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Re: Le topic des baroudeurs

Publié : 26 déc. 2018, 10:38
par Le sucre sportif
4ème Alessandro De Marchi (32 ans, BMC :italia: )

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11 échappées WT
2 victoires (étape 11 de la Vuelta, Tour d’Emilie)
L’expérimenté grimpeur italien est un coureur offensif, passé de l’Androni à la Cannondale puis récemment à la BMC, entamant sa huitième saison chez les professionnels, avec pour spécialité de viser les étapes sur les grandes épreuves WT. Sa saison s’articule autour du doublé Giro-Vuelta :pompom:

Il débute sa saison au Tour de Valence, qu’il termine autour de la 30ème place puis se retrouve sur Paris-Nice. Il réalise un très bon début de Paris-Nice, avec un top 20 sur le CLM de Saint-Etienne puis une 22ème place à Vence. Il est ainsi dans le top 20 assez près du leader Sanchez quand il décide de s’échapper lors de l’étape reine menant à la Colmiane :cheval: On lui laisse peu de champ puis De Marchi part à la faute dans une descente avec Pantano, il passera même par dessus la rembarde pour finir dans le ravin, heureusement plus de peur que de mal :sweat: Il s’appliquera à terminer son Paris-Nice malgré son infortune alors que de nombreux coureurs ont abandonnés :applaud:

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En Avril, place au Pays-Basque et une nouvelle échappée pour lui lors de la seconde étape avec son équipier Caruso mais sans succès. Il réalise à nouveau un CLM correct sur ce tour du Pays-Basque mais n’a pas joué le général. Place aux ardennaises, il réalise le triptyque Amstel-FW-LBL avec une belle régularité, toujours autour de la 30-40ème place, montrant que la forme est là avant de partir en Israël sur son tour national :niark:

Toujours en attente que la route s’élève pour nous montrer l’étendue de son talent, il s’échappe sur l’étape menant à l’Etna alors que son coéquipier Rohan Dennis porte le maillot rose  :metalhead: Il se retrouve dans un groupe d’une trentaine de coureurs dont Chaves, Reichenbach, Oomen, Polanc, Ciccone et va se retrouver à l’abord de la montée finale parmi parmi la dizaine de survivants mais ne pourra pas suivre les attaques de Ciccone puis Chaves et sera un peu plus tard absorbé par le peloton qui n’était pas loin :sylvain84:

En seconde semaine, nouvelle attaque sur l’étape entre Assisi et Osimo de moyenne montagne et qui peut convenir à un baroudeur tel que lui. Il sort avec notamment Luis Leon Sanchez, redoutable sur ce terrain et des coureurs de contis italiennes (Maestri, Turrin et Masnada). Dans les 10 derniers kms, il ne reste plus que Sanchez et Masnada puis le duel tant attendu se dessine après une attaque de De Marchi à 5kms de l’arrivée :love: ... mais le peloton les reprend aussitôt, pour une victoire de l’intraitable Yates. De Marchi était particulièrement motivé par cette étape puisqu’il s’agissait de l’étape en hommage à Michele Scarponi et a tout tenté pour l’emporter même si le peloton a eu raison de l’échappée :study:

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Il s’échappe une nouvelle fois en troisième semaine, sur l’étape vers Sappada, le lendemain du Monte Zoncolan et la veille du CLM. C’est bien vu car l’étape est difficile, et les leaders voudront certainement ne pas se mettre à bloc entre une arrivée difficile et un CLM important … Il fait parti d’une première échappée, reprise, persiste plus fois et c’est finalement après plus d’une heure de bataille que la bonne sort, avec une trentaine de coureur. Les voyants sont au vert pour que l’échappée joue la gagne avec du beau monde (Ciccone, Neilands, Ulissi, Chérel …) :pompom: Sauf que Woods décide de partir en chasse-patate, ce qui déplaît au peloton qui revient vite sur la tête de course. De Marchi, pas très en forme, lâche prématurément à 60kms de l’arrivée et fera gruppetto. Son CLM le lendemain montre qu’il n’est pas tant en forme que cela (39ème) et donc reste discret pendant les dernières étapes de montagne :spamafote:

Au sortir de son Giro, il participe à la victoire au CLM par équipe sur le Tour de Suisse plaçant Richie Porte en pole-position pour la victoire finale. Il aura alors un rôle d’équipier important pour aider son leader à résister aux attaques de Quintana notamment. Il conclu cette première partie de saison avec un top 10 sur son championnat national puis effectue une pause estivale d’un mois. Il repart sur des bases plus saines avec une échappée dès la première étape du tour de Pologne en compagnie de Rossetto, mais l’étape se termine au sprint.

On le retrouve ainsi à la Vuelta avec un très bon prologue autour de Malaga, puisqu’il le termine 6ème. Après avoir fait gruppetto les jours suivants, on le retrouve dans le bon coup vers Roquetas del Mar, dans une échappée à 26 où Molard prendra les commandes du général. Après avoir été a l’initiative de l’échappée au départ, il fait tout péter à mi-course, partant avec Rossetto puis s’isolant seul en tête avec 1’40 d’avance à 60kms de l’arrivée. Il tente donc le tout pour le tout très loin de l'arrivée :love: Bon rouleur, il résiste bien puis voit Simon Clarke et Mollema se joindre à lui 10kms plus loin. Le trio se disputera la victoire. Dans le final, De Marchi tente de partir en solitaire, sa mauvaise pointe de vitesse le condamnant. Il sera repris et terminera 3ème au sprint :spamafote:

Il retente à nouveau en seconde semaine entre Mombuey et Luintra, répètant son schéma du Giro. Encore à l’initiative de l’échappée, ils sont une vingtaine à l’avant, dont de sacrés clients : Fraile, Pinot, Rolland, Mollema et accompagné de ses équipiers Roche et Teuns. Pinot est gênant vu sa position au général et Mollema attaque à 40kms de l’arrivée :metalhead: De Marchi réussi à faire la jonction mais il n’y a plus d’entente dans l’échappée. Restrepo et Roche partent, De Marchi revient, contre et se lance seul pour tenter de s’imposer. Derrière les autres favoris de l’échappée s’enterrent. Restrepo parvient à revenir dans les 15 derniers kms et les deux hommes s’entendent bien, car les poursuivants ne sont pas loin  :manolo: A nouveau De Marchi tente de s’isoler dans le final, et réussi à lâcher Restrepo à 4kms du but, dans un faux-plat montant. Il s’impose en solitaire, c’est sa troisième victoire d’étape sur une Vuelta  :winner:

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Après cette belle victoire, il se refait discret, récupère et repart à l’avant 6 jours plus tard, comme sur le Giro, mais le lendemain du CLM cette fois-ci, qu’il a mieux réussit (20ème) montrant que la forme est de retour :pompom: Il est encore à l’initiative de la bonne échappée et se retrouve dans un groupe de 20 avec son équipier Teuns. Il se mue en équipier modèle en prévision du final pour puncheur qui devrait convenir à Teuns. Alors qu’il mène le train dans les premiers kms d’ascension final, il voit Woods, Teuns et Majka s’en aller pour se jouer la gagne. La bataille devant est épique, remportée par un Woods émouvant, De Marchi en termine à la sixième place, anecdotique :super: Il réalise une très belle 12ème place lors de l’étape andorrane puis fait un dernier baroud d’honneur sur le critérium de Madrid :applaud:

Mais sa saison n’est pas terminée ! Il participe aux championnats du monde en équipier modèle pour les offensives italiennes dans les 50 derniers kms, puis repart à l’assaut avant la dernière bosse, mais Pinot sera vigilant :non: Il réalise un bon CLM sur ses championnats nationaux, terminant au pied du podium et souhaite conclure sur les classiques italiennes :niark:

De retour au tour d’Emilie, il sort du peloton dans les 30 derniers kms, se retrouvant à l’avant avec Power et Mohoric dans un groupe de 6. Mohoric sort dans la descente et seul De Marchi parvient à le suivre :cheval: Dans la montée suivante, Mohoric cale et De Marchi se retrouve seul à l’avant, ce qu’il lui a plutôt bien réussi cette saison. Il n’a cependant pas plus de 30’’ d’avance dans les 20 derniers kms et parvient lentement à creuser. Dans le final, Woods et Teuns attaquent mais c’est bien De Marchi qui s’impose, c’est sa première victoire professionnelle sur une course d’un jour  :winner: Il termine sa saison avec une 33ème place sur le Tour de Lombardie.

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Ce fut donc une belle saison pour De Marchi, l’archétype du parfait baroudeur : bon grimpeur et surtout bon rouleur. Il est capable de rouler seul, pour lancer les échappées dans les débuts de course, ou pour résister à un petit groupe ou à un peloton, ce qui lui est nécessaire puisque sa pointe de vitesse lui fait défaut. Capable également de faire un bon travail d’équipier, il poursuivra au sein de la CCC, dans une équipe qui ne semble plus avoir de leader pour les GT, ce dont il pourra tirer profit en s’échappant de nouveau sans contraintes en 2019 :pompom:

Re: Le topic des baroudeurs

Publié : 26 déc. 2018, 20:17
par Fuenté d'Éze
Il me semble que mohoric n'est pas le premier membre d'une échappée matinale à prendre le maillot de leader. De Gendt l'a fait à 2 reprises en Catalogne et en Romandie :love:
Cela dit c'est de plus en plus rare :cry:

Re: Le topic des baroudeurs

Publié : 28 déc. 2018, 17:38
par Le sucre sportif
2ème Silvan Dillier (28 ans, Ag2r La Mondiale :swiss: )

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10 échappées WT
Maillot à pois du Tour de Guangxi
Fidèle à l’équipe BMC depuis ses débuts professionnels en 2014, le champion de Suisse en titre est un coureur complet qui a remporté une étape du Giro, la route du Sud arrivant chez Ag2r afin de jouer les équipiers de Naesen et de Bardet, mais aussi de tenter sa chance lorsqu’il en aura l’occasion :pompom:

Son début de saison est axée autour des flandriennes, où il devra montrer à son staff qu’il est digne de confiance pour épauler Bardet en juillet. Il débute sa saison au Trophée Laigueglia où il termine à un encourageant top 20 puis rejoint le groupe Naesen en Andalousie. Il s’échappe d’ailleurs sur la première étape où il sera le dernier repris dans les 10 derniers kms :super: Il participe ensuite au weekend de reprise en Belgique avec un bon top 20 sur l’Omloop. Il est donc en pleine forme mais va malheureusement chuter et se fracturer le doigt sur les Strade Bianche alors que la campagne de classique n’est qu’à son début :mouchoir:

Il reprend trois semaines plus tard sur la Route Adélie de Vitré et se glisse dès le début de course dans l’échappée en compagnie de Jérôme Cousin et de 7 autres coureurs :metalhead: Dans le final, les échappées ont encore une bonne avance, et Dillier attaque dans une portion difficile à 6kms de l’arrivée et semble tenir bon mais est repris à l’entame du dernier km par le reste de l’échappée … le sprint est lancé et Dillier le remporte devant Vaugrenard :winner:

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Ayant besoin de faire des jours de courses en prévision de Roubaix, il continue d’animer la course le lendemain à la Roue Tourangelle : il fait parti des 12 costauds qui se disputent la victoire dans le final, et se sacrifie pour Samuel Dumoulin en l'emmenant à la flamme rouge :metalhead: Le surlendemain, il dispute le tour de la Sarthe mais y sera discret, d’autant qu’il arrête au soir de l’avant-dernière étape pour partir à Compiègne, espérant que sa préparation sera la bonne :cheval:

Entre Paris et Roubaix, le début de course est nerveux : tout le monde veut prendre l’échappée, tant les avantages sont grands sur cette course. Il fait parti des costauds qui parviennent à sortir du peloton avant le premier secteur de course :metalhead: Dès la trouée d’Arenberg, l’échappée se morcelle et Dillier se retrouve à l’avant avec Bystrom, Soler et Wallays. A 60kms de l’arrivée, Stybar sort en contre et tente de faire la jonction. Il échouera à seulement 20’’ de la tête. Peu après, à Orchies, les favoris reviennent à 30’’ et neutralisent leurs attaques. C’est alors que Peter Sagan attaque et sort seul à l’entrée du secteur de Bersée :metalhead: Il reprend vite le trio de tête, car Soler a eu des ennuis mécaniques.

A Mons-en-Pévèle, Bystrom est lâché, mais Wallays et Dillier tiennent le rythme du champion du monde et tentent de prendre des relais quand ils peuvent, espérant l’accompagner le plus loin possible. A l’entrée du dernier secteur 5 étoiles menant au carrefour de l’arbre, Dillier est le seul à avoir suivi Sagan, et parvient même à continuer de le relayer :w00t: Les poursuivants sont à une minute, et l’on peut se demander si Dillier n’a pas intérêt de stopper les relais, et d’attaquer Sagan pour la gagne plutôt que de collaborer :reflexion:
Mais il va continuer de relayer, de peur de se faire reprendre et de tout perdre. Il aura l’honneur d’entrée sur le vélodrome le premier, et de mener le sprint, qu’il perdra, mais aura à son palmarès un podium sur un monument, qui plus est en ayant fait toute la course en tête, chose devenue rare de nos jours :super:

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La semaine suivante, il participe à l’Amstel mais y semble moins à son avantage. Place au tour de Romandie où il est discret, après un bon prologue (top 20) travaillant certainement pour son leader Pierre Latour. Il poursuit son mois de mai en Californie avec une belle 11ème place à Laguna Seca puis un top 10 sur le GP d’Argovie :study:

Il enchaîne avec le Tour de Suisse où il se montre offensif. Toujours placé au général, il attaque lors de la troisième étape en compagnie de son équipier Peters pour qui il va jouer un rôle d’équipier. Malheureusement pour eux, Peters, en tête au sommet de la dernière difficulté est repris puis déposé dans la descente par Juul Jensen qui s’en va s’imposer dans des conditions pluvieuses. Il sera encore à l’avant sur l’étape suivante avec de gros rouleurs comme Oss et Stuyven et tout ce beau monde ne pourra rien faire dans la montée finale vers Loèche les bains :spamafote:

Au sortir de ce Tour de Suisse, il ne parvient pas à défendre son titre national mais est sélectionné pour son rôle d’équipier et son expérience, sur la Grande Boucle :super: Malheureusement il est victime d’une chute la veille du CLM par équipe et semble touché à un genou :sylvain84: Après deux semaines à jouer les parfaits équipiers pour Bardet, il peut aller prendre l’échappée sur l’étape de Carcassonne. Parmi les 29 coureurs qui se font la malle, il est le seul de son équipe mais ne parvient pas à suivre les meilleurs dans le Pic de Nore, étant rapidement distancé en compagnie de Peter Sagan et se faisant par la suite reprendre par le peloton :spamafote:

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Le lendemain il retente sur un terrain qui lui convient guère, il est distancé à 60kms de l’arrivée dans le Portet d’Aspet. Il retente une dernière fois entre Lourdes et Laruns, s’échappant avec Pöstlberger et Gaudin, ils formeront l’échappée du jour une fois rejoint par une quinzaine de coureurs dont de bons grimpeurs (Nieve, Yates, Alaphilippe, Mollema) et sera donc très vite distancé, dans le Col d’Aspin :study:

Toujours pas de coupures pour le coureur suisse qui dispute le tour de Pologne début août ! Il ne semble pas s’y échapper, jouant le général en tournant autour de la 20ème place sur les étapes difficiles, terminant 23ème. Il poursuit sa fin de saison en participant à des courses d’un jour françaises tout d’abord à Plouay mais aussi sur le tour du Doubs qu’il termine à la sixième place, se trouvant dans un peloton derrière son leader Romain Bardet malchanceux dans la descente finale. Il participe ensuite aux championnats du monde du CLM, puis à Paris-Bourges et Paris-Tours.

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Sur Paris-Bourges, il fait partie de l’échappée de 9 coureurs avec Cosnefroy qui sera reprise dans le dernier kilomètre. Sur Paris-Tours, il effectue une course discrète mais solide en second rideau, terminant dans le top 20 :super: Place à sa dernière course de l’année, le tour de Guangxi en mi-octobre, course qu’il avait terminé dans le top 10 l’an passé. Il s’échappe dès la première étape et s’empare du maillot de meilleur grimpeur :super: Le perdant au bénéfice de Moscon, il repart à l’attaque lors de l’avant dernière étape en compagnie de Mullen, Eenkhorn et Tony Martin :cheval: Il fait le plein de points dans les ascensions et part seul dans la dernière difficulté mais est repris par le peloton, concluant sa longue saison en remportant un maillot distinctif :applaud:

Grosse saison de Dillier, présent dans les pelotons de février à octobre quasiment sans interruption, effectuant un gros travail d’équipier, parfois malchanceux (deux chutes), parfois limité en haute montagne mais avec un gros moteur lui permettant de rivaliser avec les meilleurs flandriens à Roubaix et être présent dans de nombreuses échappées. Il semble en tout cas avoir les faveurs de son staff, qui lui a fait confiance sur le TDF et avec qui il continuera au minimum pour encore 2 ans :pompom:

Re: Le topic des baroudeurs

Publié : 28 déc. 2018, 17:39
par Le sucre sportif
Fuenté d'Éze a écrit : 26 déc. 2018, 20:17 Il me semble que mohoric n'est pas le premier membre d'une échappée matinale à prendre le maillot de leader. De Gendt l'a fait à 2 reprises en Catalogne et en Romandie :love:
Cela dit c'est de plus en plus rare :cry:
Bien vu :jap: Je vous laisse avec un intenable suspense pour la première place de ce classement :popcorn:

Re: Le topic des baroudeurs

Publié : 28 déc. 2018, 19:35
par Iguane
Le sucre sportif a écrit : 28 déc. 2018, 17:39
Bien vu :jap: Je vous laisse avec un intenable suspense pour la première place de ce classement :popcorn:
C'est pour Boucher à coup sûr. :banana:

Re: Le topic des baroudeurs

Publié : 28 déc. 2018, 21:35
par loloherrera
Non, Froome :elephant:

Re: Le topic des baroudeurs

Publié : 29 déc. 2018, 00:36
par Le sucre sportif
loloherrera a écrit : 28 déc. 2018, 21:35 Non, Froome :elephant:
Techniquement, remporter un GT après une échappée solitaire de 80kms, ça le place au dessus de Mohoric et de son BinckBank Tour :study:

:popcorn:

Re: Le topic des baroudeurs

Publié : 29 déc. 2018, 03:44
par wallers
Quel suspense ... Qui sera le baroudeur de l'année 2018 ?
Maxime Monfort ?
Brice Feillu ?
Marc Fournier ?
Bryan Nauleau ?
Christian Knees ?
Matteo Pelucchi ?
Guy Sagiv ?
Meiyin Wang ?
Robert Wagner ?
Rigoberto Uran ?

A moins que ce ne soit lui : :love:
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Re: Le topic des baroudeurs

Publié : 01 janv. 2019, 11:04
par Le sucre sportif
1er Thomas De Gendt (32 ans, Lotto Soudal :belgique: )

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28 échappées WT (11 sur les courses d’une semaine, 7 sur le Tour de France, 10 sur la Vuelta)
2 victoires d’étapes (3ème étape du Tour de Catalogne, 2ème étape du Tour de Romandie)
3 grands prix de la montagne (Paris-Nice, Romandie, Vuelta)
1 classement par point (Romandie)

Thomas De Gendt est le baroudeur idéal : excellent rouleur, ne rechignant pas à la tâche, bon grimpeur, il est capable de relancer une échappée et de gérer les finals d’étapes, avec son expérience acquise dans de nombreuses échappées, lui qui entame sa 10ème saison chez les pros, et qui s’est fait révélé en terminant sur le podium du Giro 2012 puis en remportant de nombreuses étapes sur des courses WT (Tour de Suisse, Dauphiné, Vuelta, Giro, Paris-Nice, Tour de France, Tour de Catalogne), il les a presque toutes  :w00t:

Il débute sa saison en Australie, et s’échappe sur l’étape de Willunga Hill, en résistant le plus longtemps au peloton, partant seul dans la première des deux ascensions, mais se faisant reprendre aux 10kms. De retour en Europe, il participe à Paris-Nice et s’échappe lors de la seconde étape avec Naesen, Boom et Machado mais les coureurs seront repris à mi-course. Il repart de plus belle sur les deux dernières étapes, en colère après les réactions de Cousin après sa victoire face à Pollitt : lui qui est généreux dans l’effort souhaite prendre le maillot à pois au détriment de Cousin, ce qu’il parvient à faire en s’échappant sur les deux étapes suivantes.

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On le retrouve sur le Tour de Catalogne et après les deux premières étapes plates, il s’échappe dans un groupe de 5 coureurs dont il tente de s’extraire dans le Coll de Bracons à 50kms de l’arrivée puis part pour de bon à 20kms de l’arrivée dans le Port de Collabos :cheval: Etant dangereux au général, de nombreuses équipes se relaient en tête de peloton et De Gendt se retrouve quasiment repris à 5kms de l’arrivée mais finalement fait jeu pour s’imposer en solitaire et prendre le maillot de leader à Valverde  :winner: Il fera gruppetto à La Molina et abandonnera lors de la dernière étape.

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Une semaine plus tard, il continue son festival au tour du Pays Basque, attaquant lors de la première étape puis de la troisième prenant le maillot à pois. Il tentera de le conserver en attaquant dans la dernière étape mais échoue face à Verona. On peut également souligner sa 13ème place sur le CLM vallonné, montrant que malgré son manque de réussite, il a été omniprésent sur ce tour du pays Basque :super:

Dernière course par étape de son début de saison, le tour de Romandie, et après un prologue prometteur (15ème), il se lance à la chasse aux étapes lors de la seconde étape en ligne avec de bons rouleurs (Campenaerts son équipier, Grivko, Dillier, Belkov :metalhead: ), ça peut aller très loin mais cette échappée est reprise aussitôt … finalement on retrouve quasiment les mêmes coureurs à l’avant (Fabbro remplaçant Belkov et Brown remplaçant Dillier). De Gendt fait tous les sprints et les GPM, et semble le plus fort en compagnie de Brown et Campenaerts, les autres ayant lâché avant les 40 derniers kms où l’avance des hommes de tête est encore de 5’  :banana: Campenaerts se sacrifie et De Gendt part seul à 25kms de l’arrivée. Il conclu cette étape de façon impressionnante, reléguant le peloton à plus de 2’, il était au sommet de son art ce jour-là  :winner: Le lendemain, il fait un top 30 sur le CLM puis se rééchappe le lendemain pour s’assurer les maillots de meilleur grimpeur et par points :applaud:

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Après ce début de saison tonitruant, il se repose et reprend au Dauphiné en vue du Tour de France. Sauf que la forme a dû mal à revenir : il tente de s’échapper sur le Dauphiné mais perd la bataille pour les pois face à Cataldo, retente le lendemain vers La Rosière mais sans plus de réussite, alors que Bilbao l’emporte. Il rate de peu le titre de champion de Belgique du CLM face à son équipier Campenaerts, pour seulement 3’’  :sylvain84:

Sur le Tour de France, il reste en retrait pendant les premières étapes de plat mais fera une tentative sur la longue étape entre Fougères et Chartes, avant de vraiment entrer en action sur l’étape de Roubaix :metalhead: Il n’arrivera pas à suivre Gaudin et Van Rensburg à Ennevelin et sera repris dans les 30 derniers kms par le peloton. Il s’échappera ensuite sur les trois étapes alpestres en se faisant lâché très vite dans la haute montagne :spamafote:

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Sur l’étape plate menant à Valence, il fait meilleure impression mais c’est surtout le lendemain qu’il semble retrouver la forme en cette fin de seconde semaine : il se montre très offensif dans un final débridé, en compagnie de Calmejane, attaquant dans la côte de la Croix-Neuve pour revenir sur Fraile avant de lâcher prise. Il termine quand même avec un top 10 encourageant pour la suite. Il retentera de nouveau trois fois dans les Pyrénées mais ce n'est pas son terrain. Dommage qu’il ait raté l’échappée de Carcassonne qui aurait pu lui convenir :reflexion: Il fait un bon CLM final, avec un top 30 montrant qu’il était en forme mais que la haute montagne, ce n’est pas pour lui.

Après un repos de trois semaines, il enchaîne sur la Vuelta et se porte à l’avant dès la première étape en ligne. Il fera également parti du bon coup à Roquetas del Mar mais ne pèse pas dans le final. Après deux nouvelles échappées en début de seconde semaine, il fait son premier top 10 lors de l’étape menant au Faro de Estaca de Bares et récolte des points pour le maillot à pois, se rapprochant de Maté qui n’est pas réputé bon grimpeur :popcorn: Il fera une nouvelle bonne étape vers La Camperona et un bon CLM en début de troisième semaine (19ème). Il s’échappe quasiment tous les jours sur cette dernière semaine, ne jouant aucunement la victoire d’étape mais allant chercher le maillot de meilleur grimpeur devant Mollema et Maté :winner:

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Pour conclure cette année impressionnante tant dans ses efforts pour animer les courses que pour ses résultats, il abandonne sur les trois classiques italiennes et pour se racheter, décide de rentrer avec ses bagages depuis Côme avec Wellens, et à vélo  :love: Histoire de rappeler c’est qui l’patron :fume: Ils effectueront les 1000kms en 6 jours, mais en passant par des cols Alpestres redoutables, surtout après une telle saison dans les jambes  :agenou:

Re: Le topic des baroudeurs

Publié : 01 janv. 2019, 23:00
par dolipr4ne
6 semaines pour faire 1000km avec Wellens? T’es sûr que c’est des bons baroudeurs ces zozos là? :elephant:

Blague à part, :agenou: à De Gendt, un coureur vraiment unique. Et encore merci pour cette revue royale des baroudeurs, un régal! :super:

Re: Le topic des baroudeurs

Publié : 02 janv. 2019, 17:49
par CycloNico
Qui pouvait le battre :confused: :love:

Re: Le topic des baroudeurs

Publié : 04 janv. 2019, 09:24
par Le sucre sportif
Hommage à Michaël Goolaerts (1994-2018)


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Michaël Goolaerts était un coureur flamand originaire de la province d’Anvers. Il débute le cyclisme au Balen Bicycle Club et remporte de nombreuses courses chez les jeunes, devenant ainsi champion de province -16ans puis du CLM chez les juniors en 2011. Il montre ainsi de bonnes aptitudes à rouler fort, participant aux championnats du monde du CLM juniors (13ème en 2011 en junior 1). Toujours en catégorie jeunes, il devient l’année suivante champion de Belgique de poursuite et de vitesse par équipes juniors, sur piste. Il fera également un top 10 sur le Ronde junior en 2012 montrant son attirance pour les pavés et laissant présager une belle carrière sur les classiques :pompom:

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Ici avec le maillot de son club formateur

Il passe ainsi chez les espoirs l’année suivante en 2013 au sein de l’Ovyta-Eijssen-Acrog, une des meilleures équipes de formation belge :niark: Il sera stagiaire dès sa première saison espoir à la Vérandas Willems et participera ainsi à de nombreuses courses belges de fin de saison, sans trop de réussite mais ayant une réussite lui permettant de signer un premier contrat au sein de la Vérandas Willems alors en continental, pour 2014 :applaud:

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Avec l'Ovyta en espoir 1

Il fait une saison 2014 correcte avec une belle perf dès sa première course pro : il termine 5ème de la première étape du GP de Bessèges, certainement en échappée, montant sa motivation et sa capacité à rouler :metalhead: Pour sa troisième saison chez les espoirs, il décide de repasser chez les espoirs au sein de la Lotto Soudal U23 pour deux saisons avec laquelle il remporte son premier succès, lors du tour du Loir et Cher, réglant un petit groupe au sprint :winner: Il gagne également des victoires dans le calendrier élite belge et français. Il passe stagiaire en fin de saison chez Lotto Soudal, terminant dans le top 10 de Putte-Kappellen :super:

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Victorieux au sprint sur le Tour du Loir-et-Cher

Il passe professionnel au sein de la Vérandas Willems, qui est entre temps devenue une continentale professionnelle et malgré un début de saison difficile, il participe à son premier Ronde en 2017 et prend part à l’échappée qui sera reprise par les favoris à 67kms de l’arrivée, à l’entame du Mur de Grammont :cheval: Cette première année est compliquée pour lui, il a du mal à performer, prenant peu de risques dans son placement mais compensant en prenant souvent les échappées.

Il réalise un très bon début de saison 2018, terminant 6ème du CLM de Sharjah, effectué en vélos traditionnels et toujours placé dans les arrivées massives, montrant de bonnes aptitudes au sprint et surtout qu'il arrive maintenant à frotter :super: Il perdra du temps lors de l’arrivée au sommet pour finir dans le top 20 au CG. Il effectue ensuite quelques courses dans le sud de l’Espagne avant de débuter les classiques pavées :popcorn:

Très en forme fin février, il fait un top 20 à Kuurne puis se montre offensif au Samyn, attaquant à 50kms de l’arrivée alors que le peloton revenait à 50’’ des hommes de tête mais sans succès pour aller chercher Terpstra, Gilbert et Gaudin … La semaine suivant, il fait un top 10 à travers la Flandre Occidentale dominée encore une fois par les Quick Step. Il retrouve mi-mars le World Tour en terminant dans le gruppetto de Gent-Wevelgem :study:

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Au sommet du Mur de Grammont lors du Ronde 2018

Très motivé au départ du Ronde, auquel il s’était échappé l’an passé, il reste patient dans le début de course, tant l’échappée est disputée mais parvient à prendre la bonne, après 2 heures de course :metalhead: Au sein d’un groupe de 11 coureurs, il profite d’être à l’avant de son monument. Ivan Garcia Cortina prend les devant dans le mur de Grammont et Goolaerts semble à la rupture et ne parviendra pas à poursuivre au sein de l’échappée.

Une semaine plus tard, il prend part à son premier enfer du Nord. Le début de course est très disputé et il ne parvient pas à prendre l’échappée. Dès les premiers secteurs pavés, plus précisément à Biesly, il est victime d’un arrêt cardiaque en pleine course, et s’effondre sur le bas côté, inanimé. Il décèdera dans la soirée :mouchoir:

Il n'est pas facile de conclure cet article, mais le peloton professionnel a perdu un espoir passionné et motivé, qui animait souvent la course en étant offensif, et était taillé pour les classiques (1m86 pour 80kgs). Il semblait avoir passé un cap début 2018 et nul ne sait ce dont il aurait été capable si sa carrière avait pu continuer.

RIP Michaël Goolaerts :rip:

Re: Le topic des baroudeurs

Publié : 04 janv. 2019, 12:18
par AlbatorConterdo
:applaud:

Re: Le topic des baroudeurs

Publié : 04 janv. 2019, 15:43
par dolipr4ne
C’est malin de me foutre la larme à l’oeil. On ne peut pas se consoler avec cela, mais il sera au moins mort en exerçant sa passion, sur des routes mythiques.

Bel hommage, le Sucre :jap:

Re: Le topic des baroudeurs

Publié : 04 janv. 2019, 16:01
par Le sucre sportif
dolipr4ne a écrit : 04 janv. 2019, 15:43 C’est malin de me foutre la larme à l’oeil. On ne peut pas se consoler avec cela, mais il sera au moins mort en exerçant sa passion, sur des routes mythiques.

Bel hommage, le Sucre :jap:
Je me suis dit que ça serait bien de reparler de Goolaerts à l'entame de la nouvelle saison, et avec les classiques qui vont venir bientôt :jap: