Re: Le plus grand de l' histoire , Coppi ou Merckx ?
Publié : 19 janv. 2018, 02:14
1 Merckx
2 Hinault
3 Coppi
4 Indurain
5 Anquetil
2 Hinault
3 Coppi
4 Indurain
5 Anquetil
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Oui totalement d'accord, tout comme on pourrait mettre Pantani dans la liste des grimpeurs. Mais globalement, dans le sport y'aura toujours cette légende du "A l'époque, Maurice Garin, il te mettait 2 h au second !"Booze a écrit : 18 janv. 2018, 22:38 Ce qui est amusant avec ces débat comparatifs, c'est l'absence de coureurs contemporains. Ne trouvez-vous pas étrange que les légendes du cyclisme soient celles des temps lointains ? Certains argueront de l'épicerie des nains modernes, des chevauchées fantastiques des grands passés, du romantisme de la soquette légère. Mouais.
Je serais plus cynique. Des chevauchées fantastiques, oui. Mais des chevauchées facilitées par des différences de niveau extrêmes dans le peloton.
Des épiciers, oui. Mais comptables des points UCI et coincés par le resserrement des niveaux. Très peu de différence de puissance entre le premier et le dernier du Tour.
Et surtout des cyclismes différents, faisant appel à des qualités différentes. L'endurance hier. L'explosivité aujourd'hui.
Parmi les grands rouleurs, Miguel Indurain a sans nul doute sa place dans les 5. Ce qui lui manque dans ces classements, ce n'est pas le talent, mais le romantisme, la poésie. Bref, le maquillage qui sublime les beautés.
Le classement posté par Gato est celui du livre de Geminiani "mes 5 géants du cyclisme" publié en 1982, alors que Hinault n'était qu'en milieu de carrière et où l'existence d'un Indurain était évidemment inconnue.Booze a écrit : 18 janv. 2018, 22:38 Ce qui est amusant avec ces débat comparatifs, c'est l'absence de coureurs contemporains. Ne trouvez-vous pas étrange que les légendes du cyclisme soient celles des temps lointains ? Certains argueront de l'épicerie des nains modernes, des chevauchées fantastiques des grands passés, du romantisme de la soquette légère. Mouais.
Je serais plus cynique. Des chevauchées fantastiques, oui. Mais des chevauchées facilitées par des différences de niveau extrêmes dans le peloton.
Des épiciers, oui. Mais comptables des points UCI et coincés par le resserrement des niveaux. Très peu de différence de puissance entre le premier et le dernier du Tour.
Et surtout des cyclismes différents, faisant appel à des qualités différentes. L'endurance hier. L'explosivité aujourd'hui.
Parmi les grands rouleurs, Miguel Indurain a sans nul doute sa place dans les 5. Ce qui lui manque dans ces classements, ce n'est pas le talent, mais le romantisme, la poésie. Bref, le maquillage qui sublime les beautés.
kelmeur a écrit : 16 janv. 2018, 18:54 Nan nan mais c'est même pas question que ce sont les deux premiers.
D'abord il y a Merckx, plus grand sportif de tous les temps et très probablement à tout jamais.
Le comparer c'est déjà l'insulter.
Les autres, les autres plus grands, on peut les placer à peu près comme tournant aux alentours d'un demi Merckx
faux.Booze a écrit : 16 janv. 2018, 21:24 Impossible de comparer des époques si différentes. Coppi dominait son temps. Merckxx le sien. Aujourd'hui ces dominations sont impossibles, non pas du fait de la qualité intrinsèques des coureurs, mais de leurs spécialisations, de leurs professionnalisation, des enjeux financiers, de la mondialisation des effectifs, des progrès dans l'entraînement qui ont lissé les hiérarchies naturelles. Il y a peut-être des Coppi, des Bobet, des Merckxx dans le peloton. Mais il leur est impossible d'émerger autant. Tout juste peuvent-ils surnager dans le domaine qu'ils se sont choisis.
runnz a écrit : 17 janv. 2018, 08:56 Si on ne fait pas de cas des palmarès et de l'accumulation de succès de prestige, mais davantage des témoignages et des courses inoubliables, malgré tout, Merckx reste le numéro UN puisque, même dans une époque riche en rivaux, il les a tous pulvérisé avec souvent un panache gratuit qui lui a sans doute fait perdre 2 ou 3 saisons pleines après 1975, ce n'était pas un Zoetemelk (que je respecte puisqu'il s'est torturé parfois pour en gagner quelques belles), qui eu le malheur de tomber et sur Merckx et sur Hinault, avec un Gimondi pour lui barrer la route aussi sur d'autres épreuves.
1. Merckx
2.Coppi (trop fragile en comparaison avec Merckx).
3.Binda, un coureur dont la légende ne sera jamais égalée à cause des époques.
4.Anquetil, certes calculateur, mais d'une classe et d'une élégance incomparable, un rouleur de génie.
5.Bartali, le plus pénalisé par les années de guerre, mais plus costaud que les 4 premiers dans presque tous les domaines, la guerre lui a fait perdre ses meilleures années d'athlètes 26-31 ans. Terrible!![]()
Très peu de gens ne connaissent ses coureurs, en tout cas chez les jeunes générations.Coeur-de-Lyon a écrit : 19 janv. 2018, 12:06 Si je demande à quelqu'un qui ne s'intéresse pas du tout au cyclisme si les noms de Merckx, Coppi, Anquetil, Bartali, Hinault, Bobet lui disent quelque chose il est probable que oui. Moins persuadé pour Binda![]()
En quoi cela infirme-t-il ma thèse. A la fin, les meilleurs gagnent. Le resserrement des niveaux n'empêche pas la sélection. Ils gagnent simplement par moins de marge. Ça se joue à coup de secondes au lieu de quart d'heures. Finies les dominations écrasantes, finies aussi les defaillances monstrueuses. Ce sont les emotions qui ont fait la grandeur du cyclisme. Pas des talents de demi-dieux. Les coureurs n'en étaient que les vecteurs. Au fond, leurs talents intrinsèques comptent bien moins que la liberté dont ils disposaient et les péripéties de course. Je prends un risque, mais je trouve que le regard porté sur les Grands du passé souffre d'un effet de halo. Ils sont idéalisés et vus comme bien plus uniques qu'ils ne le sont en réalité. Je n'ai nul doute qu'un Sagan ou un Nibali courrant dans les années 30-50-60-70 auraient connu la même postérité.tuco a écrit : 19 janv. 2018, 11:06faux.Booze a écrit : 16 janv. 2018, 21:24 Impossible de comparer des époques si différentes. Coppi dominait son temps. Merckxx le sien. Aujourd'hui ces dominations sont impossibles, non pas du fait de la qualité intrinsèques des coureurs, mais de leurs spécialisations, de leurs professionnalisation, des enjeux financiers, de la mondialisation des effectifs, des progrès dans l'entraînement qui ont lissé les hiérarchies naturelles. Il y a peut-être des Coppi, des Bobet, des Merckxx dans le peloton. Mais il leur est impossible d'émerger autant. Tout juste peuvent-ils surnager dans le domaine qu'ils se sont choisis.
Et je le prouve !
j'ai fait une étude des victoires, des podiums et des top 10 en 1977 et 2017
Si ta thèse, hélas tellement répandue était vraie, les victoires seraient dispersées entre un nombre plus grand de coureurs, et le nombre de nations qui scorent bcp aurait explosé.
Or, les chiffres que j'ai obtenu (sur une cinquantaine des plus grandes courses) montre que la répartition des victoireset le nb de nations dominante...reste le même.