Re: L'Europe à vélo !
Publié : 07 oct. 2017, 19:58
Mardi 6 juin : Etape 20 : Leçon de cyclisme en Europe de l'est !
Village-départ : Pitești
La chanson du jour :
Journée tranquille, l'idée est de ne pas trop me salir, et d'arriver à Bucarest avant 18h, qui est à environ 5h de route à vélo.
Il est 6h, et je me réveille. Les habitudes sont tenaces. Je sens que mon corps réclame ses 10heures de vélo quotidienne. Mais c'est la tête qui décide et j'ai décidé que non, ce matin c'est grasse mat'
. Impossible de me rendormir, me voilà déjà prêt à 8h
Je reste planté devant une chaîne musicale roumaine et je vois des clips tout aussi kitsch les uns que les autres avec une petite influence orientale (la Turquie n'est plus très loin). Idéal pour décompresser de la veille
.
A 10h, je repars et prend la nationale 7. Vers Gaesti, alors que je prends ma pause dans un parc, je vois un cycliste passer. Il a l'air de rouler aux mêmes vitesses que moi, dommage
.

Le parc de Gaesti, où je vais tester mon premier repas "pain complet + légumes crus/fruits" qui va devenir ma routine pour la suite du voyage.
Je repars et le vois quelques kilomètres plus loin qui fini son casse-croute à l'ombre d'un arbre. Je lui lance avec un sourire, COME ON
! Çà me fait plaisir d'avoir un peu de compagnie. Il me rattrape sans effort, je tue le temps aujourd'hui
. Je roule donc avec Dan, cycliste sexagénaire de Bucarest, mais tenant la grande forme ! Je l'interroge un peu sur la pratique du cyclisme en Roumanie et sur mes mésaventures de la veille. Il résume son point de vue avec son anglais approximatif "crazy romanians"
. Dommage de ne pas pouvoir se comprendre plus. Dans sa roue, je prend des notes. Il n'hésite pas à se mettre à rouler de manière rectiligne au milieu de la voie pour éviter les déformations et les débris sur le bord de la route. Ça aurait été difficile de faire ça au milieu des Carpates mais ici, sur cette 4 voies, c'est plus sécurisant : les voitures nous dépassent sur l'autre voie. Moi un peu plus timide, j'ai tendance à trop me serrer sur le bord de la route. Plus dur de se faire respecter ainsi. Ça me servira pour la suite.
A ma grande surprise, nous rattrapons un cyclotouriste serbe, en VTC, avec ses deux sacoches qui liment son pneu arrière
. Jour de chance ! Je suis impressionné par sa capacité à rouler autant chargé ! Il a traversé des montagnes pour atteindre le Danube, et rentrera après avoir visité Bucarest. Nous ralentissons un peu et formons un petit groupe
. Plus tard nous allons dépasser une autre cyclotouriste, qui est quasiment à l'arrêt. Elle ne prendra pas nos roues. Le cycliste serbe avait roulé toute la veille avec elle, elle vient des Pays-Bas et se dirige vers l'Inde
. Je me sens tout petit car je n'imagine pas par quels pays elle va passer! Nous prenons beaucoup de pauses, pas facile de se coordonner en groupe tant nos niveaux sont différents. A la deuxième pause, Dan s'en va. Je le remercie pour ses conseils avisés et pour m'avoir abrité (j'ai tenté de lui prendre des relais mais c'était pas ça). Je repars, il me reste vingt bornes. Le cycliste serbe (dont je n'ai pas retenu le nom) décide de s'arrêter bien plus longtemps, mais je préfère ne pas arriver à Bucarest après 16h, histoire d'éviter le trafic. J'arrive donc à Bucarest vers 15h. Je profite de mon temps de libre pour nettoyer le vélo qui était très sale, fait une révision en règle (mais R.A.S le vélo tient bien la distance
), et vais passer l'après-midi à l'ombre dans un parc au nord-est de Bucarest. Je vais pouvoir laisser le vélo quelques temps et profiter des mondanités de la capitale quelques jours 
Journée tranquille, l'idée est de ne pas trop me salir, et d'arriver à Bucarest avant 18h, qui est à environ 5h de route à vélo.
Il est 6h, et je me réveille. Les habitudes sont tenaces. Je sens que mon corps réclame ses 10heures de vélo quotidienne. Mais c'est la tête qui décide et j'ai décidé que non, ce matin c'est grasse mat'
A 10h, je repars et prend la nationale 7. Vers Gaesti, alors que je prends ma pause dans un parc, je vois un cycliste passer. Il a l'air de rouler aux mêmes vitesses que moi, dommage

Le parc de Gaesti, où je vais tester mon premier repas "pain complet + légumes crus/fruits" qui va devenir ma routine pour la suite du voyage.
Je repars et le vois quelques kilomètres plus loin qui fini son casse-croute à l'ombre d'un arbre. Je lui lance avec un sourire, COME ON
A ma grande surprise, nous rattrapons un cyclotouriste serbe, en VTC, avec ses deux sacoches qui liment son pneu arrière

















