bullomaniak a écrit : 27 juil. 2017, 21:31
mazinho93 a écrit : 27 juil. 2017, 21:05
Justement est ce que la performance de barguil sur une pente oscillant ça 9 pour cent, ne reflète elle pas précisément des qualités de purs grimpeurs , alors que pinot était sur une pente à 5-6 pour cent, ce qui réclame surtout de la puissance....
Pour moi dans le cyclisme moderne, les grimpeurs ne peuvent plus faire de différence sur des pentes à 6 pour cent, (bon piancavallo montre le contraire.mais il y a une section pentue à la base du col.); mais regarde un col comme peyresoudre est complètment inutile, il se monte grand plateau....aucun grimpeur ne peut y faire de différences..
Sur des pentes à 9-10 pour cent comme sur la fin de l'izoard, on voit les réels qualités de grimpeus, peut être que pinot et bardet sont aussi capables de numéros sur ce type de montée, mais en tout cas cette année je ne les ai pas vus...
Bah déjà si on garde Piancavallo dans la partie raide Pinot se ballade à côté des autres et il part alors qu'on est encore sur des gros pourcentages. C'est après que ça redescend et qu'il se retrouve dans une situation moins favorable.
Mais dans l'absolu je pense que Pinot au Blockhaus ça reste au-dessus de tout ce qu'ont fait Bardet et Barguil cette année.
Le Blockhaus ouais, ça reste peu ou prou équivalent au niveau de Bardet sur le TdF si l'on considère qu'on avait là un grand Quintana.
Après est-ce que le Quintana du Blockhaus était vraiment super costaud, lui qui était loin de son meilleur niveau une semaine plus tard ?
Si on peut répondre par l'affirmative alors, le Quintana du Blockhaus vaut le Quintana du Terminillo sur la course des deux mers :
T'as Uran à 25" ce jour-là (Dumoulin à plus de 40", Mollema à 51"), perf' équivalente à celle de Pinot sur le Blockhaus (Pinot à 24", Mollema à 41", Dumoulin à 24") donc par transitivité (oui je sais le raisonnement paraît quelque peu caduc), Bardet doit pouvoir se situer dans ces eaux-là.
Par contre, pour Piancavallo, ça n'a franchement rien d'extraordinaire, il faut voir aussi qui sont ceux qui ont roulé derrière lui : Pellizotti 39 ans qui a roulé presque 1 km, puis Rojas lâché de l'échappé et enfin José Herrada lui aussi de l'échappée du matin et plusieurs fois ça s'est regardé.
Ce n'était pas sur du 5% mais sur du 7% de moyenne après l'attaque de Pinot sauf pour les 15 derniers hectomètres plat et en descente.
Donc si tu considères que Pellizotti+Rojas+Herrada et Zakarin+Pozzovivo, c'est plus costaud dans la pente que Kwiatkowski+Landa et Bardet+Froome qui ont roulé derrière Barguil, ton raisonnement tient.
Après comparer deux performances brutes sur un GT comme on peut le faire est un exercice qui demande davantage de recul. Pinot, on a constaté à chaque fois, que, suite à ses deux meilleurs résultats sur le Giro (Blockhaus et sa victoire d'étape), l'étape d'après, c'était la cata (les deux chronos en l'occurrence). Il semble certes avoir perdu en chrono mais je pense aussi qu'il gère parfois les étapes de montagne comme s'il n'y avait pas de lendemain contrairement à pas mal de leaders (comme Bardet sur le TdF entre autres) qui ne sont jamais à 100% dans l'effort mais en gardent toujours 5 à 7 Watts de réserve sous la pédale sur leur attaques soit 0.1 W/Kg en prévision des autres jours (ce qui a pour conséquence aussi que les attaques n'aboutissent pas parce qu'ils n'y vont pas franchement).