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Re: Dopage 2020

Publié : 15 nov. 2020, 01:12
par wallers
iskinni a écrit : 15 nov. 2020, 00:28 ...
j'ai pensé que mon témoignage pouvait servir....mais je suis content de n'avoir rien fait, j'aurais beaucoup de mal avec cela aujourd'hui niveau conscience.
par ailleurs, j'ai déjà entendu dire que des coureurs amateurs (avec un niveau un peu plus haut que le mien mais pas extraordinaire) prenaient du solupred pour des 10 kms...
Comme tu le dis si bien, la tentation peut potentiellement concerner tous les compétiteurs, quel que soit le niveau.
A l'époque où je courais, même à tout petit niveau et même dans les catégories de jeunes, j'en ai vu à côté de moi qui zizgagaient sur la route en bavant et avec les yeux qui roulaient dans tous les sens. Et qui gagnaient soudainement des courses après avoir été des brêles. Pourtant, c'était au niveau départemental.

Re: Dopage 2020

Publié : 15 nov. 2020, 09:11
par El_Pistolero_07
Bravo, belle honnêteté de ta part ! C'est vraiment la question qui me taraude, je n'ai toujours pas la réponse (et je l'aurais jamais) si un gars m'avait proposé des produits et un contrat pro à 22/23 ans, qu'aurais-je fais ?

Bon mon niveau était famélique à l'époque, ça risquait pas d'arriver. :genance:

Re: Dopage 2020

Publié : 15 nov. 2020, 09:31
par loloherrera
Je me faisais une réflexion là, au réveil...oui, ça m'arrive de penser :sweat:
On dit souvent que le "meilleur" dopage se trouve dans l'élite, car ils ont les moyens de se payer le "truc", ils sont à la pointe et connaissent toutes les ficelles pour pas se faire chopper, grâce aussi à un meilleur entourage.
Mais j'imagine que pour arriver au top, ils avaient quelque chose en plus, dès le départ. Les mecs étaient pas chargés à 12 ans.
Est-ce que la hiérarchie serait vraiment bouleversée si tout le monde tournait à l'eau claire ?
J'ai sans doute pas tous les éléments en main...mais quelle connerie quand on y pense.

Re: Dopage 2020

Publié : 15 nov. 2020, 09:46
par Tremiti
loloherrera a écrit : 15 nov. 2020, 09:31 Je me faisais une réflexion là, au réveil...oui, ça m'arrive de penser :sweat:
On dit souvent que le "meilleur" dopage se trouve dans l'élite, car ils ont les moyens de se payer le "truc", ils sont à la pointe et connaissent toutes les ficelles pour pas se faire chopper, grâce aussi à un meilleur entourage.
Mais j'imagine que pour arriver au top, ils avaient quelque chose en plus, dès le départ. Les mecs étaient pas chargés à 12 ans.
Est-ce que la hiérarchie serait vraiment bouleversée si tout le monde tournait à l'eau claire ?
J'ai sans doute pas tous les éléments en main...mais quelle connerie quand on y pense.
Ta réflexion est amusante puisque c'est prendre le problème à l'envers de ce qui se dit habituellement ("qu'ils se dopent tous et basta"), mais je ne pense pas que la hiérarchie serait la même puisque cela voudrait dire que tout le monde se dope actuellement, ce que je ne crois pas.

Re: Dopage 2020

Publié : 15 nov. 2020, 11:31
par xacasar
Beau témoignage, honnête, aussi je ne juge pas aussi sévèrement que certains le dopage, rien n'est juste blanc ou noir mais gris, un Colombien qui passe pro et qui doit charger la mule pour payer toute sa famille, je ne pardonne pas mais je comprends...

" j'avais un dégout de moi meme vis a vis de mes performances..."
" je faisais une fixette sur l'athlé c'était la chose la plus importante de ma vie qui passait devant absolument tout"
"je souffrais tellement d'avoir l'image d'un nul/raté que j'étais pret à tout..."

Le problème vient de la, le sport a pris une place beaucoup plus importante qu'elle n'aurait du dans ta vie, le sport (et les performances) ne doivent heureusement pas définir une personne et on doit en avoir conscience. Tu vivais avec quelqu'un à l'époque, ça aurait du/pu t'aider à relativiser...
J'ai croisé des multitudes de gens super dans la vie et qui réussissent trés bien dans leur boulot, sont brillants, et ont loin d'avoir un niveau exceptionnel en vélo, et alors ? Il y a des choses plus importantes que pousser fort des pédales...

Re: Dopage 2020

Publié : 15 nov. 2020, 11:37
par CPTmatros
wallers a écrit : 15 nov. 2020, 00:30 19 min 49 secondes sur 5000m, il faut aussi penser qu'il y en a qui doivent se doper pour arriver à le faire en vélo. Par discrétion, je ne mettrai pas les liens vers les topics associés, mais il y en a plusieurs. :elephant:
C'est ce que j'allais dire je viens de battre mon record sur route hier à mon tout petit niveau: 21'17. Autant dire que bon c'est pas ridicule ton temps. :green:

Re: Dopage 2020

Publié : 15 nov. 2020, 11:40
par loloherrera
@ ginobartali et tremiti, oui vous avez raison, je mets un peu tout le monde dans le même sac, ma réflexion est biaisée.

Re: Dopage 2020

Publié : 15 nov. 2020, 11:43
par CPTmatros
Tremiti a écrit : 15 nov. 2020, 09:46
loloherrera a écrit : 15 nov. 2020, 09:31 Je me faisais une réflexion là, au réveil...oui, ça m'arrive de penser :sweat:
On dit souvent que le "meilleur" dopage se trouve dans l'élite, car ils ont les moyens de se payer le "truc", ils sont à la pointe et connaissent toutes les ficelles pour pas se faire chopper, grâce aussi à un meilleur entourage.
Mais j'imagine que pour arriver au top, ils avaient quelque chose en plus, dès le départ. Les mecs étaient pas chargés à 12 ans.
Est-ce que la hiérarchie serait vraiment bouleversée si tout le monde tournait à l'eau claire ?
J'ai sans doute pas tous les éléments en main...mais quelle connerie quand on y pense.
Ta réflexion est amusante puisque c'est prendre le problème à l'envers de ce qui se dit habituellement ("qu'ils se dopent tous et basta"), mais je ne pense pas que la hiérarchie serait la même puisque cela voudrait dire que tout le monde se dope actuellement, ce que je ne crois pas.
Ma position est claire sur ce sujet: OUI bien sûr ça fausse la hiérarchie et même si tout le monde se dope.
Point de vue physiologique en tout cas.

Re: Dopage 2020

Publié : 15 nov. 2020, 12:10
par Mengin88
Témoignage intéressant d'Iskini. On comprend bien que divers paramètres rentrent en compte dans la décision d'avoir recours au dopage: La performance (pour gagner ou pour la gloire mais aussi juste pour ne plus être le dernier), le regard des autres, le besoin de reconnaissance mais également les moyens financiers ou tout simplement sa propre conscience.

Quant au débat sur la hierarchie qui serait la même si tout le monde avait la même médication, bien entendu que la réponse est non. Physiologiquement, on est tous différents, du coup un protocole sera plus efficace sur certains organismes (j'imagine que l'EPO est plus efficace quand on a une hématocrite basse par exemple). Il y a dans toute performance des capacités physiques qui rentrent en ligne de compte, celles-ci peuvent être travaillées pour être optimisées par l'entraînement, la diététique ou la technique mais aussi par le dopage hélas. Il faut aussi des capacités mentales et je pense que si ce mental peut permettre de de surpasser, il peut aussi pousser au dopage quand les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances de l'athlète.
Je ne suis pas un compétiteur, du coup j'ai du mal à comprendre qu'on puisse ne vivre qu'à travers la compétition et franchir la ligne jaune juste pour gagner. Mais effectivement, quand c'est devenu ton gagne-pain on peut trouver des circonstances atténuantes...

Re: Dopage 2020

Publié : 15 nov. 2020, 12:16
par CPTmatros
Des gens ont vu Icare sur Netflix? Ca vaut le coup d'être vu ou pas?

Re: Dopage 2020

Publié : 15 nov. 2020, 12:34
par GracchusBabeuf
Je trouve ton témoignage très intéressant.
J'ai fait 15 ans d'athlé et j'ai jamais approché un niveau ne serait ce que correcte. J'ai eu une chance c'est d'être dans un petit club ou le mec vice champion de France minime était traité comme moi le 60eme départementale.
Paradoxalement mon "plus grand fait d'arme" est d'avoir emmener deux athlètes sur des podiums aux championnats de france espoir en tant qu’entraîneur. Mais ce que j'ai découvert lors des formations d'entraîneur de la fédération m'a pas mal dégoutté. Des mecs qui ont fait leur petite carrière (genre ils ont du être dans le top30 europe et top 100 monde dans leur discipline) te regarde de haut car tu n'as jamais fait leurs perfs et t'explique que tu est la pour trouver et faire émerger le prochain champion olympique. On était dans une formation pour les athlètes de 12 à 16 ans. 99.9% des athlètes qu'on va avoir ne verront jamais le haut niveau. Ils sont la pour se dépasser, s'amuser et progresser. Mais ces types qui ont touché le haut niveau sans y percer t'explique que tu est la pour repérer et t'occuper des 0.1%.
Je pense que tu as vu le dopage comme une solution à un problème qui n'existait pas. Ton mal être à fait que "perfer" était devenu ton moyen de te réaliser et pour perfer tu pensait avoir besoin de dopage. Tes entraîneur en sont entièrement responsable en t'ayant donné le sentiment que tu n'existait pas car tu ne courrait pas le 10K en moins de 35.
Je ne sait pas comment c'est dans le vélo, mais dans l'athlé clairement il y à un problème autour de ca. Les entraîneur des clubs sont souvent des bénévoles pétri de bonnes volonté. Mais dès qu'on atteint des entraîneur affilié à la fédé (payé tout ou en partie par la fédé) le taux de ceux qui ne pensent que "perfs" est énorme. La dedans combien ont déjà pris des trucs sachant que ils ont tous un passé de "haut niveau" ? Combien ont déjà, sous le manteau, aidé des athlètes à passer en zones grises puis rouges ? On parle d'entraîneur et d'athlète qui consacrent quasiment leurs vie à ca.
Récemment sur FB je voyais une photos posté par un mec de mon année et qui datait de ses premiers championnats d'europe de cross. Il faisait la remarque à un des autres athlètes que ils étaient les seules à pas avoir eu de suspension pour dopage (sur une dizaine de gars).
Pour moi on retrouve le même problème en trail. Des gens s'investissent trop émotionnellement la dedans et dans une optique de briller aux yeux des autres. J'ai un peu du mal avec ce concept de sport "amateur" ultra compétitif. Les notions de plaisirs et de réalisation individuel se perdent. Quand on voit ce qui se dopent pour faire top 100 d'un petit ultra... Le plaisir qu'ils en retirent me fait penser à tout ceux qui étalent leur vie sur insta à coup de photos avec des filtres pour faire genre leurs vie est génial. On sait tous que c'est du faux mais si ca flatte leur égo....

Re: Dopage 2020

Publié : 15 nov. 2020, 12:41
par CPTmatros
Pour ce qui est du trail, la grande majorité des trailers sont là pour le dépassement de soi, repousser ses limites et profiter d'un grand voyage dans la nature.
L'immense majorité se fout complètement de son classement dans la mesure où leur seul objectif est de finir l'épreuve dans les délais.
Les trailers que tu dénonces constituent vraiment une minorité je t'assure.

Re: Dopage 2020

Publié : 15 nov. 2020, 12:47
par Tontontrotsko
Absolument. Il faudrait veiller à ne pas nous mettre dans le même sac qu'une poignée de brebis galeuses. L'immense majorité des trailers que je côtoie sont des sportifs sains soucieux de remplir les défis qu'ils se fixent. Faites-nous confiance. :jap:

Re: Dopage 2020

Publié : 15 nov. 2020, 16:55
par gradouble
Même remarque que Gino pour le sport amateur,
le "tout pour la compétition" est quand même très limite.
Chez les jeunes, il faut des encadrants gentils (et oui, c'est con, mais c'est important), bienveillants et qui n'oublient pas de soutenir tous les enfants, voire même encore plus ceux qui ont du mal et qui finissent tout le temps dernier.
Je le vois en cyclisme, certains gosses ou ados prennent leur tour de retard à chaque course, c'est très dur, on a de la peine.
Parfois, en effet, certains dirigeants (pas le cas dans mon club) vont cajoler les plus forts en se désintéressant de celui dont les perfs sont anonymes.
Attention, à certains parents, hallucinants de connerie, qui engueulent leur gosse quand celui à l'agonie se fait larguer du peloton. Une horreur.

Mais c'est vrai aussi chez les adultes, je trouve souvent que lorsque nos performances ne sont pas "terribles", on est vite mis de côté (juste une impression probablement), on se sent en mage, on n'est plus le siège de l'attention des charismatiques du club et on peut "souffrir" en silence.

Souvent après une belle course de merde, complétement ratée, je n'ai jamais eu un mot de réconfort, dur lors de ma 1ère année en club, où j'ai eu envie d'arrêter. Faut dire aussi que parfois je devais avoir le masque, être très sombre, et m'être vite enfuit chez moi, ce qui ne favorise pas le dialogue.

Alors que les rares fois ou j'ai "marché", tout a été plus facile, il y a l'euphorie d'après-course, on parle et on nous parle bien plus facilement. On est dans "la place", dans "le coup" et c'est grisant. Et on a hâte de se ré-entraîner et de la prochaine course : spirale positive.

Disons qu'on peut comprendre, mais pas approuver, les sportifs qui franchissent le pas du dopage; car cela a un effet sur la performance, mais aussi sur tout ce qui en découle; l'intégration dans une équipe, l'importance qu'on a l'illusion d'avoir, le bien -être factice au sein d'un groupe etc...
Donc pour ceux qui n'ont que ça dans la vie, il est logique que se soit très tentant.

Heureusement que la plupart des amateurs, ont d'autres choses à foutre, ont une famille, un métier et savent prendre du recul (il en faut beaucoup).

Re: Dopage 2020

Publié : 15 nov. 2020, 17:20
par dolipr4ne
J’ajouterai aux raisons de se doper développées par iskinni et les autres (estime de soi, besoin de reconnaissance, argent, carriere etc...) l’influence du sentiment d’injustice.
Je ne sais plus quel forumeur avait posté un lien super interessant sur de vieux coureurs (americains, je crois) qui etaient de gros sportifs, de vrais amoureux du sport. En faisant leur tournée notamment en Europe, ils se sont mis à se confronter à des gars, dont des coéquipiers, qui tapaient dedans (le mec avait gaulé par hasard un coéquipier faire sa tambouille dans sa chambre d’hôtel). Et les mecs voyaient tres bien à quel point le dopage chamboulait la hiérarchie, faussait la course, niquait le game, quoi (l’article mouillait clairement le père Van der Poel, au passage...). Et donc, le type avait décidé tout simplement d’arreter la compèt’ de haut niveau car il refusait categoriquement de se doper et qu’il voyait bien aussi qu’il n’arriverait jamais à concurrencer les pharmacies, aussi bien entrainé soit-il.

Mais il faut réussir à se retirer, à abandonner, à faire autre chose, à quitter son rêve...c’est déja dur, en soi.
Imaginons que le gars en question reste sur sa ligne de conduite, à savoir ne jamais se doper, mais qu’il n’abandonne pas la competition pour autant: il va devoir faire face au sentiment d’injustice en permanence, avec, en plus, l’idée du soupçon (qui peut s’avérer faux, comme moi par exemple qui me fais des films pas possibles sur ce pauvre Froomy :elephant: ), permanent lui aussi. Ca doit etre non seulement fatigant à la longue, mais aussi profondément décourageant. Il faut pouvoir encaisser cela (pauvre Bassons...).

Bon, et puisqu’on s’emmerde en cette periode de trêve, je vais vous faire une révélation, moi aussi...

Il y a bien longtemps, dans un autre métier, et alors que je baignais dans un océan de grande naïveté, j’ai découvert que des collègues tapaient dans la caisse (en fait, l’un deux me l’a avoué: peut-etre avait-il besoin de soulager un peu sa conscience auprès de quelqu’un qui lui semblait plus honnête...).
Apres quelques temps sans réaction speciale de ma part, un sentiment d’injustice de plus en plus grandissant s’est emparé de moi et mon esprit ne cessait d’en arriver à cette conclusion: je bosse deux fois plus que ces mecs (oui, parce que c’etait de sacrés glandeurs au taf) et je gagne deux fois moins. :paf-mur:
Ne pouvant me résoudre à les balancer (d’une, parce que c’est compliqué pour moi de « balancer »; de deux, parce qu’ils auraient su que j’etais la taupe (Patrice, si tu nous regardes ) et je me serais donc mis « en danger », mais qu’en plus leurs combines etaient tellement bien ficelées qu’elles auraient été quasi impossibles à prouver. Mon probleme de sentiment d’injustice aurait donc probablement perduré...avec d’autres problemes supplementaires, à n’en pas douter), et ne supportant plus ce sentiment.......eh bien, et dieu sait que j’en ai honte....je me suis mis à taper dans la caisse, moi aussi. En me découvrant avec le temps pas mal d’ingeniosité dans la pratique, de surcroit...
Heureusement que j’avais d’autres projets professionnels que ce boulot d’etudiant (qui nourrissait mon corps mais pas mon âme) car je ne sais pas où cela aurait pu m’emmener. On prend vite goût à cette saloperie de tricherie, sans compter que la cupidité a un pouvoir assez exponentiel (on en veut toujours plus), surtout quand c’est aussi facile...

Bref, et maintenant que vous me detestez tous :genance: , tout ça pour dire que si j’avais été un amoureux du sport et de la competition, et que j’avais eu quelques dispositions, je suis quasi certain que je n’aurais pas pu resister aux sirènes du dopage. Peut-etre qu’une partie de moi aurait été admirative d’un Bassons, mais qu’une autre partie m’aurait dit que je ne voulais pas être ce « looser ».
D’ailleurs, si je suis aussi dur avec le dopage et ceux dont je suis convaincu qu’ils sont de bonnes grosses arnaques (Dave, si tu nous regardes), ce n’est certainement pas que pour la beauté du sport, c’est peut-etre aussi pour questionner et sanctionner une partie de moi-meme, le côté sombre de ma personne, allez savoir... :spamafote:

Alors bon, je sais bien qu’on n’éradiquera jamais tout dopage, mais quand on sait toutes les raisons d’y arriver, et quand on sait que certains ont l’honnêteté, la droiture, l’authenticité chevillées au corps, il me semble indispensable d’avoir un max de contrôles, un max d’épées de Damoclès, histoire d’essayer d’assainir les choses au maximum.
Sans compter que l’acceptation du dopage aboutirait immanquablement à du cirque plus qu’à du sport (le velo des 90’s compte son lot de délires complets :pt1cable: ) et l’absence de toute crédibilité de la performance sur le plan humain finirait, amha, à rendre le sport sans intérêt...et donc à le tuer. Qui aurait envie de savoir quelle molécule va gagner?...