Petits rappels de sa carrière en images...
2001 : seul coureur de l'équipe Bonjour à finir le Giro ! Première saison et déjà dans le grand bain.
2002 : à l'issue d'une saison sans coup d'éclat, Bernaudeau manque de ne pas renouveler son contrat.
2003 : première grande victoire, Thomas gagne le Tour de Luxembourg ! S'ensuit sa première sélection pour le Tour de France.
2004 : Voeckler est champion de France ! Désormais le grand public le découvre suite à cette course magnifique où il fait montre de son redoutable sens de la course et de sa capacité à bluffer ses adversaires. Cyril Dessel et Benoît Salmon sont médusés.
Sur le Tour de France, Thomas devient superstar. Non content d'enfiler le maillot jaune au lendemain du contre-la-montre par équipes (il avait flairé le bon de sortie de la part d'Armstrong, prêt à se débarrasser de la charge de la défense du paletot), il va le porter durant dix jours, résistant dans le Massif Central, les Pyrénées et jusqu'aux contreforts des Alpes. La légende est en marche.
Il conserve le jaune pour 22 secondes au Plateau de Beille après avoir pris la 13ème place de l'étape !
Sélectionné pour les Jeux Olympiques à Athènes !
2005 : la saison 1 du Pro Tour. Thomas Voeckler apprend le métier en disputant les plus grandes courses du calendrier : Paris-Nice, Tour des Flandres, Gand-Wevelgem, Paris-Roubaix, Amstel Gold Race, Liège-Bastogne-Liège, Tour de Suisse, Cyclassics, Classique de Saint Sébastien, Vuelta, GP de Zurich, Paris-Tours, Tour de Lombardie. Peu de résultats mais une expérience immense engrangée. Une seule victoire cette année-là, obtenue au Cap Blanc Nez sur les 4 Jours de Dunkerque, une course qui revient à son coéquipier Pierrick Fédrigo avec son soutien précieux.
2006 : les succès reviennent : Paris-Bourges, Route du Sud, un premier succès Pro Tour au Tour du Pays Basque (face à Jens Voigt). Première sélection pour les Championnats du Monde.
2007 : Voeckler décroche sa première classique Pro Tour : le Grand Prix de Plouay devant les cadors, Hushovd et Di Luca, quelques jours après avoir remporté le Tour du Poitou-Charentes.
2008 : Circuit de la Sarthe, GP de Plumelec. Les succès continuent de s'amonceler mais le succès le fuit sur les routes du Tour de France. En grande forme, il porte le maillot à pois.
2009 : Enfin ! A trente ans, Thomas décroche enfin sa première victoire sur le Tour ! Point d'orgue d'une saison marquée par plusieurs succès : Etoile de Bessèges, Tour du Haut-Var, Trophée des Grimpeurs. Il dispute aussi le Giro où il manque de peu la victoire à Anagni, devancé par Philippe Gilbert.
2010 : De plus en plus fort, Voeckler réalise une superbe saison : deuxième titre de champion de France, 23ème place sur le Tour d'Italie (2ème derrière Pozzato à Porto Recanati), 10ème de Liège-Bastogne-Liège, et surtout deux magnifiques succès en bleu-blanc-rouge : la 15ème étape du Tour de France à Luchon et la première édition du Grand Prix de Québec ! Peut-être sa plus grande victoire.
A la fin de la saison, Voeckler reste fidèle à l'équipe de Jean-René Bernaudeau malgré la difficulté de ce dernier à trouver un sponsor et les propositions qui affluent. Début de l'aventure Europcar qui mènera Voeckler à tutoyer les sommets du cyclisme mondial pendant deux saisons.
2011 : 8 victoires cette année-là, dont les 4 Jours de Dunkerque, le Tour du Haut-Var, deux étapes de Paris-Nice... Et surtout une présence inattendue avec les meilleurs sur le Dauphiné puis le Tour de France. Avec Christophe Kern et Pierre Rolland, les performances de haut vol vont se multiplier en juin et juillet. Pour Voeckler, on passe même près de l'exploit du siècle sur le Tour de France. Dix jours en jaune (à nouveau !) et une 4ème place finale. Malheureusement, au lendemain d'une époustouflante 5ème place lors de l'étape reine finissant au Galibier, Voeckler va se livrer à une débauche d'énergie se soldant par une défaillance. Son rêve s'écroule et le Vendéen craque. Yeux plus gros que le ventre, erreur tactique, colère, frustration et regrets.

Voeckler deuxième derrière Kern aux Gets, Critérium du Dauphiné. Quand les Europcar ne sentaient plus les pédales.
2012 : la saison la plus complète au haut niveau : 8ème du Tour desFlandres, 5ème de l'Amstel Gold Race, 4ème de Liège-Bastogne-Liège, 7ème du Championnat du Monde. Victoire à la Flèche Brabançonne. ultimes coups d'éclat sur le Tour : deux victoires d'étapes à Bellegarde sur Valserine et Luchon, et le maillot à pois en poche !

Au bord de l'épuisement à Bellegarde, après avoir disposé de Scarponi, Voigt et Sanchez !
2013 : dernière grande saison, perturbée par une blessure cependant : il remporte la Route du Sud et le Tour du Poitou-Charentes, ainsi qu'une étape du Dauphiné. Il tente l'échappée solitaire dans le Tour de Lombardie mais sa tentative échoue.
2014 : première saison sans victoire depuis douze ans. L'année est marquée par deux graves blessures. Thomas manque de sauver sa saison en se classant deuxième de Paris-Tours derrière Jelle Wallays.
2015 : la saison du déclin irrémédiable. A nouveau, aucune victoire cette année-là. 5ème de l'étape de Cauterêts sur le Tour, c'est son résultat le plus marquant.
2016 : Voeckler offre au nouveau sponsor de l'équipe (Direct Energie) ses derniers succès : Tour La Provence et Tour du Yorkshire. Sa décision est prise, il finira sa carrière après le Tour de France 2017.

L'ultime victoire, devant Nicolas Roche à Scarborough.
2017 : bonne retraite champion !
