Les coups tordus et autres ficelles dans l'histoire du cyclisme

Forum consacré à l’histoire du cyclisme : palmarès de coureurs, récits de courses, classements anciens et jeux thématiques. Un espace pour débattre entre passionnés de la Petite Reine et redécouvrir les grandes heures du vélo.

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Re: Les coups tordus et autres ficelles dans l'histoire du cyclisme

Peut-on dire que lorsqu Andy a offert un troupeau de vaches à Alberto, cela faisait parti d'un _Plan?
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Re: Les coups tordus et autres ficelles dans l'histoire du cyclisme

Crabtree a écrit : 23 oct. 2017, 17:25 L'édition de 1985 plus exactement, dans le Koppenberg.
Jan Raas, roi de l'entourloupe, peut être cité des dizaines de fois dans ce sujet!!
Mais pas de problème, c'est le but de ce topic, justement ! :hate:

Non, Kelmeur: les coureurs d'aujourd'hui n'ont plus cette culture de la filouterie, hélas. :genance:
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Re: Les coups tordus et autres ficelles dans l'histoire du cyclisme

loloherrera a écrit : 23 oct. 2017, 17:43 Il y a aussi l'arrivée du Tour de Lombardie 1913, où Henri Pélissier a bien failli être lynché par le public italien.
Au début, tout se passait pourtant bien, les tifosis scandant le nom de Pélissière et le congratulant.
Puis vint Girardengo, complètement furax, se mettant à insulter le français, et à vouloir le frapper, ce qui déclencha immédiatement l'hostilité du public italien. Pélissier parvint tant bien que mal à s'extirper de la foule, et au bout de 3 heures et l'intervention de 80 carabiniers, il put enfin rentrer à son hotel.
A la suite de cette agression, Henri Pélissier passa un mois à l'hopital...

Girardengo crut que le francese l'avait fait tomber aux abords de l'arrivée alors qu'il s'agissait apparemment d'un accrochage avec Agostoni...

En lisant le début de l histoire je croyais qu il avait fait semblant d être italien et que girardengo avait révélé le pot aux roses :rieur:
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Re: Les coups tordus et autres ficelles dans l'histoire du cyclisme

marcella a écrit : 23 oct. 2017, 18:03
AlbatorConterdo a écrit : 23 oct. 2017, 17:58 Il n'y avait pas eu aussi un truc avec De Vlaeminck et son frère ? l'un se faisant passer pour l'autre pendant une course ?? :scratch:
J'ai souvenir d'Eric qui ferma la porte au Cannibale dans un tunnel lors de l'arrivée d'une doyenne, ce qui favorisa la victoire de son frère.
Oui, c'était sur le tunnel de Rocourt, juste avant l'arrivée de la Doyenne de 1970. Cette affaire avait rendu fou le journaliste bruxellois Théo Mathy, un Merckxiste convaincu.

7 années plus tard, Mathy allait s'emporter encore davantage contre le Gitan, après que celui-ci ait remporté un Tour des Flandres en ayant fait du home-trainer pendant 70km dans le sillage de Freddy Maertens !!

L'affaire ?? Maertens avait effectué un changement de vélo prémédité (interdit à l'époque) au pied du Koppenberg, et quelques km plus loin, alors qu'il se trouvait en tête avec De Vlaeminck, les commissaires sont venus l'avertir qu'il serait disqualifié à l'arrivée.

Dés lors, on pouvait se poser légitimement la question suivante:

-Pourquoi Maertens, se sachant disqualifié et hors-jeu pour la victoire, s'est-il quand même "sacrifié" jusqu'au passage sur la ligne tout en emmenant ce renard de De Vlaeminck dans sa roue ??

Faut croire qu'il devait y trouver son compte.. :siffle:
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Re: Les coups tordus et autres ficelles dans l'histoire du cyclisme

marcella a écrit : 23 oct. 2017, 18:01 La dernière étape de la Course au soleil 1966, où la Ford France d'Anquetil et de son DS Géminiani usa de tous les artifices pour battre Poulidor et la Mercier-BP.
A l'issue de laquelle Poulidor eut cette réflexion sybilline : "Aujourd'hui, j'ai compris qu'Anquetil était toujours le patron du peloton." :balloon: Cette petite phrase n'aida pas à réchauffer les relations entre Poulidoristes (de loin les plus nombreux) et Anquetilistes.

Et comme rien ne s'oublie, Anquetil n'allait recevoir aucun concours de Poulidor lors du final du Mondial de la même année, alors qu'il avait le titre dans les jambes. Ulcéré, Anquetil refusa même de se présenter sur le podium protocolaire ( 1 Altig 2 Anquetil 3...Poulidor).
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Re: Les coups tordus et autres ficelles dans l'histoire du cyclisme

Ici en Flandres, beaucoup d'encre a coulé au sujet de ce Tour des Flandres de 1977. Depuis maintenant 40 ans, la polémique continue bien qu'elle se soit apaisée maintenant qu'une "réconciliation" officielle a été organisée entre Freddy Maertens et Roger De Vlaeminck (je mets des guillemets car en réalité, les deux hommes ne se sont jamais vraiment haïs mais il y a encore eu une violente querelles par journaliste interposé (Michel Wuyts) lors d'une émission télévisée "De Flandriens" en 2010 (les deux étant interviewés séparément et non sur un plateau). Il faut tout de même rappelé que le changement de vélo de Freddy Maertens était effectivement interdit et pour de bonnes raisons. Il change au pied du Koppenberg: Image Ce faisant, poussé par son ami Marc Reybrouck, un poissonnier de sa région et ancien coureur, il monte la côte en roue libre et largue plusieurs coureurs. C'est Walter Godefroot (alors en froid avec Maertens depuis son départ de Flandria, une autre histoire qui mérite aussi d'être évoquée ici) qui finit par éjecter le poissonnier peu avant le sommet comprenant le plan de Maertens. De Vlaeminck avait alors attaqué, maîtrisant parfaitement cette côte. Maertens en en ayant, du coup, sous la pédale, finit par le rejoindre alors en poursuite derrière Merckx. Mais dans une descente après le Taaienberg, De Vlaeminck crève et perd plus d'une minute et demi. Il se fait dès lors dépasser par un groupe de poursuite avec Godefroot notamment. Néanmoins, il finit par rejoindre, puis sortir seul de ce groupe pour partir seul à la poursuite de Maertens qui avait rejoint Merckx et les rejoint à son tour mais dans un effort qui fut probablement trop brusque. Néanmoins, dans un premier temps, il prend sa part de relais. Ensuite, arrive Lomme Driessens de Flandria auprès de Maertens pour lui annoncer qu'il serait déclassé. Pourtant, il reste en course alors qu'en principe, il aurait du en être exclu. Maertens demande alors à Driessens s'il doit continuer ou pas. Driessens répond "oui, oui, continue Freddy. C'est bon pour le sponsor et arrange toi avec De Vlaeminck." De Vlaeminck ne comprend rien vu que le changement de vélo s'est passé derrière lui et croit à une ruse de Driessens (dont il était coutumier, lui aussi. Il pourrait lui aussi être cité ici, plus d'une fois). C'est alors que Maertens se met à emmener De Vlaeminck comme un forcené. Il reste effectivement 60 kilomètres mais De Vlaeminck a prétendu n'avoir vraiment compris qu'à 15 kilomètres que Maertens serait déclassé. Ce que l'histoire n'a pas retenu, c'est qu'en réalité, vers 5 kilomètres du but, le commissaire UCI, Jos Fabri, est revenu auprès de Freddy Maertens et, contre toute logique, l'a finalement remis en course et l'a laissé sprinter, alors que le coup du Koppenberg était bien une tricherie caractérisée. Il faut donc retenir que Maertens a bien été classé deuxième après la course. Il ne sera déclassé que plus tard pour dopage (pémoline). Bien sûr, Maertens n'avait plus la force de disputer le sprint et De Vlaeminck passe la ligne en se faisant huer et se fait copieusement insulter sur le podium par le fameux Marc Reybrouck, devant les cameras de la télévision, le fameux poissonier qui avait poussé Maertens sur le Koppenberg. Fred De Bruyne aux commentaires pour la BRT prédit qu'on discutera encore longtemps de ce Tour des Flandres. Dix ans plus tard, Maertens révèle, je pense dans son autobiographie ("Ce que j'ai vécu") que De Vlaeminck lui avait promis 300 000 francs belges de l'époque (c'est deux fois le salaire mensuel de Maertens de l'époque qui était déjà énorme par rapport à ses contemporains) et que la moitié devait lui revenir personnellement et l'autre moitié devait être partagé entre ses deux fidèles équipiers: Michel Pollentier et Marc Demeyer. De Vlaeminck aurait payé la part qui revenait à Pollentier et Demeyer et lui devrait toujours 150 000 francs. En 2010, pour l'émission "De Flandriens", il rappelle les détails de cette entrevue à Nieuport chez l'ex épouse de Pollentier où il aurait réglé cette première part. Michel Wuyts rapporte la version de Maertens à De Vlaeminck. Ce dernier, furieux, dément une fois de plus et insulte Maertens. Il reconnait cependant être allé à Nieuport chez Pollentier mais prétend n'avoir rien pris avec lui. Il avouera pourtant une autre combine. En retour de l'aide apportée sur ce Tour des Flandres, il acceptait de ne pas rouler derrière lui en cas d'attaque de sa part sur Paris-Roubaix. Néanmoins, constatera Wuyts, il est facile de contourner pareil contrat puisque De Vlaeminck avoue qu'il a demandé à Godefroot de contrer Maertens en cas d'attaque de celui-ci. Wuyts rapporte les faits à Godefroot qui ne s'en souvenait pas mais admet que la chose était possible. Quoi qu'il en soit, les programmeurs de l'émission ont bien retrouvé des images d'archive d'une attaque de Maertens contrée par Godefroot sur ce Paris-Roubaix. Ensuite, De Vlaeminck attaque et personne ne peut répondre. Le journaliste néerlandais, Herman Chevrolet, semble avoir été, lui-même, dans le secret de cette autre version. Il ajoute même que De Vlaeminck devait se mettre également au service de Maertens sur Liège-Bastogne-Liège mais après avoir contré une attaque de Dietrich Thurau, il ne bronche pas lorsque Bernard Hinault, s'envole avec André Dierickx et donc, au final, Maertens s'est quand-même fait léser (entre-temps, il avait tout de même remporté la Flèche wallonne mais là aussi déclassé pour dopage). Au final, on ne saura jamais le fin mot de l'histoire mais c'était un bien triste Tour des Flandres et loin d'être la victoire la plus reluisante de Roger De Vlaeminck.
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Re: Les coups tordus et autres ficelles dans l'histoire du cyclisme

Très instructif, merci ! :super:

Mais, si je puis permettre, tu devrais espacer ton texte, il serait bien plus facile à lire. :wink:
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Re: Les coups tordus et autres ficelles dans l'histoire du cyclisme

AlbatorConterdo a écrit : 23 oct. 2017, 22:39 Très instructif, merci ! :super:

Mais, si je puis permettre, tu devrais espacer ton texte, il serait bien plus facile à lire. :wink:

C'est ça :elephant:
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Re: Les coups tordus et autres ficelles dans l'histoire du cyclisme

Ces vieilles anecdotes, j'adore ! :love:
Mes premiers souvenirs de coups tordus sont bien plus tardifs, avec le Giro 1984.
Et encore, la course n'était pas diffusée en France, on récoltait les infos au compte-goutte.
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Re: Les coups tordus et autres ficelles dans l'histoire du cyclisme

Tour de France 1963, avant la 17è étape Val d'Isère-Chamonix:

"..Au CG, Anquetil suivait Bahamontès à 2", et le retard de Poulidor atteignait 2'52".
-Pour monter la Forclaz tu prendras un vélo léger, avec un braquet de 46X26, ordonna Geminiani s'adressant à Anquetil. "Mais la descente est mauvaise et il faudra encore changer de matériel au sommet."
-Les changements de vélo sont interdits.
-C'est mon affaire.

Poulidor attaqua dès le bas de la Forclaz, col pour lui inconnu, et ce fut sa perte. Pris en "contre" par une foudroyante accélération du "Picador", il resta planté et commença à zigzaguer sur la route. Seul Anquetil était parvenu à suivre Bahamontès.

Comme prévu, le Normand avait pris son vélo léger à Martigny sous le prétexte d'un incident mécanique. A l'approche du sommet, il jeta un rapide regard vers Raphael et, dans l'instant même il coupa son effort, pour mettre pied à terre.

-Mon dérailleur !
-Merde ! hurla "Gem" à l'adresse de son commissaire. Il a cassé son dérailleur !

Le temps pour le commissaire d'ouvrir la portière et de vérifier l'authenticité de l'incident, Anquetil s'éloignait déjà sur son nouveau vélo et rejoignait Bahamontès dans la descente. Le commissaire constata effectivement que le cable du dérailleur avait cassé net. La pince à couper du "mécano" avait bien fonctionné, ainsi que Geminiani l'avait commandé, et Raoul Remy ( DS de Bahamontès), qui n'était pas dupe, hurlait au charron !

L'année suivante , les changements de vélo furent autorisés. :siffle:
A Chamonix, Anquetil battit Bahamontès au sprint, s'emparant du maillot jaune. ( La Fabuleuse Histoire du Tour, Pierre Chany )
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Re: Les coups tordus et autres ficelles dans l'histoire du cyclisme

Le final de Paris-Roubaix 1987 était pas mal non plus. Dans la seconde suivant la chute de Kelly, Vanderaerden a porté son attaque (ça, c'est la course, rien à dire) pour retrouver 3 compatriotes à l'avant de la course. C'est la suite qui est intéressante:

-La conversation entre les 4 hommes s'engage durant de longues minutes..Plus disert à l'arrivée sur la teneur des propos tenus, Vanderaerden précisera les choses: "Dans l'euphorie de mon retour, j'ai voulu les provoquer." :rieur:

Après ce conciliabule, Versluys se met tout à coup à imprimer un rythme soutenu en tête de groupe. Aucun des 2 Hitachi, Dhaenens et Vandenbrande n'esquisse la moindre tentative. On attend le sprint final. Mais de sprint, il n'y aura pas et Vanderaerden franchit la ligne, radieux, sans aucune opposition, même de principe.

Après l'arrivée, l'un des "adversaires" du vainqueur se laisse aller à quelques confidences, confirmant qu'à l'entrée de Roubaix, on a en effet parlé de francs belges. :chimay:
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Re: Les coups tordus et autres ficelles dans l'histoire du cyclisme

Tour de France, 20 Juillet 1911:

-Paul Duboc s'est considérablement rapproché de Garrigou avant cette 10è étape dans les Pyrénées. Mais dans l'Aubisque, alors qu'il possède 10' d'avance, il s'affale d'un bloc, pâle comme un suaire, et vomit un liquide épais. Ce malaise parait suspect.

Une heure et 1/4 plus tard, il remonte sur son vélo pour terminer à Bayonne, 4 heures après le vainqueur. Une enquête est ouverte mais elle reste sans conclusion. En fait, on apprendra plus tard que c'est François Lafourcade, un ancien coureur, qui a tenté d'empoisonner Duboc. Dans son atelier de Boulogne-Billancourt, Lafourcade s'est spécialisé dans la préparation de breuvages suspects: "doping" pour certains, et poison pour Duboc.

Il sera disqualifié à vie, mais la nouvelle restera confidentielle jusqu'à se mort au front, en 1915.
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Re: Les coups tordus et autres ficelles dans l'histoire du cyclisme

biquet a écrit : 25 oct. 2017, 17:13 Le final de Paris-Roubaix 1987 était pas mal non plus. Dans la seconde suivant la chute de Kelly, Vanderaerden a porté son attaque (ça, c'est la course, rien à dire) pour retrouver 3 compatriotes à l'avant de la course. C'est la suite qui est intéressante:

-La conversation entre les 4 hommes s'engage durant de longues minutes..Plus disert à l'arrivée sur la teneur des propos tenus, Vanderaerden précisera les choses: "Dans l'euphorie de mon retour, j'ai voulu les provoquer." :rieur:

Après ce conciliabule, Versluys se met tout à coup à imprimer un rythme soutenu en tête de groupe. Aucun des 2 Hitachi, Dhaenens et Vandenbrande n'esquisse la moindre tentative. On attend le sprint final. Mais de sprint, il n'y aura pas et Vanderaerden franchit la ligne, radieux, sans aucune opposition, même de principe.

Après l'arrivée, l'un des "adversaires" du vainqueur se laisse aller à quelques confidences, confirmant qu'à l'entrée de Roubaix, on a en effet parlé de francs belges. :chimay:
Pas mal du tout
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Re: Les coups tordus et autres ficelles dans l'histoire du cyclisme

Le Tour 83 a été agité on dirait

affaire Gomez/Bossis/ Vanderarden
http://la-legende-du-tour.sport.francet ... annee/1983


Incident Pascal Simon/Jonathan Boyer
http://la-legende-du-tour.sport.francet ... annee/1983

Les coureurs font grève pour protester contre les sanctions prises contre les mecs pris pour dopage.
http://la-legende-du-tour.sport.francet ... annee/1983

Incident Lubberding/Laurent
http://la-legende-du-tour.sport.francet ... annee/1983
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Re: Les coups tordus et autres ficelles dans l'histoire du cyclisme

Toute une époque :gafauvel:

celle des bandeaux Renault que l'on achetait au velociste du coin...
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