Je te rejoins complètement, mais un peu moins fana pour le chrono en côte : j'aimerais bien en voir un sur le Tour bien sûr, mais c'est l'exercice le plus "watteux" qui soit, et le plus favorable aux rouleurs-grimpeurs aussi... modulo le curseur entre rouleur et grimpeur.
S'il a le mérite d'être un révélateur impitoyable, ce n'est quand même pas l'exercice le plus marrant, et ça sacrifie plus ou moins une étape de montagne dans un parcours...
Je comprends qu'au point où on en est, ça fasse envie, mais dans l'absolu c'est un peu du gâchis je trouve quand même.
Pour le reste, je pense que les organisateurs/traceurs du Tour font un peu ce qu'ils peuvent avec la marge de manoeuvre dont ils disposent...
Et Prudhomme a un discours commercial" il doit vendre son Tour, c'est son boulot, je pense - enfin j'espère ! - qu'il n'est pas tout à fait dupe que le "suspense" des "faibles écarts" qu'il prome(u)t est un cache-misère temporaire et qu'il est conscient du problème, du danger qu'à la longue ça ne fonctionne plus du tout, que le grand public se lasse, les diffuseurs aussi peut-être avec une masse de téléspectateurs qui ne "prend l'antenne" que pour les derniers kms...
Bon ils ne peuvent pas agir sur tous les leviers non plus, tu les as bien listés :
Il reste quelques dinosaures qui ont couru sans SRM mais l'extinction est proche...
On est déjà quasiment à un peloton entier qui n'a jamais couru autrement qu'avec ça, et surtout la façon de courir (en WT surtout) qu'il implique.
Quand on voit à quel point les coureurs (surtout les grimpeurs en fait) s'attendent au moindre pet de travers, se retournent au bout de 20 mètres d'accélération en danseuse, sont tétanisés dès qu'il s'agit de collaborer devant (derrière, ça va mieux) ou de faire face à une situation de course inédite, sont soumis à leurs DS, et ne savent à quelques exceptions près plus courir... C'est à pleurer.
Outre la réduction du nombre de coureurs, qui ne sera pas décisive pour le prochain Tour,
on ne peut pas tellement revenir en arrière pour la technologie je pense,
on ne peut pas vraiment mettre de salary-cap dans un sport à l'économie malgré tout assez précaire,
on peut encore agir sur les oreillettes (peut-être, l'espoir fait vivre),
et sur les parcours donc... avec le risque d'être déçu toujours, par de beaux terrains pas bien exploités, mais il faut déjà les proposer, ne pas finir le Tour par une arrivée au sommet de l'Izoard par exemple...
Et puis aussi serrer les dents en attendant le déclin de Froome, car malgré tout ce qu'il doit à son équipe, la domination Sky est très dépendante de ses qualités hors-normes,
pas dit qu'après lui ils arrivent à faire éclore aussi haut un tel phénomène
- ils ont tout pour bien sûr, et viennent de truster les meilleurs jeunes,
mais Froome a tellement surpris tout son monde, y compris sa propre équipe et sûrement même lui-même, personne ne l'imaginait sans doute prendre cette envergure !
Peut-être que son successeur comme leader de Sky sur le Tour aura plus de limites, malgré l'armada qui le soutiendra.
TDF 2018
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Re: TDF 2018
Je mise aussi sur Landa, qui me semble être quasiment le seul grimpeur à disposer des 2 atouts essentiels:marooned2 a écrit : 07 déc. 2017, 13:58 Je crois beaucoup en Landa pour prendre en partie la succession de Contador comme dynamiteur des étapes de montagne. Je pense qu'il a la mentalité et le caractère pour prendre des risques à condition que sa nouvelle équipe lui laisse ce rôle d'électron libre qui lui va bien.
S'il continue encore à progresser en montagne et sur sa lancée de cette année, Barguil a également un bon profil pour animer la course.
Sinon j'avais bien aimé l'état d'esprit de Chavès et Orica sur le Giro et la Vuelta 2016. Lors du Giro, ils avaient couru de manière offensive dans Agnel pour tenter de faire craquer Kruijswijk. Même chose la veille de l'arrivée de la Vuelta pour aller chercher la 3ème place de Contador.
Je ne parle pas de Nibali mais évidemment ça coule de source pour lui. Quand il a les jambes, il n'est pas du genre à se cacher ou à attendre que ça se passe.
Après le bémol, c'est qu'il faut que ces leaders soient individuellement capables d'attaquer mais qu'ils soient aussi en mesure de s'appuyer sur quelques équipiers pour durcir la course ou servir de relais. Même en étant physiquement très bien sur les deux dernière étapes de montagne du Giro 2016, Nibali n'aurait jamais renversé Kruijswijk et Chavès sans Scarpo, Kangert et Fuglsang. Cette condition est encore plus importante sur le Tour face au train Sky.
-du caractère et des jambes
Aprés, je sais pas si ça suffira pour ébranler la forteresse adverse, mais au moins, je le vois bien porter de bons coups de boutoir. Nibali me semble de plus en plus calculateur, dans les GT en tout cas. Cette année, il n'a fait rêver personne, pas plus sur le Giro que sur la Vuelta. Je le vois plus en vieux renard restant bien à l'affût, faisant jouer son endurance et sa régularité et portant ses attaques dans les descentes finales ( celles de Portillon, Colombière et Aubisque seront un terrain de jeu idéal pour lui).
Il y a aussi Chavès et l'équipe Orica, s'ils retrouvent leurs pattes de la saison dernière.
(Bon, faut pas se mentir, c'est sûr que l'absence de Contador devrait sacrément se faire sentir pendant les prochaines saisons..)
Re: TDF 2018
Le caractère et les jambes ne servent pas à grand chose si derrière t'as du Kwiat/Thomas/Poels qui ramène tout le monde pendant que tu t'échines tout seul. C'est ça le souci.
Re: TDF 2018
Ca nous ramène au lestage de vélos et à l'obligation de courir avec un développement standard.
Re: TDF 2018
Ou alors à comment limiter au max l'influence des collectifs puissants.Nopik a écrit : 07 déc. 2017, 19:48 Ca nous ramène au lestage de vélos et à l'obligation de courir avec un développement standard.
Re: TDF 2018
Oui mais c'est plus difficile d'impacter l'économie d'ensemble que d'adapter à la marge certaines règles 
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Re: TDF 2018
Le manque de suspense et de retournement de situations est surtout un problème sur le Tour et LBL.
Les flandriennes, le Giro et la Vuelta ne sont pas vraiment concernées.
On pourrait adopter des régles exceptionnelles sur le Tour ( Grosse bonification en haut des cols, parcours plus difficile, équipe de 7 pour affaiblir le leader etc etc)
Le Tour est le coeur de la saison et la grosse vitrine du cyclisme, je crois qu' il ne faut pas hésiter à faire des exceptions réglementaires pour lui.
Je suis nostalgique du temps ou finir le Tour était un exploit, le temps ou le peloton était très amaigri en troisième semaine avec 120 coureurs arrivant à Paris.
Une course comme le Tour de Lombardie a réussi à s' adapter au cyclisme moderne contrairement à la Doyenne par exemple. C' est un bon exemple de ce qu' il faut faire je pense.
Le mur de Sermano était trop difficile dans les années 60, mais à notre époque il est nécessaire pour garder l' ame du Tour de Lombardie.
Gerrans au palmarès de LBL ça la fout mal. Le cyclisme se porte plutot bien, c' est vraiment le Tour qui pose problème.
On a édulcoré la difficulté du Tour à cause du dopage à partir de 1998, mais c' est pas la difficulté qui favorise le dopage, c' est surtout les enjeux financiers.
On se dope plus pour faire un cent mètre que pour faire un marathon car il y a plus à gagner, c' est l' épreuve reine.
Un des gros problèmes du Tour c' est également les chutes par rapport aux autres GT.
Les flandriennes, le Giro et la Vuelta ne sont pas vraiment concernées.
On pourrait adopter des régles exceptionnelles sur le Tour ( Grosse bonification en haut des cols, parcours plus difficile, équipe de 7 pour affaiblir le leader etc etc)
Le Tour est le coeur de la saison et la grosse vitrine du cyclisme, je crois qu' il ne faut pas hésiter à faire des exceptions réglementaires pour lui.
Je suis nostalgique du temps ou finir le Tour était un exploit, le temps ou le peloton était très amaigri en troisième semaine avec 120 coureurs arrivant à Paris.
Une course comme le Tour de Lombardie a réussi à s' adapter au cyclisme moderne contrairement à la Doyenne par exemple. C' est un bon exemple de ce qu' il faut faire je pense.
Le mur de Sermano était trop difficile dans les années 60, mais à notre époque il est nécessaire pour garder l' ame du Tour de Lombardie.
Gerrans au palmarès de LBL ça la fout mal. Le cyclisme se porte plutot bien, c' est vraiment le Tour qui pose problème.
On a édulcoré la difficulté du Tour à cause du dopage à partir de 1998, mais c' est pas la difficulté qui favorise le dopage, c' est surtout les enjeux financiers.
On se dope plus pour faire un cent mètre que pour faire un marathon car il y a plus à gagner, c' est l' épreuve reine.
Un des gros problèmes du Tour c' est également les chutes par rapport aux autres GT.
Nous devons apprendre à vivre tous ensemble comme des frères, sinon nous allons tous ensemble mourir comme des idiots. La fin approche ... Le mur se rapproche ...
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Re: TDF 2018
Le Tour n'a absolument pas été édulcoré en difficulté, il est même plus dur maintenant qu'avant où les étapes de montagnes étaient monstrueuses certes mais rares alors qu'on avait beaucoup plus d'étapes de plaines qu'aujourd'hui. Les difficultés sont plus nombreuses mais plus étalées en fait.
D'ailleurs ça serait cool intéressant de savoir si on serait prêt à revenir à cet équilibre là avec des étapes ayant plus de chances d'être animées mais très peu nombreuses. Et pour conséquence d'enquiller au minimum la chiantise de la plaine du Tour 2017.
D'ailleurs ça serait cool intéressant de savoir si on serait prêt à revenir à cet équilibre là avec des étapes ayant plus de chances d'être animées mais très peu nombreuses. Et pour conséquence d'enquiller au minimum la chiantise de la plaine du Tour 2017.
Re: TDF 2018
+ 1.bullomaniak a écrit : 07 déc. 2017, 20:53 Le Tour n'a absolument pas été édulcoré en difficulté, il est même plus dur maintenant qu'avant où les étapes de montagnes étaient monstrueuses certes mais rares alors qu'on avait beaucoup plus d'étapes de plaines qu'aujourd'hui. Les difficultés sont plus nombreuses mais plus étalées en fait.
D'ailleurs ça serait cool intéressant de savoir si on serait prêt à revenir à cet équilibre là avec des étapes ayant plus de chances d'être animées mais très peu nombreuses. Et pour conséquence d'enquiller au minimum la chiantise de la plaine du Tour 2017.
En 2000 par exemple, le parcours était montagneux pour l'époque mais ne proposait qu'une étape de montagne dans les Pyrénées (Hautacam).
Et dans les années 90 il y avait peu d'étapes de montagne et beaucoup beaucoup d'étapes de plaine et de clm !
Re: TDF 2018
C'est vrai que le parcours du Tour 98, par exemple, susciterait un tollé général s'il était re-proposé aujourd'hui..
A peine 4 vraies étapes de montagne, et parmi elles, un bon vieux Pau-Luchon des familles et une course de côte au Plateau de Beille. A côté de ça, plus de 110 bornes chronos, et un très grand nombre (10 !!!
) d'étapes de plaine frisant ou dépassant les 200km.
A peine 4 vraies étapes de montagne, et parmi elles, un bon vieux Pau-Luchon des familles et une course de côte au Plateau de Beille. A côté de ça, plus de 110 bornes chronos, et un très grand nombre (10 !!!
Re: TDF 2018
J'ai vraiment du mal à imaginer ça 
Re: TDF 2018
Il y avait quand même une 5ème étape de montagne de prévue entre Albertville et Aix les Bains via le Semnoz, le Col des Prés et le Revard mais cette étape fût neutralisée. Et malgré ça, Pantani a battu Ullrich donc il y avait encore trop de montagne et pas assez de chronobiquet a écrit : 07 déc. 2017, 21:25 C'est vrai que le parcours du Tour 98, par exemple, susciterait un tollé général s'il était re-proposé aujourd'hui..![]()
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A peine 4 vraies étapes de montagne, et parmi elles, un bon vieux Pau-Luchon des familles et une course de côte au Plateau de Beille. A côté de ça, plus de 110 bornes chronos, et un très grand nombre (10 !!!) d'étapes de plaine frisant ou dépassant les 200km.
Dans mes souvenirs, les étapes de plaine étaient aussi beaucoup moins chiantes à cette époque qu'elles le sont aujourd'hui. En tout cas, les échappées allaient bien plus souvent au bout.
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Re: TDF 2018
En effet ! Difficile d'avoir du spectacle, des tactiques de courses... lorsque qu'un bon nombre d'équipes sont décapitées de leurs leaders et/ou de leurs principaux grimpeurs dès la première semaine avant même d'avoir pu nous montrer leur valeur en montagne.nostradamus--dans--le--bus a écrit : 07 déc. 2017, 20:11 Le manque de suspense et de retournement de situations est surtout un problème sur le Tour et LBL.
Les flandriennes, le Giro et la Vuelta ne sont pas vraiment concernées.
On pourrait adopter des régles exceptionnelles sur le Tour ( Grosse bonification en haut des cols, parcours plus difficile, équipe de 7 pour affaiblir le leader etc etc)
Le Tour est le coeur de la saison et la grosse vitrine du cyclisme, je crois qu' il ne faut pas hésiter à faire des exceptions réglementaires pour lui.
Je suis nostalgique du temps ou finir le Tour était un exploit, le temps ou le peloton était très amaigri en troisième semaine avec 120 coureurs arrivant à Paris.
Une course comme le Tour de Lombardie a réussi à s' adapter au cyclisme moderne contrairement à la Doyenne par exemple. C' est un bon exemple de ce qu' il faut faire je pense.
Le mur de Sermano était trop difficile dans les années 60, mais à notre époque il est nécessaire pour garder l' ame du Tour de Lombardie.
Gerrans au palmarès de LBL ça la fout mal. Le cyclisme se porte plutot bien, c' est vraiment le Tour qui pose problème.
On a édulcoré la difficulté du Tour à cause du dopage à partir de 1998, mais c' est pas la difficulté qui favorise le dopage, c' est surtout les enjeux financiers.
On se dope plus pour faire un cent mètre que pour faire un marathon car il y a plus à gagner, c' est l' épreuve reine.
Un des gros problèmes du Tour c' est également les chutes par rapport aux autres GT.
Après, le leader ayant échappé au massacre se retrouve esseulé face à quelques équipes complètes ou presque qui peuvent maîtriser leur ardeur.
La concurrence étant moindre, les attaques sont moins fréquentes, et le peut qui reste s'observe, se neutralise.
Pour répondre à un post dans ce topic concernant Nibali, sur le Giro 2017, c'est le seul leader qui a attaqué de loin en grimpant le dernier col puis en nous gratifiant d'une descente majestueuse avec une victoire à la clé. Ce jour là, il a envoyé du rêve.
En général, j'aime pas les arrivées en descente, mais quand c'est Nibali j'admire sans crainte de chute tant que la route est sèche.
- bullomaniak
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Re: TDF 2018
Attaquer à 4 km du sommet du dernier col c'est attaquer de loin ?
Genre Quintana qui essaie de partir au milieu de l'étape d'Ortisei ou de tout faire péter dans une descente dans les premiers kilomètres vers Piancavallo c'est quoi du coup ?
Genre Quintana qui essaie de partir au milieu de l'étape d'Ortisei ou de tout faire péter dans une descente dans les premiers kilomètres vers Piancavallo c'est quoi du coup ?
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GewissBallan
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- Localisation : Dijon en ce moment mais ça bouge souvent
Re: TDF 2018
un coup de foliebullomaniak a écrit : 08 déc. 2017, 09:17 Attaquer à 4 km du sommet du dernier col c'est attaquer de loin ?![]()
Genre Quintana qui essaie de partir au milieu de l'étape d'Ortisei ou de tout faire péter dans une descente dans les premiers kilomètres vers Piancavallo c'est quoi du coup ?
