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Re: Lucho Herrera, mon idole de toujours
Publié : 07 août 2017, 22:38
par loloherrera
Passionnant, merci beaucoup.
Re: Lucho Herrera, mon idole de toujours
Publié : 08 août 2017, 20:51
par runnz
J'ai bien aimé aussi l'histoire des premiers Colombien en Europe, moi j'imaginais Alfonzo Florez vainqueur du Tour de l'Avenir 1980 un jour rivaliser avec Hinault.
Autrement, j'ai étudié un peu le siteducyclisme, pour leur Ranking il est vraiment basique et ne tient pas compte des résultats avant 2006, quelques courses pas plus loin que 2004.
Je croyais que le Ranking "all time" de PCS était le plus atroce, au moins il fait l'effort de remonter au début du cyclisme même si le palmarès des Anciens est à 80% incomplet, ceux des années 50', c'est un peu mieux 50% environ, plus on approche des années 2000 et plus ils sont complets. Mais bon avec toutes les sanctions rétroactives, difficile d'y prêter un quelconque crédit, les coureurs actuels sont bien trop avantagés avec toutes les petites courses qui se sont multipliées. Suffit de comparer le palmarès de Cavendish (8e historique) avec celui de Darrigade 94e, on regarde une bonne année 1961 par exemple et comparez avec la 2013 du Cav' ...

Re: Lucho Herrera, mon idole de toujours
Publié : 08 août 2017, 21:27
par loveclimb
Merci d'avoir créé ce topic et bienvenu au club!
Autant dans d'autres sport, même que je suis avec autant d'assiduité que le vélo, je ne suis pas dans l'idolâtrie, autant lucho fut l'exception qui confirme la règle !
Rie' qu'à entendre à la radio son nom, qu'il était échappé, j'étais dans tous mes états.
Pour moi il offre le tour 1985 au blaireau.
Rir' que des la 1 ère étape de montagne a avoriaz, il aurait pu lâcher Hinault quand il voulait et il lui met 7 secondes au sprint en 300m...
Le lendemain rebelotte il revient sur para et le laisse gagner.
Mon plus grand souvenir reste l'étape de luz ardiden en 1987 où il était dans le peloton puis remonte de groupe en groupe, et échoue a moins de 20 secondes de perico, en lui reprenant beaucoup de temps. Il était clairement le plus fort!
La vuelta victorieuse, et la chevauchée aux lacs de covadonga! Grande Lucho.
J'aimais sa (leur) relative faiblesse sut le plat, dans les clm et les bordures.
Je déteste les colombiens moderne style uran botero, gavrilia and co.
Me font penser aux brésiliens en foot qui se sont européanisés et ont perdu leur qualité naturelle de virtuose du ballon rond...
Chacun ses qualités !
Même si malheureusement dans le cyclisme moderne tout le monde fait presque tout, j'ai du mal avec l'idée des gars complet.
J'aime pinot "nul" en descente et moyen en clm et très fort dans les cols!
Pour recentrer, lucho Herrera grimpeur n.1 et aux antipodes des épiciers du vélo moderne...
Re: Lucho Herrera, mon idole de toujours
Publié : 09 août 2017, 12:43
par biquet
loloherrera a écrit : 12 juil. 2017, 16:21
Ah c'est clair, quand le blaireau voulait passer une journée peinard, t'avais intérêt à te faire tout petit. Le patron.(ou le dictateur, c'est selon)
Hinault était malin. La veille, il s'était dépensé sans compter lors de son pas de 2 exécuté avec Lucho, vers Avoriaz. Il s'était montré impressionnant sur le Pas de Morgins, au point de mettre Herrera en limite de rupture, mais au fil des km, il s'était étiolé et avait souffert sur la montée vers Avoriaz. D'ailleurs, si Lucho ne l'a pas largué, c'était à la suite d'un arrangement verbal, pressenti d'ailleurs par Anquetil dans son commentaire.
Et le lendemain, se profilait une étape de moyenne-montagne, très piégeuse, très casse-patte. Hinault avait imposé un couvre-feu en usant d'un prétexte très fin: " L'étape est longue et dure, elle peut mettre bcp de coureurs hors-délais si ça bagarre. Attendons les 50 derniers km pour faire la course."
Evidemment, le Blaireau cherchait surtout à se protéger des offensives lointaines des grimpeurs. Pour faire la police, y avait lui et Duclos. Le pauvre Patrocinio Jiménez a failli se retrouver dans le fossé, 2 ans auparavant.

Re: Lucho Herrera, mon idole de toujours
Publié : 09 août 2017, 12:52
par biquet
Gamin, j'aimais bcp Herrera, mais j'adorais Delgado. J'étais fasciné par l'explosivité de Perico, même s'il ne tenait pas toujours la distance. Lucho m'impressionnait moins lors de ses attaques, mais il était bien plus aérien et dégageait une énorme impression de facilité. C'était le meilleur grimpeur de sa génération, devant Delgado et Parra.
Je pense qu'il aurait pu remporter 1 Giro, s'il avait préparé cette épreuve lors de ses meilleures saisons (84 à 88). Par contre, le Tour lui était inaccessible: trop de chronos, trop d'étapes de plaine. En Juillet, Delgado (qui n'atteignait son meilleur rendement qu'en été) était bien plus dangereux que lui pour les Roche, Lemond, Fignon, Mottet et autres Bernard.
Re: Lucho Herrera, mon idole de toujours
Publié : 04 mai 2020, 08:54
par loloherrera
Re: Lucho Herrera, mon idole de toujours
Publié : 05 mai 2020, 04:37
par nostradamus--dans--le--bus
Je n' ai jamais vu courir lucho herrara, pour moi il rime avec éclat, grimpeur et irrégularité.
Avait il des problème en descente ? des problème pour frotter ?
Qu ' est ce qui lui faisait perdre le plus de temps au géneral ? Les chronos ? Les étapes de plaine ?
Re: Lucho Herrera, mon idole de toujours
Publié : 05 mai 2020, 08:52
par loloherrera
Tu peux répondre à toutes tes questions par oui
C'était le pur escaladeur qui avait dù mal à tenir 3 semaines, les 8/10 premiers jours de plaines l'usant beaucoup.
ll aurait pu se concentrer plus sur une course comme le Dauphiné, quand on voit les dégats qu'il était capable de faire en montagne sans l'usure des étapes plates.
Re: Lucho Herrera, mon idole de toujours
Publié : 05 mai 2020, 09:00
par Fusagasuga2
nostradamus--dans--le--bus a écrit : 05 mai 2020, 04:37
Je n' ai jamais vu courir lucho herrara, pour moi il rime avec éclat, grimpeur et irrégularité.
Avait il des problème en descente ? des problème pour frotter ?
Qu ' est ce qui lui faisait perdre le plus de temps au géneral ? Les chronos ? Les étapes de plaine ?
Quelqu'un (biquet?) avait d'abord fait la remarque qu'il avait un calendrier lourd, trop lourd pour lui sans doute. Les grandes épreuves colombiennes comme le tour de Colombie et la classico rcn, la Vuelta (au printemps à cette époque), le tour....*
Pour ce dernier on peut supposer qu'Il n'y est sans doute pas souvent arrivé au top de sa fraicheur ce qui explique qu'il finissait par s'éteindre un peu en 3è semaine de GT.
On avait aussi des tours avec infiniment plus de clm qu'aujourd'hui (en première semaine des clm de 80km étaient parfois programmés à cette époque et il y avait un deuxième clm plat d'une 50 aine de km avant Paris).
Le kilométrage des épreuves étaient plus importants, sur le tour il y avait souvent plus de 10 jours à fond les manettes sur des étapes de plat de 200/250 km avant la montagne ce qui devait un peu l'user.
Ce n'était sans doute pas le plus grand descendeur du peloton mais il n'était pas ridicule et il avait fait ds progrès au cours de sa carrière. Idem pour le plat, je n'ai pas le souvenir d'énorme éclat de sa part sur du plat (mais je ne me souviens pas de tout). Par contre Les clm par équipe qu'il y avait parfois étaient souvent une vrai catastrophe pour son équipe. Me semble qu'un jour ils avaient terminé à plus de 8 minutes des vainqueur en perdant quasiment la moitié de l'équipe en route.
Re: Lucho Herrera, mon idole de toujours
Publié : 05 mai 2020, 11:41
par nostradamus--dans--le--bus
Merci pour ces précisions ça me permet de cerner un peu mieux quel type de coureur c' était.
La première semaine de plat était une vraie épreuve pour lui si j' ai bien compris, et il avait tendance à courir beaucoup dans une saison, son palmarès est assez logique du coup.
La troisième semaine devenait souvent difficile. En tout cas il a marqué tout les acteurs du cyclisme de ces années là.
Re: Lucho Herrera, mon idole de toujours
Publié : 05 mai 2020, 20:21
par marcella
Il y avait aussi le fait que certaines équipes faisaient tout pour l'user sur le plat, notamment Hinault, car il faisait peur.
Re: Lucho Herrera, mon idole de toujours
Publié : 05 mai 2020, 23:28
par nostradamus--dans--le--bus
J' imagine que sur le plat il y avait une énorme différence entre le collectif renault et le "collectif" colombien.
il avait aucune chance de rivaliser avec ce gros handicap.
Comme hinault dominait les chronos on en mettait enormement en plus, il est pas tombé sur les bons parcours.