4ème Alessandro De Marchi (32 ans, BMC
)

11 échappées WT
2 victoires (étape 11 de la Vuelta, Tour d’Emilie)
L’expérimenté grimpeur italien est un coureur offensif, passé de l’Androni à la Cannondale puis récemment à la BMC, entamant sa huitième saison chez les professionnels, avec pour spécialité de viser les étapes sur les grandes épreuves WT. Sa saison s’articule autour du doublé Giro-Vuelta
Il débute sa saison au Tour de Valence, qu’il termine autour de la 30ème place puis se retrouve sur Paris-Nice. Il réalise un très bon début de Paris-Nice, avec un top 20 sur le CLM de Saint-Etienne puis une 22ème place à Vence. Il est ainsi dans le top 20 assez près du leader Sanchez quand il décide de s’échapper lors de l’étape reine menant à la Colmiane
On lui laisse peu de champ puis De Marchi part à la faute dans une descente avec Pantano, il passera même par dessus la rembarde pour finir dans le ravin, heureusement plus de peur que de mal
Il s’appliquera à terminer son Paris-Nice malgré son infortune alors que de nombreux coureurs ont abandonnés

En Avril, place au Pays-Basque et une nouvelle échappée pour lui lors de la seconde étape avec son équipier Caruso mais sans succès. Il réalise à nouveau un CLM correct sur ce tour du Pays-Basque mais n’a pas joué le général. Place aux ardennaises, il réalise le triptyque Amstel-FW-LBL avec une belle régularité, toujours autour de la 30-40ème place, montrant que la forme est là avant de partir en Israël sur son tour national
Toujours en attente que la route s’élève pour nous montrer l’étendue de son talent, il s’échappe sur l’étape menant à l’Etna alors que son coéquipier Rohan Dennis porte le maillot rose
Il se retrouve dans un groupe d’une trentaine de coureurs dont Chaves, Reichenbach, Oomen, Polanc, Ciccone et va se retrouver à l’abord de la montée finale parmi parmi la dizaine de survivants mais ne pourra pas suivre les attaques de Ciccone puis Chaves et sera un peu plus tard absorbé par le peloton qui n’était pas loin
En seconde semaine, nouvelle attaque sur l’étape entre Assisi et Osimo de moyenne montagne et qui peut convenir à un baroudeur tel que lui. Il sort avec notamment Luis Leon Sanchez, redoutable sur ce terrain et des coureurs de contis italiennes (Maestri, Turrin et Masnada). Dans les 10 derniers kms, il ne reste plus que Sanchez et Masnada puis le duel tant attendu se dessine après une attaque de De Marchi à 5kms de l’arrivée
... mais le peloton les reprend aussitôt, pour une victoire de l’intraitable Yates. De Marchi était particulièrement motivé par cette étape puisqu’il s’agissait de l’étape en hommage à Michele Scarponi et a tout tenté pour l’emporter même si le peloton a eu raison de l’échappée

Il s’échappe une nouvelle fois en troisième semaine, sur l’étape vers Sappada, le lendemain du Monte Zoncolan et la veille du CLM. C’est bien vu car l’étape est difficile, et les leaders voudront certainement ne pas se mettre à bloc entre une arrivée difficile et un CLM important … Il fait parti d’une première échappée, reprise, persiste plus fois et c’est finalement après plus d’une heure de bataille que la bonne sort, avec une trentaine de coureur. Les voyants sont au vert pour que l’échappée joue la gagne avec du beau monde (Ciccone, Neilands, Ulissi, Chérel …)
Sauf que Woods décide de partir en chasse-patate, ce qui déplaît au peloton qui revient vite sur la tête de course. De Marchi, pas très en forme, lâche prématurément à 60kms de l’arrivée et fera gruppetto. Son CLM le lendemain montre qu’il n’est pas tant en forme que cela (39ème) et donc reste discret pendant les dernières étapes de montagne
Au sortir de son Giro, il participe à la victoire au CLM par équipe sur le Tour de Suisse plaçant Richie Porte en pole-position pour la victoire finale. Il aura alors un rôle d’équipier important pour aider son leader à résister aux attaques de Quintana notamment. Il conclu cette première partie de saison avec un top 10 sur son championnat national puis effectue une pause estivale d’un mois. Il repart sur des bases plus saines avec une échappée dès la première étape du tour de Pologne en compagnie de Rossetto, mais l’étape se termine au sprint.
On le retrouve ainsi à la Vuelta avec un très bon prologue autour de Malaga, puisqu’il le termine 6ème. Après avoir fait gruppetto les jours suivants, on le retrouve dans le bon coup vers Roquetas del Mar, dans une échappée à 26 où Molard prendra les commandes du général. Après avoir été a l’initiative de l’échappée au départ, il fait tout péter à mi-course, partant avec Rossetto puis s’isolant seul en tête avec 1’40 d’avance à 60kms de l’arrivée. Il tente donc le tout pour le tout très loin de l'arrivée
Bon rouleur, il résiste bien puis voit Simon Clarke et Mollema se joindre à lui 10kms plus loin. Le trio se disputera la victoire. Dans le final, De Marchi tente de partir en solitaire, sa mauvaise pointe de vitesse le condamnant. Il sera repris et terminera 3ème au sprint
Il retente à nouveau en seconde semaine entre Mombuey et Luintra, répètant son schéma du Giro. Encore à l’initiative de l’échappée, ils sont une vingtaine à l’avant, dont de sacrés clients : Fraile, Pinot, Rolland, Mollema et accompagné de ses équipiers Roche et Teuns. Pinot est gênant vu sa position au général et Mollema attaque à 40kms de l’arrivée
De Marchi réussi à faire la jonction mais il n’y a plus d’entente dans l’échappée. Restrepo et Roche partent, De Marchi revient, contre et se lance seul pour tenter de s’imposer. Derrière les autres favoris de l’échappée s’enterrent. Restrepo parvient à revenir dans les 15 derniers kms et les deux hommes s’entendent bien, car les poursuivants ne sont pas loin
A nouveau De Marchi tente de s’isoler dans le final, et réussi à lâcher Restrepo à 4kms du but, dans un faux-plat montant. Il s’impose en solitaire, c’est sa troisième victoire d’étape sur une Vuelta

Après cette belle victoire, il se refait discret, récupère et repart à l’avant 6 jours plus tard, comme sur le Giro, mais le lendemain du CLM cette fois-ci, qu’il a mieux réussit (20ème) montrant que la forme est de retour
Il est encore à l’initiative de la bonne échappée et se retrouve dans un groupe de 20 avec son équipier Teuns. Il se mue en équipier modèle en prévision du final pour puncheur qui devrait convenir à Teuns. Alors qu’il mène le train dans les premiers kms d’ascension final, il voit Woods, Teuns et Majka s’en aller pour se jouer la gagne. La bataille devant est épique, remportée par un Woods émouvant, De Marchi en termine à la sixième place, anecdotique
Il réalise une très belle 12ème place lors de l’étape andorrane puis fait un dernier baroud d’honneur sur le critérium de Madrid
Mais sa saison n’est pas terminée ! Il participe aux championnats du monde en équipier modèle pour les offensives italiennes dans les 50 derniers kms, puis repart à l’assaut avant la dernière bosse, mais Pinot sera vigilant
Il réalise un bon CLM sur ses championnats nationaux, terminant au pied du podium et souhaite conclure sur les classiques italiennes
De retour au tour d’Emilie, il sort du peloton dans les 30 derniers kms, se retrouvant à l’avant avec Power et Mohoric dans un groupe de 6. Mohoric sort dans la descente et seul De Marchi parvient à le suivre
Dans la montée suivante, Mohoric cale et De Marchi se retrouve seul à l’avant, ce qu’il lui a plutôt bien réussi cette saison. Il n’a cependant pas plus de 30’’ d’avance dans les 20 derniers kms et parvient lentement à creuser. Dans le final, Woods et Teuns attaquent mais c’est bien De Marchi qui s’impose, c’est sa première victoire professionnelle sur une course d’un jour
Il termine sa saison avec une 33ème place sur le Tour de Lombardie.

Ce fut donc une belle saison pour De Marchi, l’archétype du parfait baroudeur : bon grimpeur et surtout bon rouleur. Il est capable de rouler seul, pour lancer les échappées dans les débuts de course, ou pour résister à un petit groupe ou à un peloton, ce qui lui est nécessaire puisque sa pointe de vitesse lui fait défaut. Capable également de faire un bon travail d’équipier, il poursuivra au sein de la CCC, dans une équipe qui ne semble plus avoir de leader pour les GT, ce dont il pourra tirer profit en s’échappant de nouveau sans contraintes en 2019
Il débute sa saison au Tour de Valence, qu’il termine autour de la 30ème place puis se retrouve sur Paris-Nice. Il réalise un très bon début de Paris-Nice, avec un top 20 sur le CLM de Saint-Etienne puis une 22ème place à Vence. Il est ainsi dans le top 20 assez près du leader Sanchez quand il décide de s’échapper lors de l’étape reine menant à la Colmiane

En Avril, place au Pays-Basque et une nouvelle échappée pour lui lors de la seconde étape avec son équipier Caruso mais sans succès. Il réalise à nouveau un CLM correct sur ce tour du Pays-Basque mais n’a pas joué le général. Place aux ardennaises, il réalise le triptyque Amstel-FW-LBL avec une belle régularité, toujours autour de la 30-40ème place, montrant que la forme est là avant de partir en Israël sur son tour national
Toujours en attente que la route s’élève pour nous montrer l’étendue de son talent, il s’échappe sur l’étape menant à l’Etna alors que son coéquipier Rohan Dennis porte le maillot rose
En seconde semaine, nouvelle attaque sur l’étape entre Assisi et Osimo de moyenne montagne et qui peut convenir à un baroudeur tel que lui. Il sort avec notamment Luis Leon Sanchez, redoutable sur ce terrain et des coureurs de contis italiennes (Maestri, Turrin et Masnada). Dans les 10 derniers kms, il ne reste plus que Sanchez et Masnada puis le duel tant attendu se dessine après une attaque de De Marchi à 5kms de l’arrivée

Il s’échappe une nouvelle fois en troisième semaine, sur l’étape vers Sappada, le lendemain du Monte Zoncolan et la veille du CLM. C’est bien vu car l’étape est difficile, et les leaders voudront certainement ne pas se mettre à bloc entre une arrivée difficile et un CLM important … Il fait parti d’une première échappée, reprise, persiste plus fois et c’est finalement après plus d’une heure de bataille que la bonne sort, avec une trentaine de coureur. Les voyants sont au vert pour que l’échappée joue la gagne avec du beau monde (Ciccone, Neilands, Ulissi, Chérel …)
Au sortir de son Giro, il participe à la victoire au CLM par équipe sur le Tour de Suisse plaçant Richie Porte en pole-position pour la victoire finale. Il aura alors un rôle d’équipier important pour aider son leader à résister aux attaques de Quintana notamment. Il conclu cette première partie de saison avec un top 10 sur son championnat national puis effectue une pause estivale d’un mois. Il repart sur des bases plus saines avec une échappée dès la première étape du tour de Pologne en compagnie de Rossetto, mais l’étape se termine au sprint.
On le retrouve ainsi à la Vuelta avec un très bon prologue autour de Malaga, puisqu’il le termine 6ème. Après avoir fait gruppetto les jours suivants, on le retrouve dans le bon coup vers Roquetas del Mar, dans une échappée à 26 où Molard prendra les commandes du général. Après avoir été a l’initiative de l’échappée au départ, il fait tout péter à mi-course, partant avec Rossetto puis s’isolant seul en tête avec 1’40 d’avance à 60kms de l’arrivée. Il tente donc le tout pour le tout très loin de l'arrivée
Il retente à nouveau en seconde semaine entre Mombuey et Luintra, répètant son schéma du Giro. Encore à l’initiative de l’échappée, ils sont une vingtaine à l’avant, dont de sacrés clients : Fraile, Pinot, Rolland, Mollema et accompagné de ses équipiers Roche et Teuns. Pinot est gênant vu sa position au général et Mollema attaque à 40kms de l’arrivée

Après cette belle victoire, il se refait discret, récupère et repart à l’avant 6 jours plus tard, comme sur le Giro, mais le lendemain du CLM cette fois-ci, qu’il a mieux réussit (20ème) montrant que la forme est de retour
Mais sa saison n’est pas terminée ! Il participe aux championnats du monde en équipier modèle pour les offensives italiennes dans les 50 derniers kms, puis repart à l’assaut avant la dernière bosse, mais Pinot sera vigilant
De retour au tour d’Emilie, il sort du peloton dans les 30 derniers kms, se retrouvant à l’avant avec Power et Mohoric dans un groupe de 6. Mohoric sort dans la descente et seul De Marchi parvient à le suivre
Il termine sa saison avec une 33ème place sur le Tour de Lombardie.
Ce fut donc une belle saison pour De Marchi, l’archétype du parfait baroudeur : bon grimpeur et surtout bon rouleur. Il est capable de rouler seul, pour lancer les échappées dans les débuts de course, ou pour résister à un petit groupe ou à un peloton, ce qui lui est nécessaire puisque sa pointe de vitesse lui fait défaut. Capable également de faire un bon travail d’équipier, il poursuivra au sein de la CCC, dans une équipe qui ne semble plus avoir de leader pour les GT, ce dont il pourra tirer profit en s’échappant de nouveau sans contraintes en 2019

















