Aujourd'hui, comme beaucoup d'entre vous, c'est la gueule de bois mais pas autant qu'après l'étape du Giro, étant donné l'info de la veille annoncée par Rbl, qui me laissait penser qu'effectivement il n'allait rien falloir attendre de Pinot.
Comme Liam, je me dis que ce coureur traine avec lui une certaine malédiction sur les Grands Tours. Deux années de suite que tout se termine à quelques jours de la fin, de podiums (ou plus cette année) qui lui tendaient les bras, plus les péripéties des années antérieures. Cela fait beaucoup.
Malgré l'énorme déception qui prédomine aujourd'hui, je garde en tête tous les aspects positifs que ce Tour a amené. On a jamais vu une équipe (Groupama) FDJ aussi sereine, aussi forte, et réglée comme du papier à musique. Mise à part cette bordure, jamais on aura vu Pinot être dans des situations auxquelles ils nous avaient habitué ces dernières années.
Cela fait depuis l'année 2001 que je suis derrière elle, et l'écart séparant le niveau actuel de celui des années 2000 et début 2010 en donnerait presque le vertige. Quand on voit que Pinot est en mesure de pouvoir jouer la gagne sur le Tour, c'est là qu'on voit à quel point le chemin parcouru par cette structure est long. Et il n'y a pas de raison que cela s'arrête. Cela fait deux fois coup sur coup (à l'exception du Catalogne cette année) que Pinot arrive à aborder ses objectifs en étant bien préparé pour les accomplir (Lombardie + Tour). Ajouter à cela tous les moyens mis en place en parallèle depuis plusieurs années par le Pole Développement, ou plus récemment comme cet ex-pro qui nettoie les chambres, etc. Autant de choses qui nous laissent imaginer que pour les échéances à venir sur les GT, Pinot devrait pouvoir de nouveau y cibler les podiums.
Sans oublier Gaudu qui a commencé à un peu plus confirmer les attentes placées en lui cette saison (UAE, Romandie), et son rôle et le poids qu'il aura pesé cette année sur le Tour lors des étapes pyrénéennes. Pour lui aussi on peut espérer de belles choses.
Voilà tout ça pour dire que le passé et le présent font mal quand on y pense, mais qu'il y a de quoi rester optimiste pour l'avenir de notre équipe et coureurs de coeur.
