En gros la Movistar n'a juste pas bien su tirer profit de son collectif...Just because you're the pre-race favourite doesn't mean you have a pre-ordained right to pull on the maglia rosa at the end of three weeks of racing and but for the stage to Blockhaus, where Quintana dropped everyone and rode into pink, he never really showed his best climbing legs. Quintana had to rely too often on his Movistar collective, who dictated the pace and the GC tactics for long periods. Looking at how he took time on Dumoulin the analysis shows it was a rarely a personal effort, with long periods sitting behind Anacona and Amador as they buried themselves. Second in the Giro is nothing to be sniffed at but tactically you have to question Movistar and if setting a high tempo without big accelerations was the best way to deal with Dumoulin.
Giro 2017: le bilan
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Re: Giro 2017: le bilan
Assez d'accord avec le commentaire de Robert Millar sur la Movistar dans Cyclingnews où il fait son bilan du Giro :
Re: Giro 2017: le bilan
Mais complètement ridicule comme argument... Tu penses qu'un Contador, un Quintana ou n'importe quel grand coureur troquerait une place d'honneur pour une victoire sur le Giro? Bon courage pour trouver une déclaration qui irait dans ce sens...Kelderman4 a écrit : 30 mai 2017, 03:57J'irais jusqu'à dire presque qu'un top 5 c'est mieux qu'une victoire sur le Giro. Vous allez me dire t'es fou mais l'impact médiatique est tout autre. Argument imparable.
Je t'invite à revoir l'histoire du cyclisme, il ya visiblement quelques lacunes!
Me concernant, je mets un bon 4,5!
Je ne vais pas répéter ce qui a déjà été dit mais quelques impressions perso
La retransmission par une chaine publique qui en plus a mis le paquet (avant course, après course) m'a clairement permis de suivre comme jamais le giro (même si je regardais les étapes en streaming habituellemebt c'est pas le même confort), les jours où je bossais rien que l'émission d'avant course ça met vraiment dans l'ambiance.
Dans un monde du sport de plus en plus polissé, j'ai adoré ce Giro où Nibali et Dumoulin ont brisé la glace, perso j'adore ça rend les mecs plus humain. (dommage que Dumoulin se soit excusé^^)
De même le coup de Quintana et Nibali qui jouent au poker menteur avec Dumoulin j'ai trouvé ça énorme. A contrario, un Yates qui roule avec Dumoulin et Jungels alors qu'il ferait mieux de s'économiser un max pour résister au luxembourgeois le lendemain, je comprends moins mais ce n'est pas spécifique à ce Giro.
J'aime aussi le fait que le vainqueur final soit le plus fort à la pédale ce qu'a clairement été Dumoulin. Sans accusation aucune, je suis tout de même surpris qu'un coureur avec sa morphologie perde si peu sur les purs grimpeurs, en terme de watts sa performance doit être affolante non?
Finalement ce qui m'empêche de mettre un 5 c'est qu'il a manqué d'un peu de folie, d'une étape complètement folle à la pédale. Et je reste malgré tout frustré par le parcours, trop de tout pour la dernière semaine et manque tout de même à mon sens d'une deuxième grosse tapone et un col mythique en plus n'aurait pas fait tâche pour la centième.
Le suspens a rendu cette course passionante mais je n'oublie pas non plus que sans le souci "technique" de Dumoulin c'était l'ennui profond sur les dernières étapes...
Et merci allezasse pour les présentations!
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Re: Giro 2017: le bilan
La stat de Tuco m'a fait halluciner sur Anquetil : 13 top 10 en GT... 13 fois sur le podium !!Liam a écrit : 30 mai 2017, 09:38 Intéressant ta stat Tuco sur les Top 10 pour se rendre compte qu'en faisant preuve de régularité et de constance au plus haut niveau il y a bien souvent des opportunités qui s'offrent naturellement de remporter un GT dans des conditions particulières. Car dans le lot il y en a peu finalement qui n'en ont pas remporter.
Dans l'histoire récente on constate notamment qu'Evans et Sastre sont particulierement bien classés, or ce sont deux vainqueurs que l'on qualifie régulièrement de surprise ou demi-surprise. Mais finalement pas tant que ça. Au milieu de leurs contemporains ils étaient bien les plus réguliers et ont su saisir l'occasion lorsqu'elle s'est présentée.
Ça donne de l'espoir pour un coureur comme Pinot par exemple, qui, s'il arrive à se montrer régulier au niveau où il a été ces dernières semaines devrait bien, un jour, avoir l'opportunité d'en claquer un. Encore faudra-t-il savoir la saisir.
Et Bartali... quel aurait été son palmarès sans la guerre ?!
Sinon pour revenir sur Pinot, c'est vrai que Sastre est un coureur qui lui ressemble par certains aspects, mais je trouve que le succès de l'espagnol a été injustement rabaissé, notamment par Armstrong. Sa performance sur l'Alpe cette année-là avait été grandiose, il avait creusé des écarts impressionnants.
Pour moi Sastre n'a pas simplement gagné parce qu'il a été régulier, mais parce que sur un GT, il a été capable d'élever son niveau au parfait moment, profitant d'une concurrence dépourvue de Contador.
Même si Evans lui ressemble moins dans ses qualités et sa manière de courir, c'est plut "à la Evans" que je verrais bien Pinot gagner un GT !
Re: Giro 2017: le bilan
Pareil, et je l'ai dit plusieurs fois. Pinot doit être là présent toujours prêt, se relever de ses échecs et le jour où Contador est diminué par son Giro et une affaire de suspension, où Andy Schleck fait toujours les même conneries, où le pre-Dumoulin Wiggo se pête la clavettte dans une chute, ben il doit être là et la mettre au fond y compris en assumant la course dans le Galibier. Voilà. Pinot sur un GT sans Froome, avec un Quintana diminué, un Nibali vieillissant et coup de bol pas de Dumoulin ou de Chaves dans les pattes, il doit être là pour le gagner. Si tout le monde était présent et au taquet il fait peut être 4/5/6 du CG, mais il est là au moment opportun. C'est comme ça que je le vois gagner un GT, après il faut 1/ que les circonstances favorables se présentent et 2/ être là justement au bon niveau pour la mettre au fond.levrai-dufaux a écrit : 30 mai 2017, 11:14 La stat de Tuco m'a fait halluciner sur Anquetil : 13 top 10 en GT... 13 fois sur le podium !!
Et Bartali... quel aurait été son palmarès sans la guerre ?!
Sinon pour revenir sur Pinot, c'est vrai que Sastre est un coureur qui lui ressemble par certains aspects, mais je trouve que le succès de l'espagnol a été injustement rabaissé, notamment par Armstrong. Sa performance sur l'Alpe cette année-là avait été grandiose, il avait creusé des écarts impressionnants.
Pour moi Sastre n'a pas simplement gagné parce qu'il a été régulier, mais parce que sur un GT, il a été capable d'élever son niveau au parfait moment, profitant d'une concurrence dépourvue de Contador.
Même si Evans lui ressemble moins dans ses qualités et sa manière de courir, c'est plut "à la Evans" que je verrais bien Pinot gagner un GT !
Re: Giro 2017: le bilan
Sastre est très sous-estimé je trouve. Certains diront qu'il a gagné un "petit" Tour mais il était là au bon moment et il a su forcer son destin dans l'Alpe d'Huez en faisant une très belle montée. Il a aussi fait 2ème du Giro et de la Vuelta. Avec un peu de réussite, il pourrait avoir les 3 grands tours à son palmarès.
C'est un peu pareil pour Evans d'ailleurs. A force d'être régulièrement aux avants postes, il y a un moment où tu décroches la timbale.
Par contre l'inconvénient de coureurs comme Pinot ou Bardet c'est qu'ils sont français et qu'ils courent dans des équipes françaises. Donc le Tour reste prioritaire pour le sponsor et il faut rester lucide, le Tour ça reste quand même le grand tour le plus difficile à gagner.
C'est un peu pareil pour Evans d'ailleurs. A force d'être régulièrement aux avants postes, il y a un moment où tu décroches la timbale.
Par contre l'inconvénient de coureurs comme Pinot ou Bardet c'est qu'ils sont français et qu'ils courent dans des équipes françaises. Donc le Tour reste prioritaire pour le sponsor et il faut rester lucide, le Tour ça reste quand même le grand tour le plus difficile à gagner.
Re: Giro 2017: le bilan
c'est là l'élément clef. Pinot depuis 2012 c'est 2 GT aux avant postes, 2014 et ce Giro. C'est trop peu pour espérer décrocher la timbale. En revanche si à partir de maintenant il est toujours là ou presque dans le top 5 des GTs qu'il dispute, alors ça devient possible.marooned2 a écrit : 30 mai 2017, 11:33 Sastre est très sous-estimé je trouve. Certains diront qu'il a gagné un "petit" Tour mais il était là au bon moment et il a su forcer son destin dans l'Alpe d'Huez en faisant une très belle montée. Il a aussi fait 2ème du Giro et de la Vuelta. Avec un peu de réussite, il pourrait avoir les 3 grands tours à son palmarès.
C'est un peu pareil pour Evans d'ailleurs. A force d'être régulièrement aux avants postes, il y a un moment où tu décroches la timbale.
Par contre l'inconvénient de coureurs comme Pinot ou Bardet c'est qu'ils sont français et qu'ils courent dans des équipes françaises. Donc le Tour reste prioritaire pour le sponsor et il faut rester lucide, le Tour ça reste quand même le grand tour le plus difficile à gagner.
Re: Giro 2017: le bilan
Dans l'ensemble d'accord avec toi Veji, mais tu sembles mettre Chaves dans la même catégorie que les vainqueurs confirmés de GTs.. Je ne vois pas en quoi il a prouvé qu'il était un coureur de cette classe..
#Zerehizenotraï
Go Ritchie ! You're our only hope !
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Re: Giro 2017: le bilan
Non mais je veux dire aussi qu'il n'y a pas que Froome/Quintana/Dumoulin et que des mecs qui n'ont pas encore gagné de GT peuvent tout à fait devenir des énormes clients. L'année 2016 de Chaves, le jour où un coureur français nous fait ça on aura un orgasme collectif les gars !Teteoo a écrit : 30 mai 2017, 12:06 Dans l'ensemble d'accord avec toi Veji, mais tu sembles mettre Chaves dans la même catégorie que les vainqueurs confirmés de GTs.. Je ne vois pas en quoi il a prouvé qu'il était un coureur de cette classe..
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Re: Giro 2017: le bilan
C'la dit, le GT que Sastre et Evans ont gagné, c'est le Tour.marooned2 a écrit : 30 mai 2017, 11:33 Sastre est très sous-estimé je trouve. Certains diront qu'il a gagné un "petit" Tour mais il était là au bon moment et il a su forcer son destin dans l'Alpe d'Huez en faisant une très belle montée. Il a aussi fait 2ème du Giro et de la Vuelta. Avec un peu de réussite, il pourrait avoir les 3 grands tours à son palmarès.
C'est un peu pareil pour Evans d'ailleurs. A force d'être régulièrement aux avants postes, il y a un moment où tu décroches la timbale.
Par contre l'inconvénient de coureurs comme Pinot ou Bardet c'est qu'ils sont français et qu'ils courent dans des équipes françaises. Donc le Tour reste prioritaire pour le sponsor et il faut rester lucide, le Tour ça reste quand même le grand tour le plus difficile à gagner.
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Re: Giro 2017: le bilan
J'ajoute que les Moreau, Botero, Van den Broeck ou Gesink seront vite oubliés dans l'histoire du Tour, alors qu'un Hesjedal restera à jamais comme un vainqueur du Giro.romanom a écrit : 30 mai 2017, 11:13Mais complètement ridicule comme argument... Tu penses qu'un Contador, un Quintana ou n'importe quel grand coureur troquerait une place d'honneur pour une victoire sur le Giro? Bon courage pour trouver une déclaration qui irait dans ce sens...Kelderman4 a écrit : 30 mai 2017, 03:57J'irais jusqu'à dire presque qu'un top 5 c'est mieux qu'une victoire sur le Giro. Vous allez me dire t'es fou mais l'impact médiatique est tout autre. Argument imparable.
Je t'invite à revoir l'histoire du cyclisme, il ya visiblement quelques lacunes!
Re: Giro 2017: le bilan
La difference entre Evans et Pinot est qu'Evans etait tres fort en CLM et c'etait un vrai cycliste (dans le sens qu'il savait manipuler son velo et se placer, n'etait pas qu'une machine a watts). ca evite de perdre du temps sur des erreurs stupides.
Re: Giro 2017: le bilan
Oui on a bien vu d'ailleurs sur ce Giro que Pinot perdait souvent du temps stupidement sur les étapes piégeuses.LGDG a écrit : 30 mai 2017, 15:25 La difference entre Evans et Pinot est qu'Evans etait tres fort en CLM et c'etait un vrai cycliste (dans le sens qu'il savait manipuler son velo et se placer, n'etait pas qu'une machine a watts). ca evite de perdre du temps sur des erreurs stupides.
Re: Giro 2017: le bilan
veji2 a écrit : 30 mai 2017, 10:03clairement, squatter les top10 mais surtout les top5 c'est se donner une vraie chance de gagner un GT un jour. ça ne marche pas à tous les coups, mais c'est une vraie chance. Après Pinot depuis 2012 il n'a fait que 4 top10 et dedans 2 top 5 seulement l'air de rien.. c'est là qu'on voit que ça va être difficile tout de même. Il a 27 ans, à partir de maintenant il ne doit plus se louper. il doit être toujours là autour du top 5 prêt à tirer profit du bon concours de circonstances... C'est là qu'on voit que ne jouer que le tour diminue à mort les chances : tu fais 1 Gt par an au lieu de 2...Liam a écrit : 30 mai 2017, 09:38 Intéressant ta stat Tuco sur les Top 10 pour se rendre compte qu'en faisant preuve de régularité et de constance au plus haut niveau il y a bien souvent des opportunités qui s'offrent naturellement de remporter un GT dans des conditions particulières. Car dans le lot il y en a peu finalement qui n'en ont pas remporter.
Dans l'histoire récente on constate notamment qu'Evans et Sastre sont particulierement bien classés, or ce sont deux vainqueurs que l'on qualifie régulièrement de surprise ou demi-surprise. Mais finalement pas tant que ça. Au milieu de leurs contemporains ils étaient bien les plus réguliers et ont su saisir l'occasion lorsqu'elle s'est présentée.
Ça donne de l'espoir pour un coureur comme Pinot par exemple, qui, s'il arrive à se montrer régulier au niveau où il a été ces dernières semaines devrait bien, un jour, avoir l'opportunité d'en claquer un. Encore faudra-t-il savoir la saisir.
Bardet squatte le top 10 depuis pas mal de temps lui aussi. Intéressante analye de la stat en tout cas
Re: Giro 2017: le bilan
non, nibali et dumoulin n'ont pas "brisé la glace"
entre ça et le "trafalgar" à toutes les sauces (ça viendrait pas de denis brogniard, cette mésinterprétation de l'expression?), y'a un problème sur les expresions.
"briser la glace" c'est voir deux personnes qui étaient en froid ou timides se parler un peu chaleureusement.
entre ça et le "trafalgar" à toutes les sauces (ça viendrait pas de denis brogniard, cette mésinterprétation de l'expression?), y'a un problème sur les expresions.
"briser la glace" c'est voir deux personnes qui étaient en froid ou timides se parler un peu chaleureusement.
Re: Giro 2017: le bilan
La différence entre un Pinot et un Evans pour le moment c'est qu'Evans il gagne son TDF après avoir fini 9 GT sur les 6 saisons précédentes et qu'il y fait 8,4,2,4,2,30,3,5,26.... voilà quoi... 6 top 5 dont 3 Podium sur les 5 années précédents sa victoire en 2011, tout de suite on comprend mieux... Pinot pour pouvoir prétendre gagner un GT, maintenant qu'il a 27 ans il ne doit plus sortir des top 5 finaux ou presque... Evans sur les 5 années précédent son titre il est soit top 5 soit 20 et 26.. mais en gros à la pédale c'est fini les places de 8, 10 ou 12... il est tout tout près du vainqueur, bon même si les palmarès des années 2005/2007 sont un peu bricolés...
