J'ai envie de dire, si t'es très fort pour appuyer sur des pédales sur des routes dégueu, au milieu d'autres malades dans ton genre, que t'as tout le confort social et financier pour t'entraîner à ça, et que t'es préparé comme tous les grands "champions du cyclisme" se sont toujours préparés, c'est à dire avec les moyens médicaux les plus éprouvés de leur époque, y'a aucune surprise à ce que ce soit passé de la façon dont ça s'est passé. Surtout que contrairement à Albator, je pense qu'il est allé dans ses retranchements le van der Poel.
Moi je pense qu'on en arrive au point où celà devient plus ridicule qu'admirable. Mais quelque part j'en viens à me dire que le problème est finalement plus chez les admirateurs que les admirés. Ils gagneraient beaucoup moins de pognon j'irais même dire qu'il faut avant tout les protéger des conséquences de tout ça, les admirés. Là j'avoue que j'en ai moyennement rien à foutre, ils sont pas à plaindre. Sauf quand y'en a un qui ramasse pour tout le monde, façon Jean Michel Lopette, mais c'est plus l'inégalité de traitement qui m'agace.
On l'a vu hier, van der poel il se fait ravitailler au milieu de son solo victorieux, le gars au volant il recelait des traitements hormonaux prohibés pour Niels Albert il y a quinze ans de ça. Il a avoué , on lui a tapé sur l'épaule, "allez c'est pas bien Cricri", il a continué de manager ses équipes de merde dans leur milieu de consanguin du cyclo-cross belge pendant des années, et il arrive à un moment comme une fleur au top du World tour, t'as plus personne qui s'en offusque que ce gars soit là. Je mets même plus les commentaires, t'as personne sur aucune chaîne qui relèvera pour dire que ça sent pas la rose le truc.
Après c'est beau, c'est peut-être ce qui me fait le plus regarder. Ça et les vannes sur les coureurs favoris des uns et des autres, j'aime bien les taquineries comme ça. Après le reste... C'est du cyclisme et un champion de cyclisme ne changera pas la face du monde. C'est un sport beaucoup trop conservateur. Mais j'aime bien quand même, peut-être aussi parce que c'est brutal, qu'il y a une forme de vérité, d'acceptation de la réalité, une espèce de fatalisme mais en étant acteur, dans chaque coup de pédale, si on regarde bien.
Enflammade
