Re: Remco Evenepoel - Le Néo Cannibale
Publié : 31 juil. 2020, 07:52
D’accord, ce n’est « que » le Tour de Burgos, une course à laquelle personne ne portait d’intérêt jusque-là. La même salade, moins tiède en février vu la chaleur, avait déjà été servie après le Tour de San Juan, puis à l’issue du Tour d’Algarve. Or, Evenepoel est le premier vainqueur de la saison ante et post-Covid. Le tout au-dessus de son premier vrai col, un test grandeur nature où il s’est joué d’un travail de sape orchestré par l’équipe Mitchelton. Le tout au-dessus d’une mêlée de champions, de vrais grimpeurs. Le tout avec une intelligence de course comme doivent la posséder les plus grands, ceux qui ont le petit quelque chose en plus.
Où va-t-il donc s’arrêter en sachant que personne ne souhaite qu’il s’arrête… de gagner ? Il enchaînera avec le Tour de Pologne pour s’échauffer avant ce qui constitue depuis jeudi soir plus que jamais un événement : le Tour de Lombardie. La classique la plus dure du calendrier. D’ordinaire en octobre, quand tout le monde est fatigué ou tout simplement absent, le « cinquième monument » se disputera sous la chaleur d’un 15 août avec des favoris déchaînés. Remco pourrait-il déjà aussi, à 20 ans, dompter un tel dinosaure des classiques ? Et pourquoi pas. Certains doivent même peut-être se réjouir de son absence à Liège-Bastogne-Liège, le 3 octobre, car il sera au Giro. Pour le gagner ? Beaucoup regrettent l’effervescence médiatique que l’intéressé entretient d’ailleurs lui-même par une remarquable communication 2.0, mais elle est forcément méritée dans un sport en pleine mutation.
En douze mois, le cyclisme a assisté à l’éclosion de trois gamins sans complexe : Bernal, Pogacar et Evenepoel. Trois hommes qui pourraient dominer Tour, Giro et Vuelta lors des prochaines années. Des trois, le Slovène et, plus encore, le Belge possèdent l’arme du contre-la-montre, qui disparaît de plus en plus des grandes courses. Sauf au Giro 2020, qui se disputera donc en octobre et débutera par un chrono. Avec Evenepoel… habillé du maillot de champion du monde de la spécialité disputée deux semaines plus tôt à Martigny, en Suisse ?
Le Soir
Où va-t-il donc s’arrêter en sachant que personne ne souhaite qu’il s’arrête… de gagner ? Il enchaînera avec le Tour de Pologne pour s’échauffer avant ce qui constitue depuis jeudi soir plus que jamais un événement : le Tour de Lombardie. La classique la plus dure du calendrier. D’ordinaire en octobre, quand tout le monde est fatigué ou tout simplement absent, le « cinquième monument » se disputera sous la chaleur d’un 15 août avec des favoris déchaînés. Remco pourrait-il déjà aussi, à 20 ans, dompter un tel dinosaure des classiques ? Et pourquoi pas. Certains doivent même peut-être se réjouir de son absence à Liège-Bastogne-Liège, le 3 octobre, car il sera au Giro. Pour le gagner ? Beaucoup regrettent l’effervescence médiatique que l’intéressé entretient d’ailleurs lui-même par une remarquable communication 2.0, mais elle est forcément méritée dans un sport en pleine mutation.
En douze mois, le cyclisme a assisté à l’éclosion de trois gamins sans complexe : Bernal, Pogacar et Evenepoel. Trois hommes qui pourraient dominer Tour, Giro et Vuelta lors des prochaines années. Des trois, le Slovène et, plus encore, le Belge possèdent l’arme du contre-la-montre, qui disparaît de plus en plus des grandes courses. Sauf au Giro 2020, qui se disputera donc en octobre et débutera par un chrono. Avec Evenepoel… habillé du maillot de champion du monde de la spécialité disputée deux semaines plus tôt à Martigny, en Suisse ?
Le Soir
