@Liam si Pinot termine bien la Vuelta, je ne pense pas qu'il y ait à craindre un rôle d'équipier, au pire il sera électron libre sans être protégé en priorité je pense.
Assez d'accord sinon, à la limite tant qu'il n'a pas à larbiner, pas plus mal pour lui de ne pas être leader affiché, Guimard a peut-être ça à l'esprit aussi.
@Vélomen sur Guimard, difficile à dire, j'ai l'impression qu'il a quand même de l'affection pour lui, mais qu'il est dur, il se dit qu'il a besoin d'être piqué... Ça devrait te plaire

Il lui a peut-être parlé depuis l'itw de Vélo Mag (qui date d'il y a dix jours au moins), et de toute façon lui a fait passer des messages, par staff ou presse interposés.
En tout cas contrairement à ce que tu craignais, il n'a jamais été question de se passer de lui :)
Mais l'incertitude sur sa condition physique , et sans doute aussi la réserve de Guimard sur son mental, il faut bien le dire - il l'exagère sûrement dans ses commentaires, pour les besoins du "spectacle" télévisuel, mais je parierais bien qu'il y a un fond de sincérité - lui ont ôté la possibilité du leadership (comme numéro 1 en tout cas).
Pour la physionomie de la course, bien malin qui peut la prédire, mais pas sûr du tout que ce soit si stéréotypé, c'est un type de parcours qu'on ne voit jamais, avec des équipes inhabituelles, pas d'oreillettes, certaines armadas qui ont intérêt à durcir... Pas impossible que ce ne soit pas si cadenassé !
J'avais aussi en tête que Bardet pourrait (devrait) anticiper plus que Pinot, mais comme quelqu'un l'avait répondu, la descente finale peut autant légitimer une anticipation de Pinot que le manque de finish nécessiter celle de Bardet, après tout. Je ne sais pas si la descente prise sept fois fera vraiment des écarts, elle est peu technique et très rapide en effet (sur Strava le KOM est à 73 km/h de moyenne ! sur 5,5 km. détenu par... Pinot).
Pour les offensives de loin plus souvent par Bardet, pas convaincu par contre : il a fait ça sur des courses par étapes où il était loin au général (dans la Madeleine au Dauphiné 2016, l'étape de Méribel) mais en étant placé, on l'a déjà vu ? ou sur une course d'un jour ? cf. son attentisme annuel assez désespérant à Liège ... Bon il y a bien le tour de Lombardie (2016) où il fait partie du groupe qui lance les hostilités à 50 bornes de l'arrivée mais il avait calé complètement dans la dernière côte. Il doit néanmoins s'inspirer de ça.
Enfin pour conclure sur le "risque" que tu pointes, on peut redouter que Pinot soit empêché par un choix stratégique de faire la meilleure course possible, en anticipant comme demandé pour se faire cueillir ensuite.
Mais Guimard (qui n'a pas peur de changer d'avis, il n'y a que les imbéciles...) m'a rassuré sur ce point avec ses dernières déclarations sur l'intelligence des coureurs.
Et si tous ont le même état d'esprit que Pinot (cf. Velo Mag encore, "pas de problème à me mettre au service des autres s'ils sont meilleurs que moi" + "on peut faire tous les plans, c'est tellement dur que c'est la cuisse qui parlera") je préfère rester optimiste en considérant que s'il est vraiment parmi les plus forts du jour, les consignes et les schémas importeront peu, rien ne l'empêchera de jouer sa carte comme il l'entend - mais il ne faudra pas faire d'erreurs tactiques.
J'espère que Guimard va confirmer cette tendance qui se dégage de responsabilisation des leaders, en donnant quelques grandes lignes directrices de principe, sans les corseter dans des consignes rigides. Je mise pas mal là-dessus, pour les chances de Pinot mais surtout celles de l'équipe de France entière.