Parlons des anciens Tours...

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Re: Parlons des anciens Tours...

Stage 18 » Montpon-Ménestérol › Limoges (154k)


Au menu aujourd'hui, une étape vallonnée mais pas de moyenne montagne.

Le début d'étape est très rapide. Tout le monde veut sortir!
Riis et Jalabert ont un peu fait illusion en début d'étape, mais la Banesto les a ramené à la raison.

Un premier groupe sort avec F. Simon, Colage, Bugno et Sierra.
Mais trop de monde roule dans le peloton et les hommes sont repris au km 82.

Puis, km 83, un groupe de 12 hommes prend le large et on comprend vite que la victoire sera devant aujourd'hui.
Il y a là pas moins de 10 équipes représentées et du costaud: Armstrong (Motorola), Bruyneel (ONCE), Ekimov (Novell), Cenghialta (Gewiss), Dufaux et Robin (Festina), Tafi (Mapei), Lelli (Mercatone Uno), Sciandri et Jaermann (MG Technogym), Den Bakker (TVM) et Ferrigato (Telekom).
Pas de danger pour les coureurs du CG, Cenghialta est le mieux placé, 17ème à 32'.
En cas d'arrivée au sprint, Ferrigato semble pas mal (9e à Bordeaux).
Cette fois c'est le bon coup, le peloton laisse filer!

L'écart grimpera jusqu'à 10 minutes avec le peloton.

Au sommet de la Côte de Villeneuve, 4e catégorie, dernière difficulté du jour à 29 km de l'arrivée, Lance Armstrong porte une attaque fulgurante.
Derrière ça semble se regarder...
Puis dans un second temps, cela ne collabore plus mais on assiste à des attaques successives peu tranchantes.

Devant, Armstrong, lui, ne se pose pas de question.

Il file remporter une étape symbolique, qu'il dédiera à Casartelli, dans une arrivée restée célèbre.

Ferrigato prend la seconde place à 33 secondes... seul. Suivent Ekimov et Robin.

Pantani est sorti sur les 3 derniers km et prend une poignée de secondes anodine.


Classement de l'étape

1. Lance Armstrong (Usa) en 3h47'53" (moy : 43.838 km/h)
2. Andrea Ferrigato (Ita) à 33"
3. Viatcheslav Ekimov (Rus) à 44"
4. Jean-Cyril Robin (Fra)
5. Maarten Den Bakker (Hol) à 48"
6. Andrea Tafi (Ita)
7. Massimiliano Lelli (Ita) à 58"
8. Bruno Cenghialta (Ita) à 1'47"
9. Johan Bruyneel (Bel)
10. Maximilian Sciandri (Gbr)
11. Laurent Dufaux (Sui) à 2'20"
12. Rolf Jaermann (Sui) à 3'00"
13. Marco Pantani (Ita) à 7'35"
14. Laurent Brochard (Fra) à 7'54"
15. Stefano Colage (Ita)
16. Andrei Tchmil (Rus)
17. Bo Hamburger (Dan)
18. Erik Zabel (All)
19. Bjarne Riis (Dan)
20. Claudio Chiappucci (Ita)


Au CG, petite remontée pour Cenghialta, Ekimov et Dufaux.

1. Miguel Indurain en 88h07'39"
2. Alex Zülle (Esp) à 2'46"
3. Bjarne Riis (Dan) à 5'59"
4. Laurent Jalabert (Fra) à 6'26"
5. Ivan Gotti (Ita) à 9'52"
6. Melchor Mauri (Esp) à 13'02"
7. Fernando Escartin (Esp) à 14'03"
8. Hernan Buenahora (Col) à 14'07"
9. Claudio Chiappucci (Ita) à 14'35"
10. Richard Virenque (Fra) à 14'54"
11. Tony Rominger (Sui) à 15'41"
12. Laurent Madouas (Fra) à 17'22"
13. Marco Pantani (Ita) à 20'35"
14. Paolo Lanfranchi (Ita) à 23'11"
15. Bruno Cenghialta (Ita) à 25'01"
16. Alvaro Mejia (Col) à 30'33"
17. Bo Hamburger (Dan) à 31'05"
18. Viatcheslav Ekimov (Rus) à 35'30"
19. Laurent Dufaux (Sui) à 41'34"
20. Erik Breukink (Hol) à 43'44"
21. Vicente Aparicio (Esp) à 46'08"
22. Arsenio Gonzalez (Esp) à 47'49"
23. Jean-Cyril Robin (Fra) à 50'41"
24. Federico Muñoz (Col) à 51'55"
25. Laudelino Cubino (Esp) à 52'51"


2 Abandons à noter:
Gianluca Bortolami (Ita)
Hector Castaño (Col)

Il n'y a plus que 115 coureurs sur la Route du Tour.
Il me semble que ça fait vraiment beaucoup d'abandons cette année là non??
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CPTmatros
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Re: Parlons des anciens Tours...

Bon je n'aurais pas le temps de finir je pars quelques jours dans ma famille.
Reprise prévue début 2021 a priori.
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Re: Parlons des anciens Tours...

CPTmatros a écrit : 16 déc. 2020, 17:49
Il me semble que ça fait vraiment beaucoup d'abandons cette année là non??
117 coureurs finissent en 1994
Mais c'est dans la "moyenne basse" on va dire.
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gradouble
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Re: Parlons des anciens Tours...

Oui il y a eu beaucoup d'abandons lors des années Indurain-Riis-Ullrich, enfin disons de 92 à 98; où au moins un tiers du peloton disparaissait.
Un effet secondaire du dopage lourd :reflexion:

Il y en avait beaucoup moins entre 89 et 91 (150 "finishers"), ainsi que par la suite il me semble.
Actuellement ii n'y a jamais eu aussi peu d'abandons.
Coureurs optimisés médicalement avec du dopage juste parfait :elephant: :siffle:

Je ne me suis jamais expliqué cela :spamafote:
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Re: Parlons des anciens Tours...

gradouble a écrit : 16 déc. 2020, 18:37 Oui il y a eu beaucoup d'abandons lors des années Indurain-Riis-Ullrich, enfin disons de 92 à 98; où au moins un tiers du peloton disparaissait.
Un effet secondaire du dopage lourd :reflexion:

Il y en avait beaucoup moins entre 89 et 91 (150 "finishers"), ainsi que par la suite il me semble.
Actuellement ii n'y a jamais eu aussi peu d'abandons.
Coureurs optimisés médicalement avec du dopage juste parfait :elephant: :siffle:

Je ne me suis jamais expliqué cela :spamafote:
Par rapport à aujourd'hui, mon sentiment est que les étapes de montagne faisaient plus de dégâts en termes d'abandons et de hors-délais dans les années 1990 tout simplement parce qu'elles étaient plus longues et difficiles. J'ajouterais que les coureurs d'aujourd'hui, même s'ils sont spécialisés, me paraissent globalement plus complets qu'il y a trente ans. Rares sont les sprinters à être autant allergiques à la montagne que des Cipollini ou des Quaranta par exemple.

Par rapport aux années 1980, j'aurais tendance à penser que, dans les années 1990, les équipiers ne tournaient pas forcément à plein régime par rapport aux leaders niveau "carburation". De plus, on sait que l'EPO s'est répandu progressivement, d'équipes en équipes, des leaders vers les sans-grades. Si l'on peut dire qu'à partir de 1996, pratiquement l'intégralité du peloton tourne à l'EPO, ce n'est pas le cas avant, ce qui du accentuer les écarts de niveau entre les leaders et la masse.

Très bonnes fêtes CPT :champagne:
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Re: Parlons des anciens Tours...

Le Re Leon était surtout allergique à la montagne :france:

Pour moi on a encore un paquet d'allergique, je ne citerai pas Tigrou :pompom: qui est en pré-retraite, mais le combo étape moins difficile et délais plus souple en sauve un paquet aujourd'hui.
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Re: Parlons des anciens Tours...

marcella a écrit : 17 déc. 2020, 17:49 Le Re Leon était surtout allergique à la montagne :france:

Pour moi on a encore un paquet d'allergique, je ne citerai pas Tigrou :pompom: qui est en pré-retraite, mais le combo étape moins difficile et délais plus souple en sauve un paquet aujourd'hui.

Je m'interroge quand même sur le fait qu'il finissait ses Giros (Giri si tu préfères); alors soit il était plus motivé par son tour national, soit les commissaires n'avaient rien vu :genance:
marcella

Re: Parlons des anciens Tours...

C'est tout à fait possible.

On en a vu d'autres, niveau arrangement, en :italia:
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Re: Parlons des anciens Tours...

Je ne sais pas si ça avait été posté ici, mais à l'occasion du départ du Tour à Bruxelles en 2019, le site de la RTBF avait accordé un article par belge porteur du maillot jaune. Il y avait souvent de très belles archives vidéos avec.

Ici le lien pour celle particulièrement chouette concernant un portrait de Hector Heusghem et le Tour 1922 :
https://www.rtbf.be/auvio/detail_portra ... 7535&t=420
La vidéo est géo bloquée mais ça passe avec n'importe quel VPN, les articles sont eux tous disponibles sans blocage. On peut y voir Heusghem témoigner des Tours de l'époque et notamment du quotidien des coureurs. Et il roulait toujours sur son vélo des Tours 1924 et 1925 en 1975 :519463336:
https://www.rtbf.be/sport/cyclisme/tour ... d=10135274 (le lien vers l'article consacré à Heusghem. De là, il est facile de tous les retrouver)
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Re: Parlons des anciens Tours...

Faut que je finisse ici ce tour 95. :green:
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Re: Parlons des anciens Tours...

CPTmatros a écrit : 19 juin 2021, 10:25 Faut que je finisse ici ce tour 95. :green:
Surtout que tu t'es arrêté à 3 étapes de la fin. :genance:
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Re: Parlons des anciens Tours...

Stage 18 » Lac de Vassivière-en-Limousin CLM (46,5 km)


Profil relativement plat pour ce dernier CLM malgré une dernière partie légèrement montante. Il s'agit d'une distance moyenne pour l'époque.


Image


Si le roi Miguel ne peut plus être inquiété, il reste quelques enjeux avec ce chrono final pour sceller le Classement Général:
- Jalabert conserve une petit chance de podium étant à 27 secondes de Riis
- C'est serré pour les places d'honneur de 7 à 10 qui se tiennent en moins d'une minute: Escartin, Buenahora, Chiappucci et Virenque. On peut y ajouter Rominger, excellent rouleur, 1'30 derrière ce paquet
- Le reste est plutôt décanté

Miguel Indurain domine tous les points de passage et réalise le meilleur temps à l'arrivée, sans écraser la course.
Derrière, mauvaise nouvelle pour Jalabert, Bjarne Riis réalise un très bon chrono et reprend 1'10 à l'arrivée au français, consolidant ainsi son podium facilement.
Le classement change également. Rominger gagne 3 places en spécialiste de l'exercice pour terminer finalement 8ème, un résultat malgré tout en deça de ses espérances.
Escartin réalise un chrono étonnant, 5ème et parvient à maintenir sa 7e place au CG.
Virenque assure son top 10 grâce à une belle 9e place.


Classement de l'étape

1. Miguel Indurain (Esp) en 57'34" (moy : 48.466 km/h)
2. Bjarne Riis (Dan) à 48"
3. Tony Rominger (Sui) à 1'05"
4. Ivan Gotti (Ita) à 1'41"
5. Fernando Escartin (Esp) à 1'46"
6. Alex Zülle (Sui) à 1'49"
7. Laurent Jalabert (Fra) à 1'58"
8. Melchor Mauri (Esp) à 2'18"
9. Richard Virenque (Fra) à 2'37"
10. Alvaro Mejia (Col) à 3'07"
11. Laurent Madouas (Fra) à 3'15"
12. Thierry Marie (Fra) à 3'37"
13. Laurent Brochard (Fra) à 3'42"
14. Erik Breukink (Hol) à 3'43"
15. Bo Hamburger (Dan) à 3'44"
16. Gabriele Colombo (Ita) à 4'04"
17. Claudio Chiappucci (Ita) à 4'20"
18. Viatcheslav Ekimov (Rus) à 4'21"
19. Laurent Dufaux (Sui)
20. Alberto Elli (Ita) à 4'32"
21. Hernan Buenahora (Col) à 4'43"
22. Massimiliano Lelli (Ita) à 4'45"
23. Johan Bruyneel (Bel) à 4'46"
24. Bruno Cenghialta (Ita) à 4'54"
25. François Simon (Fra) à 5'02"
26. Alessio Galletti (Ita) à 5'04"
27. Rolf Aldag (All) à 5'06"
28. Jesper Skibby (Dan) à 5'17"
29. Jean-Cyril Robin (Fra) à 5'20"
30. Jean-François Bernard (Fra) à 5'25"


Classement général

1. Miguel Indurain (Esp) en 89h05'13"
2. Alex Zülle (Sui) à 4'35"
3. Bjarne Riis (Dan) à 6'47"
4. Laurent Jalabert (Fra) à 8'24"
5. Ivan Gotti (Ita) à 11'33"
6. Melchor Mauri (Esp) à 15'20"
7. Fernando Escartin (Esp) à 15'49"
8. Tony Rominger (Sui) à 16'46"
9. Richard Virenque (Fra) à 17'31"
10. Hernan Buenahora (Col) à 18'50"
11. Claudio Chiappucci (Ita) à 18'55"
12. Laurent Madouas (Fra) à 20'37"
13. Marco Pantani (Ita) à 26'20"
14. Paolo Lanfranchi (Ita) à 29'41"
15. Bruno Cenghialta (Ita) à 29'55"
16. Alvaro Mejia (Col) à 33'40"
17. Bo Hamburger (Dan) à 34'49"
18. Viatcheslav Ekimov (Rus) à 39'51"
19. Laurent Dufaux (Sui) à 45'55"
20. Erik Breukink (Hol) à 47'27"
21. Vicente Aparicio (Esp) à 52'54"
22. Jean-Cyril Robin (Fra) à 56'01"
23. Arsenio Gonzalez (Esp) à 56'18"
24. Federico Muñoz (Col) à 1h01'03"
25. Vladimir Poulnikov (Ukr) à 1h01'31"
26. Massimo Podenzana (Ita) à 1h01'54"
27. Laudelino Cubino (Esp) à 1h02'27"
28. Laurent Brochard (Fra) à 1h02'45"
29. Beat Zberg (Sui) à 1h07'08"
30. Yvon Ledanois (Fra) à 1h14'04"
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Re: Parlons des anciens Tours...

Je ne résiste pas au plaisir de vous partager un petit article sur Florennes, cette petite agglomération de l'entre Sambre et Meuse, située juste à la frontière des provinces du Hainaut de Namur côté Namurois.

https://servicekoers.be/fr/articles/florennes

Cette commune est encore à ce jours la seule à avoir enfanté deux vainqueurs du Tour, qui plus est à la même époque! : Firmin Lambot et Léon Scieur. Non content de ça, Philippe Thys y vivait à la même époque, ce qui faisait pas mal de victoires au km².

Un passage en particulier m'a rappelé les premiers échanges de ce topic : ceux au sujet des visions différentes de certains Tour en fonction des pays.
Ici, c'est du Tour 1923 dont il est question. Tour prenant toujours une place considérable dans l'hagiographie française de l'épreuve (où l'histoire du Tour post 1ère Guerre ne semble tjs commencer que cette année-là. 1er port du maillot jaune par Christophe excepté) et toujours décrit dans celle-ci comme une marche triomphale de Henri Pélissier. On voit ici que de ce côté de la frontière, la vision n'était pas exactement la même. Un peu à l'image des Tours 1929, 1937 et 1968 déjà discutés ici.

Les victoires de Lambot (1919, 1922) et de Scieur (1921), avec celles de Defraeye (1912) et Thys (1913, 1914 et 1919), font que lors de sept éditions successives du Tour de France, ce n’est pas un Français qui remporte la compétition. En 1920, les Français sont au plus bas lorsque les sept premières places sont occupées par des Belges. La patience des supporters français finit par s’épuiser quand, en 1921 et 1922, sept « petits Belges » se hissent à nouveau parmi les dix premiers. En 1923, Scieur passe huit jours dans un hôpital à Lourdes après avoir bu du café empoisonné à l’arsenic, qu’un supporter français lui a offert dans l’ascension du Tourmalet. Durant la même étape, Lambot doit abandonner car son pédalier a été saboté. Le coureur français Henri Pélissier, qui jouit d’une grande popularité, remporte le Tour de France.

Cet article est tiré d'une petite pépite de site que je vous conseille : https://servicekoers.be/fr
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Re: Parlons des anciens Tours...

Merci pour l'article!!
L'histoire de la roue dans le dos de Scieur est incroyable. :w00t: :w00t:
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levrai-dufaux
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Re: Parlons des anciens Tours...

Il faut dire que le règlement était pour le moins rigoureux sur ces premiers Tours de France. Voici un aperçu de celui de 1921 :
1. Le coureur doit faire toute la course sur la même machine, sauf accident grave.
2. Le coureur est placé dans la situation du routier qui part seul à l'entraînement et sans avoir rien préparé sur sa route comme ravitaillement. Il en découle : a) qu'il ne peut aider en quoi que ce soit ses camarades ou concurrents, et que ceux-ci ne peuvent rien accepter de lui ; b) que, sur la route, le coureur doit se ravitailler lui-même, sans avoir rien commandé ou fait commander d'avance, et qu'il ne peut recevoir aide de qui que ce soit, cette interdiction allant pour lui jusqu'à l'obligation de puiser lui-même aux sources ou fontaines qu'il peut rencontrer.
5. La course se déroule sans entraîneurs, ni suiveurs, ni soigneurs, sauf aux étapes...
6. Tout coureur ne défendant pas sa chance, ou se sacrifiant à la chance d'un camarade sera exclu.

Ce pauvre Desgrange se retournerait dans sa tombe s'il voyait la domination de la Jumbo de nos jours :genance:
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