Pinot, c'est la première fois qu'il parle aussi fort, aussi cash. Doit y avoir quelque chose qui a vraiment changé depuis l'an dernier, car ce n'était pas DU TOUT la même chanson en 2018 et 2019, lorsqu'il faisait partie des meilleurs coureurs du monde.
J'ai l'impression que l'année 2020 a marqué un véritable tournant. On est pas obligés de prendre tout ce qu'il dit pour argent comptant, car on sait depuis perpète comment sont les coureurs et les champions en général (et pour me gaver de Miroir des Sports, Miroir-Sprint ou But et Club du temps jadis, je peux vous dire que j'en ai lu souvent, des interviews dépités du même genre, et concernant exactement les mêmes problématiques). Mais doit y avoir une part de vrai là-dedans, et s'il parle aussi fort des cétones et de la cortisone, c'est qu'il a, cette fois-ci, la sensation de ne plus jouer avec les mêmes armes que certains, bref, de ne plus être dans le coup.
Si un Pinot, un des meilleurs coureurs de la dernière décennie, parle de cette façon, c'est qu'il doit y avoir un ENORME problème. Car ça allait déjà trés vite et trés fort entre 2017 et 2019, avec des puissances plus que douteuses qui concernaient également Pinot (Prat d'Albis 2019, notamment, mais également Covadonga 2018). Mais l'an dernier, il s'est passé un truc pas net. Entre les gamins volants, les slovènes, les Ineos du Giro (surtout Dennis dans les Alpes) et les progressions brutales (qui s'attendait à voir du Hindley, du Porte ou du Carthy sur un podium de GT ? Personne), on sent bien qu'un grand retour en arrière s'est produit..
Période COVID ( contrôles antidopage proches du niveau zéro) ou problème bien plus profond ??

Cela faisait bien longtemps qu'on avait plus entendu parler de cyclisme à 2 vitesses, en tout cas. On verra les mois prochains si Pinot, Gaudu, Martin @co seront les nouveaux Casar, Moncoutié, Fedrigo, Halgand..