mc-enroe31 a écrit :
De toute façon, cela continuera ainsi tant que des décisions d'équité entre les 3 grands tours ne seront pas prises.
Même si Wimbledon est le tournoi du Grand Chelem le plus prestigieux, on ne voit jamais les meilleurs joueurs mondiaux snober Rolland-Garros, l'Us-Open et même l'Open d'Open d'Australie qui était auparavant le maillon faible.
Je l'ai toujours dit, le TDF ne doit pas être privilégié par rapport à la Vuelta et au Giro et comme il est impossible d'obliger les coureurs de courir les 3 grands tours, je pense que la seule solution est de faire un turn over.
Car la force actuelle du TDF n'est pas son passé historique mais son positionnement dans le calendrier.
Je serais donc pour un turn over tous les 3 ou 5 ans.
Du genre Giro en mai, Vuelta en juillet et TDF en septembre.
Puis TDF en mai, puis Giro en juillet et Vuelta en septembre.
Et pour finir, Vuelta en mai, TDF en juillet et Giro en septembre.
Comme la Vuelta appartient à ASO, c'est aux organisateurs du Giro de se bouger mais ils ne font rien, ils se contentent chaque année d'un plateau famélique.
Ils devraient un jour passer en force et proposer le Giro en juillet juste pour voir les réactions de l'UCI et des équipes.
Car même si le TDF semble incontournable, les coureurs italiens et plusieurs équipes snoberont le TDF et il faudra bien trouver une solution et entamer des négociations.
Il me semble que tu t'égares complètement...
On peut aussi mettre pendant qu'on y est Paris-Roubaix au mois d'octobre, la Lombardie en avril, le calendrier historique, ça te dit quelque chose ?
La force du Tour tient autant à son positionnement idéal qu'à son histoire.
Tu peux retourner le problème dans tous les sens mais à l'arrivée pour la majorité des coureurs, ce sera toujours : TDF > Giro > Vuelta.
La Vuelta est même très en dessous des 2 autres. Pour y être allé en 2012, départ à Pamplona, c'est même un autre monde : à 2 heures de la présentation officielle, pas un péquin dans les rues de la ville (c'est vrai qu'il faisait une chaleur épouvantable), quasiment aucun affichage dans la ville, rien ne pouvait faire penser qu'on était dans la ville départ d'un GT. En arrivant à la place del Castillo, un embryon de caravane publicitaire, un village départ digne d'un Tour du Limousin amélioré, du monde mais sans plus. De toute façon l'Espagne c'est avant tout le pays du foot et... du foot. Par contre, l'avantage pour les gens comme nous, c'est que super facile d'approcher les coureurs qui sont bien moins stressés que sur le Tour, pas ou peu sollicités pour les autographes ou photos, en fait la majorité des Espagnols ne sont pas connaisseurs et ne s'intéressent qu'aux stars locales : Contador, Valverde, Purito...
Pour ce qui concerne les équipes italiennes, il faut bien se rendre à l'évidence qu'elles ne représentent plus grand chose au niveau mondial : il n'en reste plus qu'une (Lampre) et elle ne compte pas les meilleurs coureurs italiens en son sein. Ils peuvent ne pas venir sur le Tour, ça ne changera pas grand chose au final pour le niveau sportif de l'épreuve. Androni, Bardiani, Nippo, Southeast, c'est de la roupie de sansonnet : 2ème niveau de la catégorie conti pro.
Les équipes anglo-saxonnes (le nouvel axe du mal), il n'y a que le Tour qui les intéresse : on peut considérer que Sky, Orica, BMC, Giant, Trek ont envoyé l'équipe B sur ce Giro.
Idem pour katusha, IAM, Etixx...