contentant de suivre les meilleurs qu'on peut gagner un GT (sauf quand on est supérieur en CLM). Il faut savoir être décisif. Et pouvoir le réaliser...
PS : Et de mon point de vue c'est à ce titre là que l'acte manqué de Bardet dans le Peyra Taillade est TRES significatif.
- Soit nos coureurs sont forts en CLM et ils peuvent gérer en montagne (comme Dumoulin / Froome ou Roglic / Dennis dans les prochaines années).
- Soit ils sont très offensifs et ingénieux en montagne, comme Yates sur ce Giro (ou les coureurs cités plus haut), et ils peuvent gérer en CLM.
Donc, il faut qu'ils gèrent différement ces courses, pour espérer y briller.
Mais, cela ne m'empèche pas de continuer à supporter Pinot, Bardet, Latour, Gaudu, et autres représentants.








