Page 3 sur 4

Re: La non-linéarité du cyclisme entre le chiant et le spectaculaire

Publié : 17 avr. 2019, 03:19
par Bradounet_
tuco a écrit : 15 avr. 2019, 20:31

De même que pour juger des performances athlétiques pures, les temps d'ascension ne sont pas probants, à mon sens. Vu les changements dans le matériel. En terme de watts, par exemple, un Lucien Buysse, en 1926, vers Luchon, sous l'orage, avec ses routes dégueulasses, son pull en laine, ses boyaux sur le dos, son vélo de trouzmille kilos, il a beau faire du 20 à l'heure, qui peut dire s'il ne dégage pas plus d'énergie qu'un Pantani furioclasse ET epéoïsé sur l'alpe 95, ou un Quintana sur le Semnoz, avec un vélo plus léger que celui de Pantani.
Tu plaisantes ?
Buysse n'aurait même pas les watts pour finir dans le top5 du Giro féminin actuellement sans trop m'avancer.
Les performances sportives étaient ridicules à l'époque.
L'évolution des pratiques d'entrainement a joué un rôle immense dans la progression des performances.

Re: La non-linéarité du cyclisme entre le chiant et le spectaculaire

Publié : 17 avr. 2019, 09:50
par albo
Bradounet_ a écrit : 17 avr. 2019, 03:19
tuco a écrit : 15 avr. 2019, 20:31

De même que pour juger des performances athlétiques pures, les temps d'ascension ne sont pas probants, à mon sens. Vu les changements dans le matériel. En terme de watts, par exemple, un Lucien Buysse, en 1926, vers Luchon, sous l'orage, avec ses routes dégueulasses, son pull en laine, ses boyaux sur le dos, son vélo de trouzmille kilos, il a beau faire du 20 à l'heure, qui peut dire s'il ne dégage pas plus d'énergie qu'un Pantani furioclasse ET epéoïsé sur l'alpe 95, ou un Quintana sur le Semnoz, avec un vélo plus léger que celui de Pantani.
Tu plaisantes ?
Buysse n'aurait même pas les watts pour finir dans le top5 du Giro féminin actuellement sans trop m'avancer.
Les performances sportives étaient ridicules à l'époque.
L'évolution des pratiques d'entrainement a joué un rôle immense dans la progression des performances.
Oui ça aussi.

Faire 300 bornes dans la journée avec un vélo de 20 kg (voire plus) c’est après tout le rythme d’un cyclotouriste voyageur avec ses bagages correctement entraîné.

Re: La non-linéarité du cyclisme entre le chiant et le spectaculaire

Publié : 17 avr. 2019, 09:56
par El_Pistolero_07
De toutes façons, plus l'effort est long, plus l'intensité moyenne est faible... Ne serait-ce que la différence entre une côte de 2 km et le Mont Ventoux, je peux te garantir Tuco que t'attaques pas le Ventoux avec la même intensité que la bosse précédente. A part si tu veux pas arriver en haut...

Vu la configuration des courses du début XX° Siècles, ça m'étonnerait que les Watts furent identiques et même proches de celles d'aujourd'hui...

Albo résume bien le truc, au final c'était l'équivalent des rallyes cyclo-touristes longues distances d'aujourd'hui, à quelques détails prêts, comme les dérailleurs inexistants, la qualité de la route etc...

D'ailleurs on a une idée des temps d'ascensions des grands cols dans les années 1910/1920 ?

Re: La non-linéarité du cyclisme entre le chiant et le spectaculaire

Publié : 17 avr. 2019, 10:36
par loloherrera
Bah René Pottier en 1905 escalade le Ballon d'Alsace à 20km/h de moyenne. Après, moi je veux bien dire que c'était des peintres :siffle:

Re: La non-linéarité du cyclisme entre le chiant et le spectaculaire

Publié : 17 avr. 2019, 10:56
par albo
C’est pas ce qu’on a dit.

Et le ballon d’Alsace c’est 8 km à 6-7%.

C’est pas un pont d’autoroute mais on est quand même loin de l’enchaînement Télégraphe/Galibier ou du Ventoux.

Re: La non-linéarité du cyclisme entre le chiant et le spectaculaire

Publié : 17 avr. 2019, 11:03
par loloherrera
Non mais j'entends bien vos arguments hein...seulement se coltiner 300 bornes en montagne sur des routes( :elephant: ) défoncées avec des vélos de 15 kg, ça reste pour moi un truc de maboule.
Evidemment qu'on était plus sur de l'endurance, mais ces mecs étaient des champions. Enfin je prends peut-être mal vos propos, mais on dirait que vous cherchez à rabaisser leur perf...

Re: La non-linéarité du cyclisme entre le chiant et le spectaculaire

Publié : 17 avr. 2019, 11:14
par albo
Non pas du tout.

C’etait des cracks.

Mais aujourd’hui avec l’evolution des techniques d’entraînement les athlètes arrivent à des performances qui n’ont plus rien à voir.

J’arrive à comprendre un trajet de 300 km avec un vélo de 20 kg à 25 km/h de moyenne.

Je ne comprends pas une ascension du ventoux à 20 km/h après une étape de 200 bornes courue à 40 km/h.

Il y a un monde entre les deux performances qui n’en s’explique pas (loin de là) qu’avec le matériel.

Re: La non-linéarité du cyclisme entre le chiant et le spectaculaire

Publié : 17 avr. 2019, 11:14
par El_Pistolero_07
Ah non pas du tout, je constate juste qu'on est pas sur le même type d'effort qu'aujourd'hui !

Pas mal la montée de Pottier d'ailleurs, je suis pas sur de faire le même temps aujourd'hui, loin de là...

Re: La non-linéarité du cyclisme entre le chiant et le spectaculaire

Publié : 17 avr. 2019, 11:24
par albo
Je donne juste un autre argument mais en athlétisme le record du monde de marathon c’était 2h55 en 1908...

T’as plus de 1000 coureurs en moins de 3h sur le marathon de Paris être année, dont des mecs de 60 ans...

Re: La non-linéarité du cyclisme entre le chiant et le spectaculaire

Publié : 17 avr. 2019, 12:09
par El_Pistolero_07
Non mais les vélos étaient plus lourds aussi.... Ah merde... :elephant:

Plus sérieusement, on était aux balbutiements du sport et l'entraînement n'était pas théorisé comme aujourd'hui, pas étonnant que les records aient bondis en 100 ans.

Re: La non-linéarité du cyclisme entre le chiant et le spectaculaire

Publié : 17 avr. 2019, 16:39
par Nopik
De toute facon, lorsqu'on parle de type d'effort, on a aussi pu constater plus près de nous le développement des braquets "moulinette".
Comme le disait Albo je crois sur la page précédente, pour les emmener (à haute vitesse) faut avoir un cardio énorme.
En revanche, ca demande moins de force pure que les braquets d'avant.
Donc ce n'est pas tout à fait pareil en terme d'effort, de physiologie, d'entrainement.

Pour prendre en exemple mon petit cas perso, sur mon vieux vélo le plus petit développement est "énorme" et c'est vraiment très difficile de monter des côtes de 8-10% (Du genre, même debout sur les pédales avec mes 88kg, faut que je tire vraiment sur les bras pour que ça avance). Et à côté de moi je voyais passer des types de 120 kg, le cul sur la selle et le bide sur le tube du haut, qui tournaient les jambes sans trop forcer. :spamafote:

Re: La non-linéarité du cyclisme entre le chiant et le spectaculaire

Publié : 17 avr. 2019, 16:42
par JFKs
Nopik a écrit : 17 avr. 2019, 16:39 Pour prendre en exemple mon petit cas perso, sur mon vieux vélo le plus petit développement est "énorme" et c'est vraiment très difficile de monter des côtes de 8-10% (Du genre, même debout sur les pédales avec mes 88kg, faut que je tire vraiment sur les bras pour que ça avance). Et à côté de moi je voyais passer des types de 120 kg, le cul sur la selle et le bide sur le tube du haut, qui tournaient les jambes sans trop forcer. :spamafote:
Tu partages tes routes d'entraînement avec Charlix? :reflexion:

Re: La non-linéarité du cyclisme entre le chiant et le spectaculaire

Publié : 17 avr. 2019, 16:57
par Le sucre sportif
A mon avis, la notion de spectacle (ou de chiant) dépend de la sensibilité de chacun. Perso dès que je vois quelqu'un faire un effort en courant ou sur un vélo, je m'émeus. Alors le manque de spectaculaire peu aussi venir du fait que nous ne sommes plus capable d'apprécier le spectacle à sa juste valeur (des mecs qui font 200km/h à vélo, c'est prodigieux !) ou alors que les commentateurs n'arrivent pas à mettre les coureurs et la course en valeur.

Perso je suis très satisfait du spectacle proposé cette année sur les classiques, comme tout les ans, car je suis plus intéressé aux pavés qu'aux forts pourcentages, et du coup je me prononcerais pas sur les ardennaises que je trouve chiantes, car les puncheurs ça me gave :elephant:

Sinon je ne comprends pas le titre, vous vouliez parler de proportionnalité entre la performance et le spectacle ? (plus ça va vite, plus c'est intéressant)
Encore une fois ça dépend de la grille de lecture de chacun je pense :reflexion:

Re: La non-linéarité du cyclisme entre le chiant et le spectaculaire

Publié : 17 avr. 2019, 17:01
par Wombat
Je ne comprend pas le soucis du lestage du vélo pour les fabricants. La limite de 6.8 kg est artificiel, dans une logique de continuité entre pratiquant occasionnel, cyclotouriste, semi pro et pro, tous les fabricants se sont conformé à cette limite. Si on décide de décaler cette limite progressivement tout le parc de vélo s'adaptera à cette règle et les fabricant feront de leur mieux pour sortir le vélo le plus performant avec cette nouvelle limite.

Re: La non-linéarité du cyclisme entre le chiant et le spectaculaire

Publié : 17 avr. 2019, 17:03
par JFKs
Le sucre sportif a écrit : 17 avr. 2019, 16:57 Perso je suis très satisfait du spectacle proposé cette année sur les classiques, comme tout les ans, car je suis plus intéressé aux pavés qu'aux forts pourcentages

Tu penses quoi du Paterberg?


#quadratureducercle