Je me contenterai de reprendre certains de ses termes, parce qu’ils expriment mieux que je ne l’aurais fait moi-même ce que je ressens.
«Wout Van Aert est un coureur que j’adore, dont je dis souvent qu’il fait partie de ceux qui font du bien au vélo, aux côtés de Van der Poel, Roglic, Evenepoel, Alaphilippe, Pogacar. En gros, ceux qui en plus d’être bons ne sont pas fades, et surtout, qui osent attaquer. Car c’est bien là ce qui nous fait vibrer.»
«Force est de constater que malgré mon admiration pour le bonhomme, ce qu’a fait Van Aert m’interpelle»
«Je passe sur sa polyvalence, dont je crois … qu’elle peut exister. Mais ce qui me gêne bel et bien, c’est l’intensité avec laquelle il roule depuis le Danemark, sans prendre un seul jour off. En 2020 ... il nous avait déjà épatés, roulant dans le final de certaines étapes montagneuses et impressionnant par son efficacité. Mais il prenait alors certains jour off, à faire gruppetto ou du moins relâche dans les 50 derniers kilomètres.»
«Je le répète. J’adore ce type … Il peut jouer la victoire sur environ chaque course sur laquelle il s’aligne. Mais cette intensité maximale sur 3 semaines, sur des terrains aussi variés, avec une course qui est toujours à bloc, ..."
Voilà. Merci, fred
Si je peux rajouter quelque chose de mon ressenti : pour la première depuis … je ne me rappelle plus quand … je n’ai pas vibré lors d’une étape (ou d’une course en général) d'une telle intensité qu’elle aurait dû me faire lever de mon fauteuil d’enthousiasme.
Eh! bien, hier, donc, je ne l’ai pas fait. Et ce n’est même "à cause" de la prestation conjointe de Vingegaard et Pogacar, dont j’admets (toute autre éventuelle considération mise à part) qu’ils sont supérieurs aux autres et donc qu’il est normal (sans guillemets ni
Mais c'est tout simplement à cause de la prestation de Van Aert : je me suis dit à un moment « trop is te veel » (expression commune en Belgique employée quand on estime que « ça va trop loin » et qui mélange les deux langues nationales pour simplement dire « trop c’est trop »).
J'en suis même arrivé à espérer (presque prié pour) qu’il ne reste pas en tête jusqu’à l’arrivée pour empocher le maillot à pois, car cela aurait été pour moi le comble du ridicule/de l’absurde/de l’(a) »normal » (sans avoir à biffer les mentions inutiles) ("mais Pogi et Vingo, accélérez bon Dieu, rattrapez-moi fissa ce WVA qui caracole à l’avant", me suis-je surpris à presque les implorer.
S’il ne fallait qu’une preuve du « malaise » perceptible chez certains journalistes en Belgique, c’est l’édito du jour du chef de la rubrique vélo du Nieuwsblad (journal dont vous savez maintenant qu'il est prompt à s’enflammer quand un cycliste – surtout flamand - crée l’événement): pas un mot, mais pas un seul sur WVA (son nom n’est même pas cité une seule fois), mais uniquement des louanges adressés à Pogacar pour le panache avec lequel il a tenté jusqu’au bout de renverser le Tour en sa faveur.
Par contre, le journal francophone « Le Soir » (paradoxe ...) ne s’interroge que sur la façon dont WVA pourra à l’avenir gagner le Tour : l’espoir fait vivre …
Pour terminer, ce que j’exprime ci-dessus ne change rien à la façon dont je souhaite perso que le dopage soit traité sur ce forum, je ne m'étendrai donc pas là-dessus, ce n'était pas le sujet de mon post …

