loloherrera a écrit : 24 janv. 2019, 14:20
levrai-dufaux a écrit : 24 janv. 2019, 12:27
Pourquoi ? Cela ne voudra pas forcément dire que nous aurions assisté à une course d'attente.
Pour répondre à la question, je pense qu'un Sagan pourrait l'emporter (comme je pense qu'il avait les moyens de l'emporter sur le précédent parcours, quand on voit ce que Gerrans ou Matthews y ont réalisé), à condition qu'il se focalise sur les Ardennaises au détriment des Flandriennes. Pas sûr qu'il soit prêt à en payer le prix. Gilbert du faire le chemin inverse pour remporter le Tour des Flandres.
En fait par rapport à l'impression de Lolo, je trouve qu'on retrouve dans ces années 2010 des coureurs nettement moins "hyper spécialisés" que dans dans la décennie précédente. Par exemple, des coureurs capables de briller sur les flandriennes ET les ardennaises, il y a en beaucoup plus qu'il y a quelques années (Moscon, Valgren, GVA, Sagan, Gilbert, Kwiatkowski, Benoot... voire même Valverde : ce n'était qu'A Travers la Flandre, mais il avait été bluffant l'an dernier). Dans les années 2000, ne me viennent à l'esprit que Bettini, Van Petegem et Ballan dans ce registre.
Le problème est surtout celui du calendrier qui contraint à choisir entre les deux types de course.
Mais le calendrier était plus ou moins pareil avant. Ce qui fait sans doute la différence de nos jours, c'est la densité. Ou alors il n'y a plus de cador à la Merckx, Hinault ou Kelly. Même Valverde n'est pas aussi "complet".
Ce que je veux dire, c'est qu'être présent pour la gagne de disons MSR à LBL, ça semble quasi impossible de nos jours.
Mais peut-être que dans un avenir proche, un coureur me fera mentir
Je ne pense pas que l’époque actuelle manque de cadors à la Hinault, Kelly, etc.
Au contraire, elle en a beaucoup !
Ce qui relativise du coup le concept peut-être...?
À l’échelle d’une carrière pour les grands champions actuels, on peut briller (presque) partout.
Mais la spécialisation demeure indispensable ne serait-ce que par les pics de forme, impossible d’être en forme partout et tout le temps sur une saison.
C’est surtout ça la différence, la hiérarchie était naguère moins différenciée par épreuves car tout le monde courait partout toute l’année ou presque non ?
Mais aujourd’hui les Sagan, G.Thomas, Kwiatkowski, Wiggins, Valverde, Nibali, Dumoulin et d’autres encore, ne me paraissent pas intrinsequement moins cadors que bien des grands anciens.
Et la densité supérieure, le niveau moyen certainement compacté, ramassé à la hausse, n’empêche pas les vrais fuoriclasses de sortir du lot.
Le triplé inédit de Sagan, c’est bien à notre époque.
Le vainqueur du Tour qui compte une flandrienne et une flopée de titres sur piste à son palmarès (certes à différentes époques de sa carrière), c’est notre époque aussi !