Bradounet_ a écrit :ChicoDjango a écrit :Je trouve que les courses, cette année, sont globalement très plaisantes. Moins de grosses équipes pour tout verrouiller, pas mal d'étapes où ça attaque d'assez loin (dans de nombreuses épreuves, style le Dauphiné, le Tour de Suisse, le Tour de l'Ain, etc.)
Mouais, pour moi, c'est plutôt l'annus horribilis. Sur les grosses courses cette année en tout cas : Milan-San-Remo (aucune véritable attaque dans le Poggio !), une édition de Paris-Roubaix bien terne où à aucun moment on a cru que Boonen avait la moindre chance, des Ardennaises affreuses : je ne sais pas si on peut faire pire, un Giro où le script de la course était détenu par les seuls mollets de Pierre Rolland, un TdF où aucun membre du top20 final n'a attaqué avant la dernière ascension (quelques étapes sympas en première semaine néanmoins), le championnat de France moche, un Paris-Nice qui se joue sur ne série de sprints en bosse, un Tour de Catalogne hyper décevant, un Tour de Romandie qui se résume toujours à une seule étape.
C'est sûr que le Dauphiné écrase toutes les autres courses cette année que ce soit au niveau des confrontations, du spectacle, des polémiques, du scénario. Tirreno était pas mal aussi.
Tu es bien gentil avec le Tour de Suisse, la dernière étape sauve vraiment les meubles.
Heureusement finalement que sur les autres coursettes, il y a un peu plus d'agitation.
On devrait avoir plus de spectacle sur la Vuelta mais ça restera à jamais la Vuelta hein, faut pas s'attendre à beaucoup d'animation avant la dernière demi-heure de course.[/quote
D'accord, il y a encore quelques courses décevantes, et le cyclisme d'aujourd'hui reste un sport où les enjeux, les tactiques et le niveau homogène du peloton contribuent à créer des scénarii stéréotypés. Et je ne peux qu'acquiescer lorsque tu commentes le déroulement de quelques grandes classiques (Milan - San Remo, ou LBL ; par contre, j'ai pris beaucoup de plaisir à voir Paris-Roubaix, j'ai trouvé la course enlevée et indécise).
En fait je suis surpris par le fait que l'on revoit, cette année, des courses qui basculent sur de grandes manoeuvres, des attaques plus lointaines. Le Giro ou le Tour de Suisse sont peut-être "sauvées" par une ou deux étapes, j'en conviens, mais ces seules étapes suffisent à rompre avec la monotonie des schémas de course auxquels on est (trop) habitué. Je comprends aussi ton point de vue sur le Tour, mais personnellement, au-delà de la course des Français et de Nibali (un coureur que j'ai toujours aimé), j'ai apprécié le parcours qui presque chaque jour offrait de quoi rompre l'ennui (comme sur Paris-Nice d'ailleurs), l'étape folle des pavés, les défaillances et retournements de situation, le fait que les leaders se retrouvent assez vite isolés, sans coéquipiers.
Maintenant c'est vrai que le constat que je fais vaut peut-être davantage pour des courses de moindre importance, sans oreillettes pour la plupart, et qui me semblent très débridées. Je pense par exemple aux 4 jours de Dunkerque, dont le déroulement m'a semblé passionnant. Le Tour de l'Ain avait l'air d'être un sacré chantier. Au niveau au-dessus, il y a effectivement le bel exemple du Dauphiné, Tirreno-Adriatico, et cet Eneco Tour très plaisant.
Bref, je suis d'accord : en lisant ton commentaire, je me suis dit que j'étais peut-être allé trop loin dans mon enthousiasme. Mais je dirai quand même que certains éléments font de cette saison 2014 une année prometteuse pour 'avenir...grâce surtout à l'émergence ou la confirmation (pour certains) d'une génération de jeunes coureurs vraiment intéressants.