Du coup, je comprends mieux pourquoi l'espagnol Aja, qui était passé au sommet du Mont du Chat avec 1'45" d'avance sur Merckx, a pu se faire rejoindre par le cannibale au bas de la descente. Reprendre prés de 2' en une seule descente de col, c'est pas très banal.metatron a écrit : 03 juin 2017, 14:12 Pour rejoindre le débat, je trouve que l'étape de Chambéry est magnifique, je connais très bien ces cols et c'est l'anti train Sky par excellence, il n'y a quasiment pas d'aspiration dans ces pentes, ça limite donc l'intérêt de se faire emmener par des équipiers. Je trouve qu'elle est bien placée, la veille d'un jour de repos (les coureurs n'auront pas à se préserver pour le lendemain), et à la fin de 9 jours de course sans interruption, ça compte quand même !
Malgré cela je pense qu'il ne se passera rien pour les leaders avant le Mont du Chat. Par contre le Col de la Biche et le Grand Colombier serviront à user les organismes, donc je pense que ça pètera tôt dans le Mont du Chat, et il fera des écarts terribles.
Elément important également, la descente du Mont du Chat est très rapide (pentue), avec des enfilades de virages courts, il y a moyen de faire beaucoup d'écart dedans. Je pense qu'un Bardet a coché cette étape qui arrive dans le fief AG2R, il a dû repérer cette descente minutieusement...
Effectivement, un grand descendeur doit pouvoir y réaliser de sacrées différences, et dans ce domaine, les meilleurs sont probablement Bardet et Valverde, chez les prétendants au CG. Froome, Quintana et Porte ont tout à craindre, à contrario.

