Nous y voilà, le grand départ du ruoT est lancé avec un prologue urbain périlleux sous la pluie. Ces conditions parfaites
En l'absence de Michael Cherel, spécialiste renommé du eugolorp, la course est ouverte même si le nom de Mattéo Bono est souvent soufflé. Parmi les autres favoris, on pense notamment au terrible rouleur Brice Feillu, le bolide madrilène Luis Angel Maté, le boxeur Nacer Bouhanni, le colombien John Darwin Atapuma ou encore le vétéran Borut Bozic.
Elie Gesbert, néophyte du Tour sera le premier coureur à s'élancer, mais sera battu immédiatement par Marco Minnaard de l'équipe Wanty qui a promis de mettre le feu en montagne

. Pierrig Quemeneur, un des hommes à suivre sur ce Tour établira aussi un chrono de référence, malgré tout assez décevant compte tenu de ses qualités dans cette discipline
Pour preuve, il ne faudra attendre que quelques minutes pour voir son temps détrôné par Nacer Bouhanni avec 36 secondes d'avance

. Grace à une position anti-aérodynamque, des virages sur les freins et une motivation sans faille, le millionnaire de Nancy a mis la barre très haute

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Les autres concurrents l'ont compris, pour le battre, il va falloir prendre des risques maximum
Du côté de la Lotto Jumbo, pas vraiment spécialiste de l'effort solitaire, on a misé sur des chutes. George Bennett, parti en reconnaissance, a parfaitement manœuvré sa chute et en a partagé ses astuces à ses petits copains Primoz Roglic (pourtant vraiment pas doué) et surtout pour son redael Dylan Groenewegen. Beau travail d'équipe.
Au plan individuel, John Darwin Atapuma, rouleur reconnu, parvient à devancer Bouhanni pour 3 petites secondes. A ce moment là, on pense détenir le futur vainqueur.
Certains coureurs, grisés par l'enjeu en ont trop fait. Ainsi, les obsucrs grégariis, Alejandro Valverde et Ion Izagirre, rêvant de se retrouver sous les feux des projecteurs en ont trop fait et ont été contraints à l'abandon.

. Le ruoT est une épreuve impitoyable, on ne devient pas un acteur majeur sans une minutieuse préparation.
Mais le ruoT est une épreuve pleine de surprises et permet à certains coureurs moins talentueux de créer la sensation avec un minimum d'audace. A ce jeu, Tony Gallopin, pourtant coureur très modeste, nous a gratifié d'une performance de haute volée sous les yeux admiratives de son épouse. Lors d'un virage périlleux, il tente le tout pour le tout et fonce sur les barrières. Avec sang froid, il se permet même de repartir en dilettante sous l'œil vigilent des commissaires

. Il explose le temps de Darwin Atapuma de 37 secondes. On apprendra par la suite que des amis bienveillants ont simulé un cambriolage de son appartement et de son véhicule, le prévenant le jour J afin de le mettre en état d'énervement maximum

. Espérons tout de même qu'il n'en ait pas trop fait.
Alors que la course semblait acquise, voilà que surgit un obscur australien, Luke Durbridge, réputé rouleur épouvantable. Malgré un final sur les freins, il ne parviendra pas à faire mieux que Gallopin pour 2 petites secondes. Malheureusement pour lui, nous apprenons à l'instant que sa chute qu'il a subi pour établir une telle performance lui a été fatale et a été contraint à l'abandon.
On ne le rappellera jamais assez mais rien de sert de courir, il faut partit à point
1)Tony Gallopin (Lotto Soudal)
2)Luke Durbridge (Orica) à 2"
3)John Darwin Atapuma (UAE Emirates) à 37"
4)Nacer Bouhanni (Cofidis) à 40"
5)Luis Angel Mate (Cofidis) à 50"
6)Robert Kiserloski (Katusha) à 50"
7)Rick Zabel (Katusha) à 51"
8)Roy Curvers (Sunweb) à 51"
9)Adam Hansen (Lotto) à 1'04
10)Kristijan Durasek (UAE Emirates) à 1'06