Le terme est apparemment RAA : résultat anormal d'analyse
sans doute AAR en anglais du coup
(dans les deux cas, ça fait râle d'étranglement...)
Thrice a écrit : 14 févr. 2018, 13:56
Pour une explication assez claire de la procédure :
http://fr.uci.ch/clean-sport/programme-antidopage-uci/
Comme quelqu'un l'a déjà dit, c'est à une unité autonome au sein de l'UCI, le LADS, qu'il revient de gérer le cas, mais il le fait en collaboration avec un cabinet externe, l'étude Lévy Kaufmann-Kohler à Genève.
Le LADS propose s'il estime qu'il y a lieu une sanction au coureur.
Cette procédure un peu lourde prend forcément un peu de temps (mais 6 mois...)
A priori, Froome a refusé la sanction proposée.
Sanction très probablement de 2 ans, faute d'un début d'aveu sur un dépassement de dose (même par erreur ou néglignce).
Mais il est aussi possible qu'il n'y ait pas eu d'accord (LADS + cabinet externe doivent s'accorder) sur une sanction, et que ce soit comme prévu dans ce cas le "Conseil de politique antidopage de l’UCI" qui ait décidé d'un renvoi... si j'ai bien compris.
le LADS peut du coup saisir le tribunal anti-dopage, ce qui est visiblement en train de se faire, et là on repart pour une procédure assez longue.
La décision du tribunal peut ensuite faire l'objet d'un appel au TAS, de Froome ou de l'AMA.
Mais si Froome a été sanctionné, je ne crois pas que cet appel au TAS suspende l'exécution de la sanction.
L'UCI ou l'UKAD (anti-dopage UK) peuvent également faire appel.
Appel non suspensif, mais le TAS a la possibilité de le rendre suspensif si une des parties le demande, pour des "circonstances exceptionnelles".
(le jugement du TAS est souverain ensuite.
Reste éventuellement ensuite le Tribunal fédéral suisse au-dessus, mais ce serait pour des vices de procédure)