Voici mon avant-dernier-né:
https://www.strava.com/activities/615108510
Ca faisait un moment que j'avais dessiné le parcours sur Garmin, et jusqu'à présent, c'était soit le temps qui manquait, soit le temps qui manquait - à ses devoirs de soleil.
Donc, après une semaine de presque-repos, c'était parti pour un 200, le deuxième de cette année.
Et il faisait un temps parfait ! Très peu de vent (de nord-ouest), des températures agréables et pas encore trop chaudes.
Le tracé du parcours voulait que j'aie le vent de face sur le tout début, et à la toute fin. J'aurai probablement préféré au tout-milieu :-)
Je pars donc les poches pleines de barres de céréales sur un rythme tranquille.
Niveau dénivelé, je ne savais pas vraiment ce qui m'attendait, car en dessinant de très longs parcours (avec plein de corrections) sur Garmin, à un moment, la courbe de dénivelé fout le camp.
Bon, je savais qu'il y aurait des bosses à l'ouest de Toulouse (Gers), et à l'est / sud-est (Lauragais).
Pour garder donc du jus pour les hostilités qui n'allaient pas commencer avant le km 60 environ, j'ai commencé mollo, en restant toujours en I2 (sauf sur une petite portion après Fronton ou j'ai tenté un KOM sur une petite monté (foiré) et un autre sur une petite descente (réussi).
Je ne connaissais pas du tout au delà de Grisolles, je ne pars quasiment jamais vers l'ouest. Eh bien, c'est... plat. Plat mais joli. Avec des routes en très bon état ! Un peu de vent 3/4 de dos, sur les prolongateurs, et en avant. Les premières 50 km à pas loin de 35 de moyenne.
Puis arrive le Gers, avec la plus grosse difficulté de la journée, le Filhol Climb, 2,1 km à 6% de moyenne - je l'avais aperçu avant que Garmin ne me gomme la courbe de dénivelé. (J'entends ricaner les montagnards parmi vous - c'est vrai que 2,1 km à 6% de moyenne pour une \"plus grosse difficulté\", ça fait un peu honte...)
Montée en intensité moyenne, il me restait 160 bornes, quand même...
Suite à ça arrivait une suite de toboggans, que j'ai presque fait à fond la caisse, sentant que ça pourrait faire un KOM improvisé - que nenni. Les sorties de 200+ avec KOMs, c'est pas encore pour cette année (c'est probablement pour jamais).
Puis le sud de Toulouse aux alentours de Muret, avec le passage du km 100. De très jolis villages aux abords de la Garonne ! Par là, j'avais un peu mal aux mollets, parties de mes jambes qui normalement ne se manifestent pas... Je le mets sur le compte du retour en mode \"plat\" après le Gers...
J'ai aussi sur quelques km pu remorquer deux cyclistes qui semblaient bien contents de se mettre dans ma roue - que ne ferait-on pour rendre service ;-)
Ah oui,dans le même secteur, Garmin m'avait aussi fait une petite blague (comme presque sur chaque tracé de sortie en territoire inconnu): une soit-disant départementale qui se transforme sur 2 ou 3 km en chemin agricole. Je commence à avoir l'habitude, en danseuse, ça passe. Faut juste éviter les cailloux et avoir confiance en ses pneus :-)
Au km 110, je me suis arrêté quelques minutes pour ingurgiter quelques barres de céréales (\"goût salé\" - la bonne blague ! Aussi sucrés que les machins à 3 sous au supermarché, juste acheté beaucoup plus cher chez décathlon...)
Puis arrivait le Lauragais.
Dis, ça monte et ça descend vraiment tout le temps ! C'est jamais long, mais des fois, c'est raide ! Désormais, toute velléité de KOM m'ayant quitté, je montais les bosses de façon à ni me mettre dans le rouge, ni perdre trop de temps.
Arrivé vers Lanta, j'ai regagné des territoires connus de moi. Psychologiquement, ça aide. Sauf qu'un peu plus loin, vers Verfeil, j'avais le vent dans le pif pour les derniers 40 km de mon périple. Et la fatigue arrivait inexorablement.
Les dernières bosses passées, aux abords de Roqueserière, je me rends compte que j'étais à 32,9 de moyenne. Les 33,3 (100 km en 3 heures) étant désormais inatteignables, je voulais quand même craquer les 33, contre le vent.
Mission accomplie, arrivé à la casa fatigué mais pas exténué, 210 bornes, 1700 et des miettes de D+, du suspens, des émotions, des rebondissements (sur le chemin agricole...) que veut-on de plus ?
Depuis, j'ai roulé hier (donc le lendemain), et j'ai l'impression que ce 200 à allure somme tout quand même assez soutenue m'a donné un bon coup de boost ! Content !