[Mode troll pessimiste qui voit le mal partout et n’est jamais content on]
Le peu de réactions sur ce topic ne témoignerait-il pas d’une ringardisation hyper express de ces cyclistes qui nous ont pourtant fait rêver? Si Froome et Sagan avaient pris leur retraite cette année, ils ne dépareilleraient pas ici, non?
Le vélo 2.0 n’a-t-il pas presque totalement écrasé ce qui nous semblait etre le top du top?
Perso, vous savez tous ce que m’inspire un coureur comme Froome, pas la peine que j’en rajoute. Mais là où on croyait avoir trouvé le cyborg ultime pour etre imbattable en GT, voila qu’une ribambelle de freluquets viennent banaliser les perfs froomesques.
Valverde ne m’a jamais fait lever un seul poil (allez, peut-etre à Innsbruck, mais c’est tout), je ne garderai probablement aucun souvenir de ses courses, désolé pour ses fans.
Terpstra
sévissait dans l’équipe que je déteste le plus et n’a vraiment perfé que là-bas (folie du hasard…), autant dire que je l’oublierai vite. Mais il a fait de sacrées flandriennes quand meme et je mettrai du temps à oublier ce cliché à la fin d’un PR perdu face à Sagan, où il va tâter la pression des pneus du vélo doré du
Moldave. Bon, apres, lui, il semble que personne n’ait jamais pu vraiment l’encadrer (meme Daniel H!!!).
Rebellin et Gilbert, suis arrivé trop tard dans le fanboyisme vélocipédique pour avoir vécu leurs vrais exploits. Les exploits tardifs de Gilbert, ressuscité par la folie du hasard d’un retour chez DQS, me laissent un goût plus qu’amer, même si je n’arrivais pas à détester le bonhomme que j’ai toujours trouvé tres sympathique,
comme tout le monde.
Nibali, j’ai un regard différent sur lui car il coche une case qui m’est particulierement importante en tant que fan de vélo: la diversité de son palmares, chose qui parait encore plus dingue le concernant puisqu’il courait en pleine hyper-spécialisation. Bon, j’avoue qu’il gagnait un poil trop souvent en Italie à mon goût, mais bon, je garderai une tendresse particulière à son égard. Ceci dit, j’ai quand meme l’affreuse impression qu’il a traversé sa fin de carrière comme un fantôme.
Sagan, punaise, ce type a un peu révolutionné le vélo quand il est arrivé: il n’y avait aucun gars avec un tel gabarit et de pareils mollets capable de s’accrocher à ce point, que ce soit sur les parcours exigeants et/ou sur les longues distances, tout en eclatant son monde au sprint. Il nous avait meme trollé le Tour de Californie 2015, le cochon!
Mais en quelques années, un profil aussi rare que celui de Sagan se retrouve incroyablement ringardisé. Personne n’attend plus rien de lui, alors qu’il etait une formidable et réjouissante exception dans le monde du vélo. Et il me semble que le grand public va oublier tout aussi vite tous les coureurs de cette liste au profit d’une nouvelle génération où tout, mais vraiment tout, semble être possible.
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