TheChosenOne6 a écrit : 27 sept. 2017, 10:51
D’une substance ingèré involontairement donc non. Tu pourrais l’accepter et ce serait plus simple pour tous.
Et au passage prouver qu’il y a une substance interdite ne suffit pas forcément puisque le règlement UCI disait (peut être tjs?) qu’on ne peut sanctionner un coureur pour une prise involontaire.
Le règlement actuel de l'UCi est on ne peut plus clairement rédigé en tout cas :
Article 2.1.1
"Il incombe à chaque coureur de s’assurer qu’aucune substance interdite ne pénètre dans son organisme. Les coureurs sont responsables de toute substance interdite ou de ses métabolites ou marqueurs dont la présence est décelée dans leurs échantillons. Par conséquent, il n’est pas nécessaire de faire la preuve de l’intention, de la faute, de la négligence ou de l’usage conscient de la part du coureur pour établir une violation des Règles antidopage en vertu de l’article 2.1. "
Article 2.1.2
"La violation d’une règle antidopage en vertu de l’article 2.1 est établie dans chacun des cas suivants : présence d’une substance interdite ou de ses métabolites ou marqueurs dans l’échantillon A du coureur lorsque le coureur renonce à l’analyse de l’échantillon B et que l’échantillon B n’est pas analysé; ou, lorsque l échantillon B est analysé, confirmation, par l’analyse de l’ échantillon B, de la présence de la substance interdite ou de ses métabolites ou marqueurs décelés dans l’échantillon A du coureur ; ou, lorsque l’échantillon B du coureur est réparti entre deux flacons, confirmation par l’analyse du deuxième flacon de la présence de la substance interdite ou de ses métabolites ou marqueurs détectés dans le premier flacon. "
Article 10.4
"Lorsque le coureur ou l’autre personne établit dans un cas particulier l’absence de faute ou de négligence de sa part, la période de suspension normalement applicable sera éliminée. "
Annexe 1 , définitions :
"Absence de faute ou de négligence :
Démonstration par le coureur ou l’autre personne du fait qu’il/elle ignorait, ne soupçonnait pas, ou n’aurait pas pu raisonnablement savoir ou soupçonner, même en faisant preuve de la plus grande vigilance, qu’il/elle avait utilisé ou s’était fait administrer une substance interdite ou une méthode interdite ou avait commis d’une quelconque façon une violation des Règles antidopage. Sauf dans le cas d’un mineur, pour toute violation de l’article 2.1, le coureur doit également établir de quelle manière la substance interdite a pénétré dans son organisme."
Je ne sais plus qui disait sur ce fil qu'on ne condamne pas un innocent : ce règlement n'est est pas loin et est assez exorbitant du droit commun en matière disciplinaire (ça ressemble à HADOPI !) : la faute ce n'est pas l'intention de se doper, la faute c'est de l'être, même si on ne le sait pas et qu'on n'en a pas fait exprès. C'est le prix à payer pour lutter contre le dopage.
Pour s'en sortir le coureur doit démontrer qu'il n'a pas manqué à la plus grande vigilance et expliquer comment la substance est arrivée dans son organisme (d'où le steack).
Le TAS n'a donc pas à dire si Contador était consciemment dopé ou non, cela n'a aucune importance, il lui fallait juste écarter la thèse du steack.
"no evidence has been adduced proving that the Athlete acted with no fault or negligence or no significant fault or negligence"
Il a quand même clairement affirmé que la thèse de la contamination par manque de vigilance par complément alimentaire était plus probable que la transfusion sanguine.
Il y a pléthore d'indices qui peuvent conduire à penser que Contador s'est volontairement dopé pendant sa carrière, mais le jugement du TAS, paradoxalement, n'en est pas un.
En tout cas ce n'est pas l'attraper de manière indirecte : c'est l'attraper de manière tout à fait directe, mais pas pour les faits dont on le soupçonne quand on pense au dopage.
Pour Armstrong, ce ne sont pas des indices mais bien des preuves que l'USADA a réunies (le règlement antidopage n'a jamais dit que le contrôle positif était la seule preuve acceptable).