blouss_ a écrit : 06 mai 2018, 21:21
dolipr4ne a écrit : 06 mai 2018, 13:18
Ca depend de la perception: là où certains y ont vu de la faiblesse ou de la baisse de forme, moi j’y vois du contrôle. Mais on ne se sortira pas de ce debat de toute façon. Le charme de VCN...
De mon côté, je ne cherche pas à affirmer que Dumoulin est largement au-dessus du lot et qu’il va etriller tout le monde, mais ça m’enerve quand certains essaient de faire croire que sa victoire en 2017 est quasiment un coup de bol.
Quant à ryle, c’est une autre histoire..................
Et moi, je ne cherche pas à affirmer que sa victoire en 2017 est quasiment un coup de bol, mais ça m’enerve quand certains essaient de faire croire que Dumoulin est largement au-dessus du lot et qu’il va étriller tout le monde.
Plus sérieusement, c'est effectivement une question de perception. Pour moi, Dumoulin n'a pas gagné le Giro 2017 sur un coup de bol. Il a parfaitement géré sa course et a su profiter des alliances de circonstances pour se sortir de situations bien complexes. Mais il n'a pas survolé la course et a été à plusieurs reprises en passe de la perdre. Et je vais me mouiller un peu, mais je ne vois pas Dumoulin rééditer sa performance de l'an dernier. Je pense que ce sera plus dur pour lui. Le parcours lui est un peu moins favorable. Il y aura encore de belles étapes de haute-montagne après le dernier chrono. L'adversité me paraît aussi plus forte, notamment collectivement (Sky, Astana,...). Et enfin, je ne suis pas certain, que la Sunweb surperforme en 2018 comme ils l'ont fait en 2017.
Je suis d'accord avec vous : question de perception.
Et pour ma part, la perception que j'ai du Giro 2017 c'est : un très grand Dumoulin.
Il a été réellement impérial sur 4 étapes (CLMs, Blockhaus, Oropa), où il a fait des écarts non négligeables. Et ensuite, il a été très très costaud dans la gestion de ses moments de faiblesses, et ça c'est super important. Il a toujours réussi a vraiment bien limiter la casse. Il n'a jamais explosé. Il a plutôt montré quelqu'un qui gérait son effort, en se sentant un poil en dessous, plutôt que quelqu'un en surrégime qui explosait complètement.
Profiter des alliances de circonstances, c'est normal, et il y en aura toujours. Et puis, de toute façon avoir un équipier (ou un adversaire peu importe) qui roule devant toi en montagne, quand tu es cuit ça n'est bien utile. Des leaders en défaillance qui n'arrivent pas à suivre leur équipier, on en déjà vu un paquet. Dumoulin lui arrivait à maintenir son propre rythme, avec ou sans personne pour l'aider. Signe qu'il était plus en "gérance" qu'en défaillance.
Et le numéro qu'il fait suite à sa "pause caca" est vraiment très costaud.
Dumoulin a des faiblesses, et tant mieux, c'est le top pour avoir une course débridée et du suspens jusqu'aux dernières étapes. Mais il a vraiment appris à gérer ses faiblesses entre la Vuelta 2015 (qu'il perd face à Aru, et fini au final 6ème...) et son Giro 2017 qu'il ne perd pas (face à du Quintana -Nibali). Et aujourd'hui en 2018, je pense qu'il a la confiance physique et mentale pour être encore un peu au dessus de ce qu'il faisait en 2015 et 2017.