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Dim 12/10 : 108ème Paris - Tours (1.HC) - 237,5 km

Publié : 13 oct. 2014, 15:46
par veji2
david38100 a écrit :
Tom789 a écrit :
luckywinner a écrit :Non mais les 2 derniers kms de Voeckler sont assez inexplicables, surtout alors qu'il a semble-t-il vraiment essayé de lacher son compatriote d'échappée dans la dernière bosse avant. A ce moment là il doit clairement se dire je ne suis pas forcément le plus fort. (à la télé ça se voyait clairement qu'il était en dessous même).

Sur les 2 derniers kms il a largement le temps de voir où est le peloton pour pouvoir "jouer" avec le futur vainqueur.é
+1 Il doit s'économiser dans la dernière ligne droite "petit, j'ai un beau palmarès si tu veux cette victoire passe devant "

Voeckler était pas en confiance, comme dit plus, après son attaque dans la bosse il savait qu'il gagnerait probablement pas.
Voeckler en fait trop dans les échappés je me rappel au Tour dans les Vosges il avait 70% des relais à lui seul... on peut pas lui en vouloir de ne pas être un raton mais...
D'ailleurs ce serait intéressant d'y réfléchir. Je ne sais pas si Voeckler s'est piquouzé etou etou dans les années 2011/2012, mais le scenario suivant ne me parait pas méga tiré par les cheveux :
Voeckler était en terme de potentiel une grosse brute, un très bon coureur dès 2004, mais clairement dans un peloton survitaminé, il est vite apparu que jouer les CG ou les victoirs sur les grosses classiques qui se jouent sur la dernière bosse était impossible/illusoire et donc il s'est rabattu comme les autres coureurs français de l'époque sur les échappées publicitaires. Or dès lors qu'il courait dans un registre où il n'était plus confronté à du cador bien préparé, mais à du lambda piquouzé ou du coureur tout simplement pas aussi talentueux, sa classe, très réelle, lui permettait de gagner avec un gros pourcentage. L'essentiel était de s'assurer que l'échappée aille au bout, donc il fallait ouspiller ses compagnons et entretenir la flemme. Mais en gros si l'échappée allait au bout, il était tellement fort qu'il avait de très grosse chances de gagner même en s'étant surexposé.

On a un coureur qui sauf pendant 2 ans (2011/2012) a toujours couru dans un registre très en deça de son talent, un registre où il était largement plus fort que les autres avec lui (en échappée). Mais maintenant entre l'âge et les blessures, il n'a plus du tout cette marge, mais ne sait pas vraiment, car il ne l'a jamais vraiment fait, compter ses coups de pédale en vue du final. Résultat il se fatigue là où des rivaux restent au chaud.

Ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à faire la grimace, donc on ne va pas le changer, mais ça pourrait expliquer le fait qu'en effet, c'est l'inverse d'un raton. un emmerdeur c'est sûr, mais pas un raton, là où ratonner un peu fait pourtant partie du jeu.

Dim 12/10 : 108ème Paris - Tours (1.HC) - 237,5 km

Publié : 13 oct. 2014, 16:01
par david38100
veji2 a écrit :
david38100 a écrit :
Tom789 a écrit :
luckywinner a écrit :Non mais les 2 derniers kms de Voeckler sont assez inexplicables, surtout alors qu'il a semble-t-il vraiment essayé de lacher son compatriote d'échappée dans la dernière bosse avant. A ce moment là il doit clairement se dire je ne suis pas forcément le plus fort. (à la télé ça se voyait clairement qu'il était en dessous même).

Sur les 2 derniers kms il a largement le temps de voir où est le peloton pour pouvoir "jouer" avec le futur vainqueur.é
+1 Il doit s'économiser dans la dernière ligne droite "petit, j'ai un beau palmarès si tu veux cette victoire passe devant "

Voeckler était pas en confiance, comme dit plus, après son attaque dans la bosse il savait qu'il gagnerait probablement pas.
Voeckler en fait trop dans les échappés je me rappel au Tour dans les Vosges il avait 70% des relais à lui seul... on peut pas lui en vouloir de ne pas être un raton mais...
D'ailleurs ce serait intéressant d'y réfléchir. Je ne sais pas si Voeckler s'est piquouzé etou etou dans les années 2011/2012, mais le scenario suivant ne me parait pas méga tiré par les cheveux :
Voeckler était en terme de potentiel une grosse brute, un très bon coureur dès 2004, mais clairement dans un peloton survitaminé, il est vite apparu que jouer les CG ou les victoirs sur les grosses classiques qui se jouent sur la dernière bosse était impossible/illusoire et donc il s'est rabattu comme les autres coureurs français de l'époque sur les échappées publicitaires. Or dès lors qu'il courait dans un registre où il n'était plus confronté à du cador bien préparé, mais à du lambda piquouzé ou du coureur tout simplement pas aussi talentueux, sa classe, très réelle, lui permettait de gagner avec un gros pourcentage. L'essentiel était de s'assurer que l'échappée aille au bout, donc il fallait ouspiller ses compagnons et entretenir la flemme. Mais en gros si l'échappée allait au bout, il était tellement fort qu'il avait de très grosse chances de gagner même en s'étant surexposé.

On a un coureur qui sauf pendant 2 ans (2011/2012) a toujours couru dans un registre très en deça de son talent, un registre où il était largement plus fort que les autres avec lui (en échappée). Mais maintenant entre l'âge et les blessures, il n'a plus du tout cette marge, mais ne sait pas vraiment, car il ne l'a jamais vraiment fait, compter ses coups de pédale en vue du final. Résultat il se fatigue là où des rivaux restent au chaud.

Ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à faire la grimace, donc on ne va pas le changer, mais ça pourrait expliquer le fait qu'en effet, c'est l'inverse d'un raton. un emmerdeur c'est sûr, mais pas un raton, là où ratonner un peu fait pourtant partie du jeu.
Au Tour 2010 et les deux étapes en 2012 il avait eu la chance d'avoir des équipiers pour lui faire tout le boulot avant les choses sérieuses. La il n'a plus le punch d'avant au sprint la t'il déjà eu d'ailleurs ? sa seule victoire marquante au sprint c'est contre Jens Voigt au pays basque 2006

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Publié : 13 oct. 2014, 18:11
par Steph86
On est bien obligé de prendre en compte le fait qu'il a connu une année noire avec 2 pétages de clavète à des moments clés de la saison. La première fracture lui a ruiné son début de saison, la seconde l'a privé des épreuves qu'il affectionne et où il a connu une réussite certaine dans le passé (TPC, Plouay, classiques canadiennes...)
Malgré tout, je le crois sur le déclin, tout comme Chava d'ailleurs. Ça ne veut pas dire pour autant qu'il ne pourra plus sortir une perf de temps en temps mais c'est clair qu'il n'a plus les jambes pour faire les numéros d'antan.

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Publié : 13 oct. 2014, 20:44
par pierrefromalsace
JFKs a écrit :Comme je l'ai dit avant, dans une situation pareille, Voeckler gagne presque à coup sûr, par un moyen ou par un autre.

Là hier, comme tu le résumes avec humour, il n'a strictement rien fait. Tu as énuméré les différentes options pour lui et je trouve vraiment étonnant qu'il n'ait absolument rien tenté. J'ai aussi été surpris qu'il prenne autant les relais sur les, disons, 2 derniers km. Se savoir battu est une chose, mais ce n'est pas dans le tempérament de Voeckler de ne pas au moins essayer quelque chose.

Donc par rapport à ce qu'il présente d'habitude, oui je trouve qu'il a craqué et je ne l'ai pas reconnu dans son attitude à partir du moment où il s'est retrouvé avec un seul concurrent.
"Essayer", mais essayer quoi ?

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Publié : 13 oct. 2014, 20:47
par JFKs
pierrefromalsace a écrit :
"Essayer", mais essayer quoi ?
Essayer d'arrêter de rouler pour son adversaire déjà. Sur la fin il a pris la majorité des relais. Et comme le disait Tom789, le mettre sous pression, arrêter de rouler, etc.

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Publié : 13 oct. 2014, 20:49
par pierrefromalsace
OK mais c'est ce genre de tactiques qui font que les échappées se font reprendre, heureusement qu'il était là pour mettre du rythme.

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Publié : 13 oct. 2014, 20:55
par JFKs
C'est vrai, ce sont souvent comme ça que les échappées sont reprises. Mais je voudrais juste souligner 2 choses

- d'habitude Voeckler sait très bien manœuvrer dans ce genre de situation. Dimanche ce fut un échec car il n'a pris aucune initiative, au contraire de ce qu'il fait normalement. Question de jambes, certes, mais pas que. Et autant je n'aime pas ce coureur, autant je le trouve très malin et dimanche j'ai été surpris de le voir aussi passif/en manque d'imagination.

- les gens qui roulent ont souvent été critiqués ici. Je pense à Cancellara, par exemple, sur les flandres 2011 et MSR 2012 je crois. Que n'a-t-il pas reçu comme critiques! L'âne qui roule et fait gagner les autres (alors que, quand il a changé de tactique sur des courses ultérieures, on lui a reproché son changement d'approche...). Idem pour Sagan qui, fébrile cette année, a commis plusieurs fois une erreur du genre. Pourquoi critiquer ces coureurs et défendre l'attitude de Voeckler dimanche? J'ai parfois l'impression que quand nous voyons ce genre de configuration, notre appréciation dépend un peu de la tête du client.

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Publié : 13 oct. 2014, 20:57
par pierrefromalsace
C'est pas mon style.

Je suis un pro-Cancellara et je déteste l'attitude en course de Gerrans.

Dim 12/10 : 108ème Paris - Tours (1.HC) - 237,5 km

Publié : 13 oct. 2014, 20:58
par JFKs
pierrefromalsace a écrit :C'est pas mon style.

Je suis un pro-Cancellara et je déteste l'attitude en course de Gerrans.
Oh je ne te critiquais pas toi directement, c'était juste une remarque générale, dans laquelle je m'englobe.