Vos courses & cyclosportives racontées saison 2016
Publié : 29 mai 2016, 17:38
Allez, j'ouvre le bal des récits de l'Albigeoise.
Commençons avec le plus beau: Je suis qualifié pour les championnats du monde Granfondo masters en Australie, et c'est pas du tout impossible que j'y irai.
7ème au scratch, 4ème dans ma catégorie d'age des 40-45 ans. Eh oui, les jeunots étaient aux abonnés absents aujourd'hui: Le vainqueur et son dauphin étaient dans ma caté, 3,4,5 des jeunes élite du coin(coin), et le 6ème (également dans ma caté) me dépasse au sprint de quelques cm. Du coup, je finis devant tous les 35-40. Eh oh, les djeuns !
Alors, comment ça s'est passé ?
Départ depuis Albi en terrain vallonné vent de face. Il faisait un peu froid, mais une fois les moteurs lancés, c'était largement supportable.
Et ça ne commençait pas bien. Tout ce que je déteste en course. Serré de tous parts, impossible d'aller en tête de peloton, des à-coup à la pelle (vérification du compteur: ah, cool, on roule à 45 km/h - 7 secondes plus tard: ah, pas cool, on roule à 31 km/h...)
2 fois deux gars qui sortent, personne pour y aller, tout le monde se regarde pédaler. Vraiment pas ma tasse de thé.
Puis la première montée, celle de Castelnau Montmiral, que j'attaque en tête de peloton (oui, j'avais entretemps réussi à me frayer un chemin...) - mais pas trop fort, hein, c'était la première, fallait en garder sous le pied. Comme je m'y attendais, je me faisais déposer sur la deuxième partie, mais pas assez méchamment pour ne pas réussir à rebasculer en tête de peloton à la descente.
Ce qui suivait était la partie la plus nulle de la course (ne vous inquiétez pas, après ça ira crescendo :-) )
La vallée de la Vère - déjà, que je n'aime pas trop cette route (ne me demandez pas pourquoi, histoire de feeling), en plus là, ça roulait vraiment n'importe comment. Toujours quelques coureurs échappés, impossible d'organiser un contre. Ca sortait super fort, et puis rien. Avec Samuel Legevacques, nous avons fait plusieurs tentatives à organiser une sortie, mais rien à faire - dès qu'il y avait quelqu'un d'autre devant, soit ça freinait, soit ça posait des pétards (mouillés).
Finalement on a lâché l'affaire, histoire de ne pas se cramer pour la première vraie difficulté du jour, le Fontbonne-Climb.
Là, nos 3 chères élites Seb Pillon, Nicolas Châtelet, et ?. Cabanel, avec 2 \"vieux\" qui allaient faire 1&2, partaient. Fallait s'y attendre. D'autres attaquaient la montée bien trop brutalement, si bien que j'ai fini par remonter pas mal de monde. Ceci dit, je n'étais pas au mieux. Pas mal de souffrance, difficulté à trouver un rythme... peut-être trop d'intensité sur le début de la semaine ? Je ne sais pas. J'ai un peu de mal des fois à déchiffrer les signaux que m'envoie ce corps de quarantenaire que j'habite. J'ai l'impression que plus je vieillis, et plus je m'entraine, plus j'ai besoin de temps pour trouver de bonnes sensations. Pourtant, 50km, ça devrait suffire, non ?
Bref, je faisais donc cette montée avec Nicolas Garach rencontré pour l'occasion, et Camille Sola, avec qui j'avais déjà roulé il y a deux semaines lors de l'Octogonale. Spéciale dédicace à lui, d'ailleurs, car, ayant eu deux coéquipiers dans l'échappée lors de l'Octogonale, et n'ayant donc pas foutu grand chose, il était aujourd'hui premier Montaganquois, et bien plus vaillant.
En ligne de mire: Samuel Legevacques, vainqueur de la Castraise (que je n'avais pas fait), récemment rencontré sur Strava, et ce matin-même rencontré pour de vrai - un mec adorable, très bon grimpeur, et coureur généreux.
Arrivé à Vaour, on avait repris Samuel, et un peloton à géométrie variable s'était formé, avec plein de gens que je ne connais pas.
Après la descente de Vaour, c'était une longue portion le long de l'Aveyron, et la ça déconnait grave. Impossible de tourner, il y en avait toujours un (et pas toujours le même) qui n'avait pas envie et qui faisait tout capoter. C'est parti à l'engueulade, et à mon avis, il ne manquait pas beaucoup pour que ça en vienne aux mains. Fautif principal: Vincent Cantoni de Montagnac, que pourtant j'ai découvert l'année dernière en tant que coureur vaillant et correct. Peu-être les Ragnagnas ? En tout cas pas trop les jambes, manifestement.
Une fois sortis de la vallée de l'Aveyron, commençait pour moi la partie la plus sympathique de la course: Je faisais désormais toutes les montées, à commencer avec celle après St. Antonin, en tête de notre petit peloton, à mon rythme, sans me cramer, et en ayant des sensations de premier choix. Personne n'attaquait (ou du moins pas de façon sérieuse), et je sentais que derrière la souffrance allait plutôt crescendo :-) Mais pas pour moi. Ca allait même limite de mieux en mieux. Du coup, même sur les replats, je me suis de plus en plus souvent trouvé devant, mais je m'en foutais - dans la mesure du possible, je me sentais frais malgré la bonne centaine de bornes dans les pattes.
Environ 12 km de l'arrivé, il s'est mis à pleuvoir - et pas qu'un peu. Il me semble que ça a eu un effet très démoralisateur sur les autres, car la vitesse baissait perceptiblement - du coup, chouette pour moi - j'étais devant, et j'arrivais même à récupérer.
Arrivait la fin, qui constituait une grosse motivation pour moi: le dernier bout (beaucoup trop court, dommage) sur le circuit du Séquestre. Ne pouvant pas m'empêcher de faire un grand \"VRRROOOOUUUMMMMM !\" en sortant des stands, j'ai accéléré en approchant la ligne d'arrivé, me mettant en sprint sur les derniers 300 m - et voilà la preuve que les autres étaient vraiment plus cuits que moi: Sprinteur médiocre, j'ai réussi à rester devant tout le monde sauf un Italien (3ème aux championnats du monde Granfondo l'année dernière), avec des cuisses COMME CA, qui ma pris quelques petits cm.
Mais je crois que ça, je l'ai déjà dit. Que voulez vous ? Je radote. C'est aussi ça, les séniors :-)
Pour finir pour de bon, un petit coucou à Mancebo, rencontré sur le parking, et de qui j'attends le récapitulatif de pied ferme ;-)
Pour les curieux:
https://www.strava.com/activities/591904489
Commençons avec le plus beau: Je suis qualifié pour les championnats du monde Granfondo masters en Australie, et c'est pas du tout impossible que j'y irai.
7ème au scratch, 4ème dans ma catégorie d'age des 40-45 ans. Eh oui, les jeunots étaient aux abonnés absents aujourd'hui: Le vainqueur et son dauphin étaient dans ma caté, 3,4,5 des jeunes élite du coin(coin), et le 6ème (également dans ma caté) me dépasse au sprint de quelques cm. Du coup, je finis devant tous les 35-40. Eh oh, les djeuns !
Alors, comment ça s'est passé ?
Départ depuis Albi en terrain vallonné vent de face. Il faisait un peu froid, mais une fois les moteurs lancés, c'était largement supportable.
Et ça ne commençait pas bien. Tout ce que je déteste en course. Serré de tous parts, impossible d'aller en tête de peloton, des à-coup à la pelle (vérification du compteur: ah, cool, on roule à 45 km/h - 7 secondes plus tard: ah, pas cool, on roule à 31 km/h...)
2 fois deux gars qui sortent, personne pour y aller, tout le monde se regarde pédaler. Vraiment pas ma tasse de thé.
Puis la première montée, celle de Castelnau Montmiral, que j'attaque en tête de peloton (oui, j'avais entretemps réussi à me frayer un chemin...) - mais pas trop fort, hein, c'était la première, fallait en garder sous le pied. Comme je m'y attendais, je me faisais déposer sur la deuxième partie, mais pas assez méchamment pour ne pas réussir à rebasculer en tête de peloton à la descente.
Ce qui suivait était la partie la plus nulle de la course (ne vous inquiétez pas, après ça ira crescendo :-) )
La vallée de la Vère - déjà, que je n'aime pas trop cette route (ne me demandez pas pourquoi, histoire de feeling), en plus là, ça roulait vraiment n'importe comment. Toujours quelques coureurs échappés, impossible d'organiser un contre. Ca sortait super fort, et puis rien. Avec Samuel Legevacques, nous avons fait plusieurs tentatives à organiser une sortie, mais rien à faire - dès qu'il y avait quelqu'un d'autre devant, soit ça freinait, soit ça posait des pétards (mouillés).
Finalement on a lâché l'affaire, histoire de ne pas se cramer pour la première vraie difficulté du jour, le Fontbonne-Climb.
Là, nos 3 chères élites Seb Pillon, Nicolas Châtelet, et ?. Cabanel, avec 2 \"vieux\" qui allaient faire 1&2, partaient. Fallait s'y attendre. D'autres attaquaient la montée bien trop brutalement, si bien que j'ai fini par remonter pas mal de monde. Ceci dit, je n'étais pas au mieux. Pas mal de souffrance, difficulté à trouver un rythme... peut-être trop d'intensité sur le début de la semaine ? Je ne sais pas. J'ai un peu de mal des fois à déchiffrer les signaux que m'envoie ce corps de quarantenaire que j'habite. J'ai l'impression que plus je vieillis, et plus je m'entraine, plus j'ai besoin de temps pour trouver de bonnes sensations. Pourtant, 50km, ça devrait suffire, non ?
Bref, je faisais donc cette montée avec Nicolas Garach rencontré pour l'occasion, et Camille Sola, avec qui j'avais déjà roulé il y a deux semaines lors de l'Octogonale. Spéciale dédicace à lui, d'ailleurs, car, ayant eu deux coéquipiers dans l'échappée lors de l'Octogonale, et n'ayant donc pas foutu grand chose, il était aujourd'hui premier Montaganquois, et bien plus vaillant.
En ligne de mire: Samuel Legevacques, vainqueur de la Castraise (que je n'avais pas fait), récemment rencontré sur Strava, et ce matin-même rencontré pour de vrai - un mec adorable, très bon grimpeur, et coureur généreux.
Arrivé à Vaour, on avait repris Samuel, et un peloton à géométrie variable s'était formé, avec plein de gens que je ne connais pas.
Après la descente de Vaour, c'était une longue portion le long de l'Aveyron, et la ça déconnait grave. Impossible de tourner, il y en avait toujours un (et pas toujours le même) qui n'avait pas envie et qui faisait tout capoter. C'est parti à l'engueulade, et à mon avis, il ne manquait pas beaucoup pour que ça en vienne aux mains. Fautif principal: Vincent Cantoni de Montagnac, que pourtant j'ai découvert l'année dernière en tant que coureur vaillant et correct. Peu-être les Ragnagnas ? En tout cas pas trop les jambes, manifestement.
Une fois sortis de la vallée de l'Aveyron, commençait pour moi la partie la plus sympathique de la course: Je faisais désormais toutes les montées, à commencer avec celle après St. Antonin, en tête de notre petit peloton, à mon rythme, sans me cramer, et en ayant des sensations de premier choix. Personne n'attaquait (ou du moins pas de façon sérieuse), et je sentais que derrière la souffrance allait plutôt crescendo :-) Mais pas pour moi. Ca allait même limite de mieux en mieux. Du coup, même sur les replats, je me suis de plus en plus souvent trouvé devant, mais je m'en foutais - dans la mesure du possible, je me sentais frais malgré la bonne centaine de bornes dans les pattes.
Environ 12 km de l'arrivé, il s'est mis à pleuvoir - et pas qu'un peu. Il me semble que ça a eu un effet très démoralisateur sur les autres, car la vitesse baissait perceptiblement - du coup, chouette pour moi - j'étais devant, et j'arrivais même à récupérer.
Arrivait la fin, qui constituait une grosse motivation pour moi: le dernier bout (beaucoup trop court, dommage) sur le circuit du Séquestre. Ne pouvant pas m'empêcher de faire un grand \"VRRROOOOUUUMMMMM !\" en sortant des stands, j'ai accéléré en approchant la ligne d'arrivé, me mettant en sprint sur les derniers 300 m - et voilà la preuve que les autres étaient vraiment plus cuits que moi: Sprinteur médiocre, j'ai réussi à rester devant tout le monde sauf un Italien (3ème aux championnats du monde Granfondo l'année dernière), avec des cuisses COMME CA, qui ma pris quelques petits cm.
Mais je crois que ça, je l'ai déjà dit. Que voulez vous ? Je radote. C'est aussi ça, les séniors :-)
Pour finir pour de bon, un petit coucou à Mancebo, rencontré sur le parking, et de qui j'attends le récapitulatif de pied ferme ;-)
Pour les curieux:
https://www.strava.com/activities/591904489

