+1 avec JFK.bigdams38 a écrit : 21 août 2020, 14:48On pourrait imaginer une équipe qui écarte un coureur suspect en prétextant n'importe quoi, un problème familiale ou une tendinite afin de l'isoler mais s'en en référer à l'organisation pour ne pas risquer de voir toute l'équipé écartée.JFKs a écrit : 21 août 2020, 14:01
Le quoi?![]()
On parle d'un virus qui, pour toute une partie des infectés, produit des symptômes visibles par tout le monde. Nul besoin d'aller fouiller dans les poubelles de l'hôtel de l'équipe pour les voir. Ca n'a rien à voir avec par exemple la prise de produits dopants, qui sont beaucoup plus faciles à dissimuler. Avec une bonne logistique, même des transfusions d'une équipe entière est plus facile à cacher que les possibles symptômes d'un coureur, visibles à la vue de toutes et tous.
Par rapport au passé et d'autres dissimulations, tu sembles aussi occulter le fait que cette année, le coronavirus sera très certainement une obsession sur le Tour, ce qui va aiguiser l'attention de tout le monde. On voit dans la vie de tous les jours que dès qu'une personne éternue ou tousse, les gens se retournent. Le contexte est très différent. Surtout dans un contexte où, en plus des caméras de l'organisation, plus ou moins tout le monde peut immortaliser la scène avec son téléphone.
Je ne vois pas quels sont les "doutes" qui pourraient véritablement être dissimulés par un médecin. Même un coureur ne présentant a priori pas de symptômes mais dont on apprendrait qu'il a été en contact avec des infectés devrait sans doute être testé. Il me semble difficile, dans un contexte comme le Tour, d'occulter les contacts. Surtout si d'autres personnes en contact sont diagnostiquées dans d'autres parties de la caravane (autres équipes, organisation, etc.). La possibilité la plus vraisemblable, ça serait de cacher de tels contacts qui auraient eu lieu avant le tour, mais là ça serait inconscient d'un point de vue de la santé, et la possible source d'un scandale.
Enfin, même dans le cas où un coureur n'aurait comme symptôme que la perte d'odorat (pas visible par les autres je te l'accorde), il y aura danger. Car il devra de toute façon se faire tester après l'épreuve et devra se justifier: est-ce qu'il ment sur ce qui l'amène à être testé et se condamne à ne jamais parler de la perte d'odorat? Ou est-ce qu'il mentionne le symptôme mais ment sur son apparition?
Dans tous les cas, c'est un jeu dangereux pour le coureur, le médecin, et l'équipe. Et contrairement aux dissimulations que tu évoques, la situation est beaucoup plus sérieuse.
C'est bien sûr pas éthique et dangereux mais à deux ou trois jours de la fin du tour et compte tenu des délais d'incubation, y en a beaucoup je le crains qui prendraient le risque !
On parle quand même de staffs / médecins (au moins certains) qui ont couvert ou pire organisé du dopage généralisé potentiellement bien plus dangereux pour un athlète jeune et en bonne santé que le covid 19.![]()
On s'écarte un peu du serment d'hippocrate non ?
On peut aussi imaginer que l'UCI demande que tout acteur de la course, coureur, staff etc..., qui se retire de l'épreuve soit testé pour ôter le doute.

