Je vais me faire l'avocat du diable :
- après CLM, si les grimpeurs veulent encore faire un résultat, ils doivent attaquer pour rattraper leur retard (ou faire péter les rouleurs au tempo)
- mais souvent ils se résignent à la défaite / à l'accessit.
- tu as raison de dire que les attaques sont énergivores et non récompensées
- mais il y a aussi un aspect à rajouter : toutes ces attaques qui ne marchent pas, c'est dans le dernier col, quand la seule option pour tout le monde c'est d'y aller au max. Si les niveaux ont +/- égaux, il n'y a alors pas de différences, c'est logique.
- si les gars attaquaient 1 ou 2 cols avant (solo, en équipe, avec d'autres cadors), le leader de la course serait face à un dilemme : réagir immédiatement au risque de le payer plus tard, ou laisser ces coureurs partir (pour le moment) et surveiller le reste. Malheureusement on voit trop peu ce scénario. Qui est quand même celui qu'on souhaite tous.
- ici on peut argumenter sur les équipes trop fortes.
Conclusion : la montagne ne fait pas de différences... quand on attend le dernier col pour envoyer la purée.
Edit : pour faire une analogie... regarde le surplace hier sur DDV à la flamme rouge. Ca permet à un coureur qui accélère de
profiter de l'hésitation des autres. Si le groupe avait roulé à allure max, ca se finissait au sprint. C'est pas (seulement) le physique qui fait la différence, c'est le momentum (

). Si on attend de faire la différence uniquement à la pédale, c'est plus compliqué. (oui, aspiration, poids des vélos, je sais

)