Le vainqueur moral de ce TdF 94
Parlons des anciens Tours...
Modérateur : Modos VCN
- AlbatorConterdo
- légende VCN

- Messages : 26649
- Inscription : 05 juil. 2014, 13:25
Re: Parlons des anciens Tours...
Le vainqueur moral de ce TdF 94
Soyons magnanimes : Pour un arrêt de la pratique cycliste professionnelle en Italie
Re: Parlons des anciens Tours...
Je viens de revoir la trilogie Ugrumov.
VAL THORENS:
Le matin de l'étape, il est 9e à 14'. Il part dans l'échappée matinale où il réalise l'ensemble du travail. Il n'est battu que par l'opportuniste Rodriguez (raton?). Il reprend 1' à Pantani et 2'40 aux autres favoris (Indurain Leblanc Virenque notamment).
CLUSES:
Rebelote le lendemain il est encore relativement loin au CG (11'30). Il bénéficie certainement d'une certaine marge de manoeuvre mais tout de même étonnant qu'on le laisse partir.
Le groupe contient Lino, Kasputis notamment. En bon voisin, le Lituanien fera un bout de chemin avec lui dans la vallée. Seul à résister au groupe des favoris, Ugrumov l'emporte avec 2'40 sur Indurain et Virenque, 3'25 sur Pantani et Conti, 3'30 sur Leblanc, volant littéralement sur les pédales.
MORZINE CLM:
Mais le chef d'oeuvre ultime de Piotr reste ce CLM, qui marque la dernière étape alpestre de ce Tour 1994. Frais comme un gardon, le Gewiss ne ressent pas les efforts de ces deux chevauchées fantastiques et enchaine un 3e jour à très gros niveau. Explosant toute la concurrence, il gagne avec 1'38 sur Pantani et surtout 3'16 sur le roi Miguel (qui ne l'a sans doute pas fait à fond compte tenu de son avance au CG mais tout de même, 3'!!) et 3'50 sur Leblanc. Virenque prend un tir plus de 6'!
Voilà comment en 3 jours remonter de la 10e à la seconde place du CG et terminer dauphin d'Indurain.
VAL THORENS:
Le matin de l'étape, il est 9e à 14'. Il part dans l'échappée matinale où il réalise l'ensemble du travail. Il n'est battu que par l'opportuniste Rodriguez (raton?). Il reprend 1' à Pantani et 2'40 aux autres favoris (Indurain Leblanc Virenque notamment).
CLUSES:
Rebelote le lendemain il est encore relativement loin au CG (11'30). Il bénéficie certainement d'une certaine marge de manoeuvre mais tout de même étonnant qu'on le laisse partir.
Le groupe contient Lino, Kasputis notamment. En bon voisin, le Lituanien fera un bout de chemin avec lui dans la vallée. Seul à résister au groupe des favoris, Ugrumov l'emporte avec 2'40 sur Indurain et Virenque, 3'25 sur Pantani et Conti, 3'30 sur Leblanc, volant littéralement sur les pédales.
MORZINE CLM:
Mais le chef d'oeuvre ultime de Piotr reste ce CLM, qui marque la dernière étape alpestre de ce Tour 1994. Frais comme un gardon, le Gewiss ne ressent pas les efforts de ces deux chevauchées fantastiques et enchaine un 3e jour à très gros niveau. Explosant toute la concurrence, il gagne avec 1'38 sur Pantani et surtout 3'16 sur le roi Miguel (qui ne l'a sans doute pas fait à fond compte tenu de son avance au CG mais tout de même, 3'!!) et 3'50 sur Leblanc. Virenque prend un tir plus de 6'!
Voilà comment en 3 jours remonter de la 10e à la seconde place du CG et terminer dauphin d'Indurain.
- AlbatorConterdo
- légende VCN

- Messages : 26649
- Inscription : 05 juil. 2014, 13:25
Re: Parlons des anciens Tours...
Tu les as vues avec les commentaires de l'époque, ceux où P.Chêne et Thévenet rêvent de le voir en futur adversaire d'Indurain dans les années à venir ? 
Soyons magnanimes : Pour un arrêt de la pratique cycliste professionnelle en Italie
Re: Parlons des anciens Tours...
Oui exactement.AlbatorConterdo a écrit : 16 oct. 2020, 18:53 Tu les as vues avec les commentaires de l'époque, ceux où P.Chêne et Thévenet rêvent de le voir en futur adversaire d'Indurain dans les années à venir ?![]()
Elles sont toutes dispos sur Youtube dorénavant.
Re: Parlons des anciens Tours...
La dernière fois qu'on n'a pas vu un sprint sur les Champs (si on met de côté Vino).
Et quel final avec Chêne dans toute sa splendeur.
J'avais oublié à quel point c'était intense!!
- levrai-dufaux
- Equipier de luxe

- Messages : 7116
- Inscription : 09 oct. 2014, 10:43
Re: Parlons des anciens Tours...
Merci CPT d'avoir évoqué ce Tour de France 1994.
Je me suis repenché sur son tracé suite à tes commentaires et, il s'agit sans nul doute de l'un des Tours les plus montagneux de l'ère Jean-Marie Leblanc et des années 90. Un tracé clairement "anti-Indurain" qui devrait nous faire réfléchir sur nos souhaits présents pour équilibrer les tracés du Tour.
Si l'on regarde les étapes de montagne en détails, on avait :
- 2 arrivées au sommet dans les Pyrénées à Hautacam et Luz-Ardiden. L'arrivée à Hautacam (la première de l'histoire du Tour) se faisait au terme d'une étape certes plate mais longue de 263 km. Le lendemain, l'ascension de Luz-Ardiden était précédée d'un enchaînement Peyresourde/Aspin/Tourmalet. Seulement deux étapes donc, mais sacrément costaud pour un premier massif si l'on compare aux standards actuels.
- Un passage par le Ventoux la veille des Alpes
- 4 grosses étapes alpestres avec : arrivée à l'Alpe d'Huez, suivi d'un enchaînement Glandon/Madeleine/Val Thorens le lendemain puis une troisième étape comprenant les cols de la Croix Fry et de la Colombière dans le final. Enfin, la 4e étape était terrible, un chrono de près de 50 bornes avec l'ascension vers Avoriaz (je ne crois pas qu'Indurain l'ait fait sur la réserve, il réalise simplement une mauvaise performance ce jour-là).
A côté de cette véritable orgie de montagne (5 arrivées au sommet + le Ventoux + le Tourmalet), il y avait un contre-la-montre par équipes de 66 km et un chrono individuel plat de 64 bornes en première semaine.
Résultat ? Quelques belles chevauchées de Virenque et Ugrumov mais aucun suspense pour la victoire finale. Rominger, le seul à avoir limité la casse après les chronos, est loin du compte dès l'arrivée à Hautacam. Leblanc, Virenque et Pantani sont à peu près au même niveau que Miguel en montagne, mais ils avaient respectivement 8'37, 14'44 et 14'46 de retard avant les Pyrénées.
De quoi voir venir... à tel point qu'Indurain ne prenait même pas la peine de répondre à leurs attaques. Si ma mémoire est bonne, dans l'Alpe d'Huez, il ne cherche pas à répondre au démarrage de Virenque alors que celui-ci est 2e du général et il se contente de le contrôler dans les derniers kilomètres en accélérant. Dans l'ère moderne, j'ai peu d'exemples en tête d'un maillot jaune qui choisit délibérément de ne pas répondre à une attaque de son second au général lors d'une étape de montagne tellement il a une marge confortable.
Lorsque l'on compare ce tracé à ceux qui sont proposés actuellement, on se dit que les difficultés ont été grandement atténuées de nos jours pour préserver le sacro-saint suspense si cher à ASO : aujourd'hui il y a à la fois moins de contre-la-montre et moins de difficultés dans les étapes de montagne proposées.
Il n'est pas étonnant que nous ayons si souvent le sentiment d'assister à une course d'attente lorsque tout est fait de la part de l'organisateur pour inciter les coureurs à attendre les derniers jours pour véritablement s'attaquer.
En revanche, le Tour 1994 nous montre aussi qu'il ne suffit pas de rajouter un long chrono plat en première semaine avant la montagne pour garantir du spectacle dans celle-ci. Car si l'édition 94 fut bien meilleure que la précédente (pas bien difficile...), elle n'est pas non plus une grande cuvée. Pour en rester ces années-là, le Tour 95 est nettement au-dessus à mon avis.
Je me suis repenché sur son tracé suite à tes commentaires et, il s'agit sans nul doute de l'un des Tours les plus montagneux de l'ère Jean-Marie Leblanc et des années 90. Un tracé clairement "anti-Indurain" qui devrait nous faire réfléchir sur nos souhaits présents pour équilibrer les tracés du Tour.
Si l'on regarde les étapes de montagne en détails, on avait :
- 2 arrivées au sommet dans les Pyrénées à Hautacam et Luz-Ardiden. L'arrivée à Hautacam (la première de l'histoire du Tour) se faisait au terme d'une étape certes plate mais longue de 263 km. Le lendemain, l'ascension de Luz-Ardiden était précédée d'un enchaînement Peyresourde/Aspin/Tourmalet. Seulement deux étapes donc, mais sacrément costaud pour un premier massif si l'on compare aux standards actuels.
- Un passage par le Ventoux la veille des Alpes
- 4 grosses étapes alpestres avec : arrivée à l'Alpe d'Huez, suivi d'un enchaînement Glandon/Madeleine/Val Thorens le lendemain puis une troisième étape comprenant les cols de la Croix Fry et de la Colombière dans le final. Enfin, la 4e étape était terrible, un chrono de près de 50 bornes avec l'ascension vers Avoriaz (je ne crois pas qu'Indurain l'ait fait sur la réserve, il réalise simplement une mauvaise performance ce jour-là).
A côté de cette véritable orgie de montagne (5 arrivées au sommet + le Ventoux + le Tourmalet), il y avait un contre-la-montre par équipes de 66 km et un chrono individuel plat de 64 bornes en première semaine.
Résultat ? Quelques belles chevauchées de Virenque et Ugrumov mais aucun suspense pour la victoire finale. Rominger, le seul à avoir limité la casse après les chronos, est loin du compte dès l'arrivée à Hautacam. Leblanc, Virenque et Pantani sont à peu près au même niveau que Miguel en montagne, mais ils avaient respectivement 8'37, 14'44 et 14'46 de retard avant les Pyrénées.
De quoi voir venir... à tel point qu'Indurain ne prenait même pas la peine de répondre à leurs attaques. Si ma mémoire est bonne, dans l'Alpe d'Huez, il ne cherche pas à répondre au démarrage de Virenque alors que celui-ci est 2e du général et il se contente de le contrôler dans les derniers kilomètres en accélérant. Dans l'ère moderne, j'ai peu d'exemples en tête d'un maillot jaune qui choisit délibérément de ne pas répondre à une attaque de son second au général lors d'une étape de montagne tellement il a une marge confortable.
Lorsque l'on compare ce tracé à ceux qui sont proposés actuellement, on se dit que les difficultés ont été grandement atténuées de nos jours pour préserver le sacro-saint suspense si cher à ASO : aujourd'hui il y a à la fois moins de contre-la-montre et moins de difficultés dans les étapes de montagne proposées.
Il n'est pas étonnant que nous ayons si souvent le sentiment d'assister à une course d'attente lorsque tout est fait de la part de l'organisateur pour inciter les coureurs à attendre les derniers jours pour véritablement s'attaquer.
En revanche, le Tour 1994 nous montre aussi qu'il ne suffit pas de rajouter un long chrono plat en première semaine avant la montagne pour garantir du spectacle dans celle-ci. Car si l'édition 94 fut bien meilleure que la précédente (pas bien difficile...), elle n'est pas non plus une grande cuvée. Pour en rester ces années-là, le Tour 95 est nettement au-dessus à mon avis.
Re: Parlons des anciens Tours...
Merci pour ce complément d'informations !
Je me suis fait la réflexion que ce Tour était hyper montagneux et, avec les près de 200 km de chrono (!!), les organismes ont du être mis à rude épreuve.
A Saint Point lors de l'étape 20, les coureurs roulent les 2/3 de l'étape en dedans à la demande de Luc Leblanc pour faire souffler tout le monde.
La victoire de Seigneur n'est à mon avis pas étrangère à la fatigue des équipiers des sprinteurs, au tracé et au nombre d'abandons/manque d'équipiers.
Tu as raison il n'y a pas eu trop de suspense mais l'ère Indurain est faite ainsi. Il étaitt tellement supérieur en chrono (chrono plat surtout donc) que cela lui laissait une marge suffisante pour contrôler de loin.
Si on transfère un tracé récent sur un Tour Indurain, qui sait s'il n'aurait pas été battu?
J'enchainerai avec 1995 un peu plus tard.
Je me suis fait la réflexion que ce Tour était hyper montagneux et, avec les près de 200 km de chrono (!!), les organismes ont du être mis à rude épreuve.
A Saint Point lors de l'étape 20, les coureurs roulent les 2/3 de l'étape en dedans à la demande de Luc Leblanc pour faire souffler tout le monde.
La victoire de Seigneur n'est à mon avis pas étrangère à la fatigue des équipiers des sprinteurs, au tracé et au nombre d'abandons/manque d'équipiers.
Tu as raison il n'y a pas eu trop de suspense mais l'ère Indurain est faite ainsi. Il étaitt tellement supérieur en chrono (chrono plat surtout donc) que cela lui laissait une marge suffisante pour contrôler de loin.
Si on transfère un tracé récent sur un Tour Indurain, qui sait s'il n'aurait pas été battu?
J'enchainerai avec 1995 un peu plus tard.
Re: Parlons des anciens Tours...
TOUR DE FRANCE 1995
Prologue » Saint-Brieuc › Saint-Brieuc
Qui ne se souvient pas de cet incroyable prologue où les premiers partants ont bénéficié de conditions clémentes ce qui a complètement faussé la hiérarchie.
Du coup, victoire surprise de Jacky Durand, certes pas un manchot dans l'exercice, qui endosse un maillot jaune inespéré. Les leaders ne prennent pas de risque, Rominger et Indurain terminent 30 et 35e à 30" environ sur un parcours de 7,3 km.
Seul Boardman qui a misé toute sa saison sur ce prologue prend tous les risques... Résultat: une énorme chute et de multiples fractures.
Quadruplé français puisque suivent Thierry Laurent, Francis Moreau et Laurent Brochard (avec son bandana
).
Stage 1 » Dinan › Lannion (228k)
Arrivée pour puncheurs à Lannion où Jalabert a la pancarte. Il semble pouvoir s'imposer mais il est sauté à 100m de la ligne par le MG Fabio Baldato, très costaud. Abduzhaparov complète le podium et Durand reste en jaune.
A SUIVRE...
Prologue » Saint-Brieuc › Saint-Brieuc
Qui ne se souvient pas de cet incroyable prologue où les premiers partants ont bénéficié de conditions clémentes ce qui a complètement faussé la hiérarchie.
Du coup, victoire surprise de Jacky Durand, certes pas un manchot dans l'exercice, qui endosse un maillot jaune inespéré. Les leaders ne prennent pas de risque, Rominger et Indurain terminent 30 et 35e à 30" environ sur un parcours de 7,3 km.
Seul Boardman qui a misé toute sa saison sur ce prologue prend tous les risques... Résultat: une énorme chute et de multiples fractures.
Quadruplé français puisque suivent Thierry Laurent, Francis Moreau et Laurent Brochard (avec son bandana
Stage 1 » Dinan › Lannion (228k)
Arrivée pour puncheurs à Lannion où Jalabert a la pancarte. Il semble pouvoir s'imposer mais il est sauté à 100m de la ligne par le MG Fabio Baldato, très costaud. Abduzhaparov complète le podium et Durand reste en jaune.
A SUIVRE...
Re: Parlons des anciens Tours...
Ce Tour 95 est resté dans ma mémoire pour deux choses essentiellement : c'est le Tour où Jalabert crève l'écran et où Casartelli perd la vie
J'imagine qu'on en reparlera dans quelques jours ...
Par contre je viens de voir, et d'apprendre, quelque chose que je n'avais jamais su.
Au départ de ce Tour, et pour la dernière fois, il y a une équipe mixte (composée de deux équipes existantes) !!
En l'occurrence Telekom et ZG-Mobili. Elles étaient dans les dernières candidates pour avoir une sorte de Wild card et il y aurait eu impossibilité de trouver un accord ...
Quel accord ? N'est-ce pas à la direction du Tour de trancher ?
Si quelqu'un a des infos là-dessus ...
J'imagine qu'on en reparlera dans quelques jours ...
Par contre je viens de voir, et d'apprendre, quelque chose que je n'avais jamais su.
Au départ de ce Tour, et pour la dernière fois, il y a une équipe mixte (composée de deux équipes existantes) !!
En l'occurrence Telekom et ZG-Mobili. Elles étaient dans les dernières candidates pour avoir une sorte de Wild card et il y aurait eu impossibilité de trouver un accord ...
Quel accord ? N'est-ce pas à la direction du Tour de trancher ?
Si quelqu'un a des infos là-dessus ...
Re: Parlons des anciens Tours...
Pour l'équipe mixte Telekom/ZG Mobili il faut savoir qu'il n'y avait pas de règles UCI à l'époque concernant les équipes autorisées à participer aux GT... C'étaient les organisateurs qui invitaient qui ils voulaient (et refusaient ceux qu'ils ne voulaient pas pour des raisons qu'ils donnaient ou pas !).
Les deux équipes avaient dû faire acte de candidature mais les organisateurs ne souhaitaient pas dépasser les 21 équipes et ne voulant pas choisir entre les deux (qui avaient du mal à trouver 9 coureurs disponibles chacune pour participer au Tour, venant déjà de participer toute les 2 au Giro) ils ont proposés qu'elles forment une équipe mixte (trois coureurs de la ZG venant renforcer les 6 Telekom).
Les deux équipes avaient dû faire acte de candidature mais les organisateurs ne souhaitaient pas dépasser les 21 équipes et ne voulant pas choisir entre les deux (qui avaient du mal à trouver 9 coureurs disponibles chacune pour participer au Tour, venant déjà de participer toute les 2 au Giro) ils ont proposés qu'elles forment une équipe mixte (trois coureurs de la ZG venant renforcer les 6 Telekom).
Petit retraité de la MichaelKael C° 
Re: Parlons des anciens Tours...
Et oui la Telekom au début n'était qu'une toute petite équipe lambda;
comparable à la Wanty d'aujourd'hui.
Quand on pense qu'un an plus tard, ils allaient tout péter et pour plusieurs années
Par ailleurs, moi j'avais bien aimé ce Tout 95;
un des premiers Tours de pétage de watts, dans la lignée des 93 et 94, mais en pire
Je me souviens des Pantani à l'Alpe, des Once de Jalabert sur Mende (superbe étape vallonée au relief parfaitement exploité, c'était encore l'époque des "bons coups tactiques", aujourd'hui portés disparus
), du coup de panache très surprenant d'Indurain vers Liège dans un mini LBL (dommage la sangsue Bruyneel qui gacha la fête), de ce même Indurain en scéance de GP500 vers La Plagne, quelle rigolade!!!
On se souvient bien sûr aussi de Virenque, en léger retrait cette année là, et battu en popularité par Jalabert, malgré un nouveau maillot à pois et une belle victoire dans les Pyrénées, au cours d'une de ses habituelles chevauchées, mais très entachée par le décès de Casartelli
On se souvient aussi de la très belle victoire d'étape (je ne sais plus où) du baroudeur Lance Armstrong, voulant rendre hommage à ce même Casartelli (encore loin du cyborg des années 2000).
Enfin, bref, on ne s'ennuyait pas à l'époque. C'était sulfureux, certe, mais animé, et l'esprit "Tour de France" était encore bel et bien là
comparable à la Wanty d'aujourd'hui.
Quand on pense qu'un an plus tard, ils allaient tout péter et pour plusieurs années
Par ailleurs, moi j'avais bien aimé ce Tout 95;
un des premiers Tours de pétage de watts, dans la lignée des 93 et 94, mais en pire
Je me souviens des Pantani à l'Alpe, des Once de Jalabert sur Mende (superbe étape vallonée au relief parfaitement exploité, c'était encore l'époque des "bons coups tactiques", aujourd'hui portés disparus
On se souvient bien sûr aussi de Virenque, en léger retrait cette année là, et battu en popularité par Jalabert, malgré un nouveau maillot à pois et une belle victoire dans les Pyrénées, au cours d'une de ses habituelles chevauchées, mais très entachée par le décès de Casartelli
On se souvient aussi de la très belle victoire d'étape (je ne sais plus où) du baroudeur Lance Armstrong, voulant rendre hommage à ce même Casartelli (encore loin du cyborg des années 2000).
Enfin, bref, on ne s'ennuyait pas à l'époque. C'était sulfureux, certe, mais animé, et l'esprit "Tour de France" était encore bel et bien là
Re: Parlons des anciens Tours...
Me semble qu'Armstrong qui lève les doigts vers le ciel en hommage à Casartelli, c'est Limoges ... en tous cas dans cette région.
La Telekom allait tout péter pendant plusieurs années ? Oui, surtout deux ans en fait : 96 et 97. 98 ça a failli mais Pantani est passé par là, et après ils ont vite été éteint et inhibé par la censure américaine
Reste les nombreuses victoires de Zabel, sur Milan-San Remo notamment. Bolts qui gagne le Dauphiné en 97, en plus de la victoire d'Ullrich. Dont on pensait elle aussi qu'elle annonçait un règne ...
Si la Telekom de 95 est comparable à la Wanty, moi je dis ... attention à Offredo pour le Dauphiné 2021
La Telekom allait tout péter pendant plusieurs années ? Oui, surtout deux ans en fait : 96 et 97. 98 ça a failli mais Pantani est passé par là, et après ils ont vite été éteint et inhibé par la censure américaine
Reste les nombreuses victoires de Zabel, sur Milan-San Remo notamment. Bolts qui gagne le Dauphiné en 97, en plus de la victoire d'Ullrich. Dont on pensait elle aussi qu'elle annonçait un règne ...
Si la Telekom de 95 est comparable à la Wanty, moi je dis ... attention à Offredo pour le Dauphiné 2021
Re: Parlons des anciens Tours...
Stage 2 » Perros Guirec › Vitré (241k)
Encore une longue étape pour le peloton ce jour en terre bretonne.
Jalabert à 5" au départ remporte le premier sprint intermédiaire et empoche 6" de bonif le plaçant maillot jaune virtuel.
Il remet ça à 20 km de l'arrivée prenant 2" derrière les deux échappés Maassen et Vanderaerden, malgré une belle résistance de Durand.
Mini-cassure à l'arrivée avec un petit coup de bordure des ONCE. 37 coureurs dans le même temps, le gros du peloton à 19" avec très peu de piégés toutefois (Dufaux, Meija, Tonkov,Bolts notamment).
Victoire au sprint de Cipollini devant Lombardi et Abduzhaparov. Moncassin 5e (dans la même équipe qu'Abdu!) et Jalabert 7e qui avait produit pas mal d'efforts dans l'étape.
Jalabert qui endosse le maillot jaune! A noter que François Simon est le premier maillot à pois de ce Tour.
A SUIVRE...
Encore une longue étape pour le peloton ce jour en terre bretonne.
Jalabert à 5" au départ remporte le premier sprint intermédiaire et empoche 6" de bonif le plaçant maillot jaune virtuel.
Il remet ça à 20 km de l'arrivée prenant 2" derrière les deux échappés Maassen et Vanderaerden, malgré une belle résistance de Durand.
Mini-cassure à l'arrivée avec un petit coup de bordure des ONCE. 37 coureurs dans le même temps, le gros du peloton à 19" avec très peu de piégés toutefois (Dufaux, Meija, Tonkov,Bolts notamment).
Victoire au sprint de Cipollini devant Lombardi et Abduzhaparov. Moncassin 5e (dans la même équipe qu'Abdu!) et Jalabert 7e qui avait produit pas mal d'efforts dans l'étape.
Jalabert qui endosse le maillot jaune! A noter que François Simon est le premier maillot à pois de ce Tour.
A SUIVRE...
Re: Parlons des anciens Tours...
Les 19 secondes c'est l'écart entre les favoris du peloton et les piégés que tu cites ?CPTmatros a écrit : 12 nov. 2020, 17:03 Stage 2 » Perros Guirec › Vitré (241k)
Encore une longue étape pour le peloton ce jour en terre bretonne.
Jalabert à 5" au départ remporte le premier sprint intermédiaire et empoche 6" de bonif le plaçant maillot jaune virtuel.
Il remet ça à 20 km de l'arrivée prenant 2" derrière les deux échappés Maassen et Vanderaerden, malgré une belle résistance de Durand.
Mini-cassure à l'arrivée avec un petit coup de bordure des ONCE. 37 coureurs dans le même temps, le gros du peloton à 19" avec très peu de piégés toutefois (Dufaux, Meija, Tonkov,Bolts notamment).
Victoire au sprint de Cipollini devant Lombardi et Abduzhaparov. Moncassin 5e (dans la même équipe qu'Abdu!) et Jalabert 7e qui avait produit pas mal d'efforts dans l'étape.
Jalabert qui endosse le maillot jaune! A noter que François Simon est le premier maillot à pois de ce Tour.
A SUIVRE...
Ou bien est-ce que c'est
- le groupe de 37
- peloton à 19 sec
- Dufaux, Tonkov ... encore plus loin ?
Tonkov en 95, c'est le vainqueur du Tour de Suisse. Il devait être cité parmi les outsiders, au moins.
Re: Parlons des anciens Tours...
Dufaux, Tonkov etc sont bien dans le groupe à 19"!fred30 a écrit : 13 nov. 2020, 19:33Les 19 secondes c'est l'écart entre les favoris du peloton et les piégés que tu cites ?CPTmatros a écrit : 12 nov. 2020, 17:03 Stage 2 » Perros Guirec › Vitré (241k)
Encore une longue étape pour le peloton ce jour en terre bretonne.
Jalabert à 5" au départ remporte le premier sprint intermédiaire et empoche 6" de bonif le plaçant maillot jaune virtuel.
Il remet ça à 20 km de l'arrivée prenant 2" derrière les deux échappés Maassen et Vanderaerden, malgré une belle résistance de Durand.
Mini-cassure à l'arrivée avec un petit coup de bordure des ONCE. 37 coureurs dans le même temps, le gros du peloton à 19" avec très peu de piégés toutefois (Dufaux, Meija, Tonkov,Bolts notamment).
Victoire au sprint de Cipollini devant Lombardi et Abduzhaparov. Moncassin 5e (dans la même équipe qu'Abdu!) et Jalabert 7e qui avait produit pas mal d'efforts dans l'étape.
Jalabert qui endosse le maillot jaune! A noter que François Simon est le premier maillot à pois de ce Tour.
A SUIVRE...
Ou bien est-ce que c'est
- le groupe de 37
- peloton à 19 sec
- Dufaux, Tonkov ... encore plus loin ?
Tonkov en 95, c'est le vainqueur du Tour de Suisse. Il devait être cité parmi les outsiders, au moins.
A noter aussi Roberto Conti DNF sur cette étape mais je n'ai pas trouvé l'info sur le pourquoi. Pas sûr que ce soit une chute du reste car Conti a vraiment vécu une année sans en 1995.
